Marseille – municipales : Guérini sur tous les fronts

www.europe1.frMais qu’est-ce qui fait courir Guérini ? La Mairie de Marseille, bien sûr ! Il avait prévenu que sa campagne serait menée tambour battant au point « d’épuiser ses collaborateurs », qu’il serait présent dans tous les secteurs, partout où les limites des deux mandatures Gaudin seraient les plus criantes mais partout aussi où les forces vives de Marseille permettraient d’alimenter son projet. Le rythme fait étrangement penser à un autre candidat, à la présidentielle celui-là, un certain Nicolas… Mais comparaison n’est pas raison, surtout sur le contenu.

Il y a peu de temps, le candidat socialiste était en visite à Lyon où il a souhaité trouver de l’inspiration dans une ville qui fait figure d’exemple en matière de transports en commun et d’aménagement du territoire. Deux chantiers qu’il souhaite développer à Marseille. Reçu par le maire socialiste, Gérard Collomb, il a pu visiter plusieurs réalisations phares comme l’aménagement du site Lyon-Confluence qui va doubler la superficie de l’hyper-centre lyonnais grâce à la reconversion d’anciennes friches industrielles qui ne sont pas sans rappeler la zone Euromed de la cité phocéenne. Jean-Noël Guérini avait inscrit à son programme une rencontre avec les responsables du Systral (Syndicat mixte des transports en commun du Rhône et de l’agglomération lyonnaise), qui présente une gestion des transports très éloignée de la régie municipale marseillaise et qui cadre pile-poil avec sa proposition de création d’un syndicat intercommunal qui lierait les communes des Bouches-du-Rhône au Grand Marseille qu’il appelle de ses vœux. De quoi vérifier, in vivo, la faisabilité de son projet…

Le patron du Conseil général a aussi récemment fêté l’Aïd El Fitr à la mosquée de la Capelette où il était venu dire à Bachir Dahmani, le président de la fédération des musulmans du Sud-Est, qu’il était favorable à la plupart de leurs revendications (carrés musulmans, développement des lieux de culte…) mais qu’il souhaitait que l’éducation et l’enseignement se fasse dans « l’esprit de la laïcité avec des enseignants formés à l’Université ». Concernant la grande mosquée de Marseille, il tombait d’accord avec Jean-Claude Gaudin, présent, sur la nécessité de sa construction pour les 150 000 musulmans marseillais.

Samedi matin, c’est au Mont Rose qu’il a organisé un rendez-vous avec les associations de lutte pour la protection de l’environnement. Déclarant qu’il était prêt à faire préempter ledit terrain par le Conseil général 13 et d’appuyer avec vigueur la mise en place d’un parc national des calanques pour aller dans le sens des revendications écologistes et annuler le projet de J.-C. Gaudin de construction d’une Marina sur l’un des plus beau site naturel de notre littoral.

Rencontres tous azimuts
Les jours précédents, l’outsider socialiste a eu un agenda de ministre avec des rencontres et des visites tous azimuts : Manuel Valls (Député de l’Essonne, maire d’Evry et trublion PS d’origine catalane) avec qui il abordé le cas de Barcelone ; Martin Hirsch « son ami » (Haut commissaire aux Solidarités actives contre la pauvreté du gouvernement Fillon, l’un des hommes de l’ouverture Sarkozy, ancien patron d’Emmaüs) pour traiter de la grande précarité, notamment à Marseille ; et la plupart des leaders de la société civile et religieuse de la Cité phocéenne, dont les responsables de la Gaypride et du Syndicat des entreprises gays, à qui il a promis sa présence, en tant que maire de Marseille, au prochain défilé de la marche des fiertés homosexuelles.

Bref, Jean-Noël Guérini est déjà en campagne parce qu’il a une faim de loup. Il souhaite, très rapidement, boucler son projet pour en montrer la modernité aux Marseillais.

Le lièvre et la tortue
Jean-Claude Gaudin, de son côté, reste étonnamment discret, hormis quelques sorties tapageuses et vulgaires lors du dernier Conseil municipal où il reprochait à son opposition de « mettre beaucoup de vaseline » et une bien diplomatique saillie sur France bleue Provence, le 15 octobre dernier, où il lance : « Demandez à Monsieur Guérini de financer le prolongement du tram et du métro. Actuellement le tramway et le prolongement du métro nous coûte 800 millions d’euros, l’Etat en fournit 60 millions, le Conseil général et le Conseil régional 27 millions chacun, soit 3 % de la dépense. » Et le maire de Marseille de poursuivre : « Moi j’aimerais bien que les conseilleurs soient un peu les payeurs ». C’est de bonne guerre, on a connu l’édile plus virulent…

L’histoire rappelle quand même un peu la Fable du lièvre et de la tortue. Guérini tient, pour l’heure, la corde, jusqu’au réveil de la tortue ?

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Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Municipales 2008, Politique, Social, Transports

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