Le cyclone Sarkozy

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Oh qu’elle est bleue, oh qu’elle est belle… Sarkozy n’a certainement pas osé demander au groupe marseillais Massalia Sound System d’emprunter les paroles de cette belle chanson pour son hymne de campagne mais elles collent à l’évidence à la situation politique.

Du bleu, partout, devant, derrière, au milieu, symbolisé par le score historique de qualification de Bernard Susini, candidat UMP, dans les quartiers nord de Marseille, au deuxième tour.

Parce qu’à l’évidence, les mentalités évoluent : la droite de Sarkozy offre aussi une alternative aux yeux des plus démunis. On pourrait croire qu’il s’agit d’un mauvais moment à passer. Ce serait s’éxonérer de la question que tout le monde se pose : d’où vient le sarkozysme ? Est-ce une mauvaise peste ravageant la gauche dans son entier ? Ou est-ce une véritable démarche d’adhésion ? A priori, la dernière interrogation mérite une réponse affirmative.

Le sarkozysme s’origine autant dans l’absence de projet de la gauche que dans le discours de son vibrionnant auteur. Nicolas Sarkozy a échoué au ministère de l’Intérieur mais qu’importe, il donne le sentiment d’agir.

Les Français se régalent de paradoxes : ils sont sévères avec le bilan du ministre de l’Intérieur mais le cite en premier comme étant le plus compétent pour inverser la donne sur l’épineux problème de l’insécurité. Ce qui n’est pas très rassurant sur l’état mental du pays : voter pour quelqu’un dont on doute des capacités (reprenez les sondages sur l’insécurité, ils sont effrayants) relève d’un puissant masochisme.

Son omniprésence tend un piège mortel à la gauche : elle risque de se reconstruire à partir de l’attente de ses éventuels coups de pompe. Mais Sarkozy est un renard : échouer ne lui fait pas peur, l’important, c’est de mouiller le maillot dans un monde complexe où la résolution des problèmes réclame un activisme de tous les instants. Et voilà le tour joué.

De l’action avant toute chose, des succès, peut-être… En attendant, la gauche n’a d’autre choix que d’inventer un possible dont elle emprunterait la forme à l’expert Sarkozy. Dire, c’est faire. C’est déjà ça, comme le chante Souchon…

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Classé dans Général, Législatives 2007, Politique, Présidentielle 2007, Sécurité, Social

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