Municipales à Marseille : voir Gaudin en meeting et mourir… d’ennui ! selon l’espion badin

gaudin.jpgChers lecteurs, nous avons reçu ce commentaire en ligne hier. Nous ne résistons pas à l’idée de vous le faire partager plus avant. Ce papier est long, souvent croustillant, pas très objectif et écrit par un confrère journaliste dont nous ignorons absolument l’identité. Il s’identifie avec le pseudo : l’espion badin. Les réserves posées, voilà un texte pris sur le vif, in vivo, loin des commentaires de commentaires. Une tranche d’émotion, réelle, concrète, d’un observateur sur place.
Loin des 5000 personnes annoncées sur le site de campagne de J.-C. Gaudin, la configuration du Dôme était prévu pour 4000 et, foin de pouvoir les remplir, les chiffres objectifs (ligne de sièges occupés avec ajout de personnes debout, croisés par les deux sources d’information, police/organisateurs) donnent un honorable 2350 ce qui est très loin de sa campagne précédente, qui avait rempli le dôme totalement. A noter l’esprit ouvert et démocrate de Jean-Noël Guérini qui a accepté de prêter ses parkings du Conseil général à l’équipe Gaudin, alors même que le maire UMP sortant lui refusait tout lieu dans Marseille pour tenir ses meetings. Deux poids deux mesures, simplement à noter… Comme une sorte de culture ouverte différente. A vous de vous faire votre propre opinion. Nous, nous avons aimé la distance et le ton. Après avoir croisé une dizaine de témoignages de personnes ayant assistés à l’événement, ledit témoignage semble plus que crédible. Enfin, nous avons visionné les images de ce meeting in extenso, elles rejoignent les propos du badin espion… Nous publions !

Par espion badin, Lundi 5 mars au soir… (noir, c’est noir…)

Voir Gaudin et mourir… d’ennui !

Comme un bon petit soldat de la démocratie pluraliste, je me suis rendu au meeting de Gaudin qui se déroulait ce lundi soir, au dôme… Hasard, provocation voire inconscience car cette salle est placée juste au pied du navire bleu du Conseil Général tenu par son challenger, le Président Guérini (qui, rappelons-le, désormais l’emporte dans tous les sondages. Lui en haut et moi dessous. Gare à la sémiologie : d’où je parle, etc… comme diraient les structuralistes… et pourquoi pas les lacaniens… Je dis ça pour les parisiens, car tout cela, les marseillais le savent.

J’y suis allé… Histoire d’entendre les arguments de celles et ceux dont je ne partage pas les engagements. Ça m’arrive parfois : un prurit m’attaque, je veux comprendre ! Il n’y avait pas foule, les gradins du centre étaient remplis jusqu’à la garde mais il restait beaucoup de place à gauche (ça c’était joué) mais à droite aussi. 2 500 personnes au maximum y compris le parterre de VIP, les 303 candidats des places réservées…

Du mal à gagner les tables réservées aux journalistes, les cerbères n’aiment pas qu’on arrive à l’heure juste de la convocation, il y faut montrer patte blanche bien avant… mais bon, au vu de ma carte de presse à jour de cotisations, on finit par me laisser passer. Pas de surprise quant à l’ambiance, c’était celle d’un match de foot, avec des éructations incompréhensibles, des hauts des bas, des grognements porcins, des braiements, la houle, la foule. De temps en temps des coups de trompes. Quelques « Gaudin, Gaudin, on t’aime » tandis qu’on attend que le spectacle commence. Alors que faute de grives, le merle Rocca-Serra drague les journalistes pour assurer avec eux cette connivence qui fait la différence, des jeunes, -des jeunes très ordinaires en fait, mis à part quelques cravateux tout à fait archaïsants- se lancent dans un fébrile « Qui ne saute pas, n’est pas Gaudin » tentant ainsi d’entraîner autour d’eux des beaufs eux aussi si ordinaires qu’ils ne bronchent pas d’un pouce… La génération des frustrés du CPE sans doute, face à des bénéficiaires satisfaits de leur CNE… Au bout d’un moment, faute de combattants, les jeunes laissent tomber.

Faut bien meugler et/ou meubler

Il faudra attendre jusqu’à 19 heures et des poussières pour qu’enfin l’animateur nous engage à nous asseoir pour écouter une certaine « Jany » -je n’ai pas eu le courage d’aller voir sur internet son vrai nom de scène- vienne nous abreuver, d’abord d’une affligeante -horrifiante- reprise de Patrick Fiori, puis d’un hymne country piqué au ver, sans doute destiné à saluer les américains et les bébés américains ; à coup sûr, les bénéficiaires futurs des fonds de pension investis dans la « rénovation » de la rue de la République qui sont sur l’affiche de « MarseilleRéussit .fr» site de campagne de l’équipe Gaudin. (Valait mieux éviter le .com vu la prononciation que certains marseillais n’auraient pas manqué d’adopter). Vient ensuite la vedette, « Marlène », qui poursuit dans le même dialecte, mais sans les photographes accrédités qui, apparemment apprécient moins sa plastique-… Tout cela va durer très longtemps, c’est une longue, très longue pénitence. Je ne sais pas ce qu’on a fait pour mériter cela. Dans le genre, fête de patronage, on aura droit, aussi à la « Capoera d’amour » -sic- et même que là, en comparaison de ce qui précédait et de ce qui allait suivre, ce n’était pas si mal : je veux dire pas six mâles mais huit, torse nu, tablettes de chocolat, un petit gamin et deux filles plus sapées et aux cheveux longs (sans ongles sales) retenus, allaient nous offrir une prestation plus qu’acceptable : roues, sauts périlleux, simulations de combats, tout le charme de cet art brésilien était là, sauf à se souvenir qu’en principe c’est un art destiné à encenser la libération du pauvre voire de l’esclave face à l’exploiteur sans pitié… Une symbolique un brin déplacée vu le contexte…

On pouvait croire qu’on allait enfin passer aux choses sérieuses. Que nenni ! Il aura fallu encore se taper « Lorant » artiste d’un bois dont on fait les pipes, venu nous délivrer quelque sirupeuse ballade. Il y était question de désir et d’envie et d’avenir… On se serait cru revenu au temps de l’affrontement, Segozy, Sarkolène, dans le brouillage émotionnel total.

J’ai craqué, je suis parti, désolé pour le reste…

Mais non, je plaisante… Hélas ! Je suis resté. Le spectacle a continué : un animateur et une animatrice dans une mise en scène très calculée ont interminablement présenté, dans un accompagnement de musique disco infernale, pour chaque secteur les têtes de listes. Sauf une fois, curieusement, les femmes sont en second, elles sont « de coeur et de générosité », parfois un troisième, toujours un nouveau mâle, apparaît, « pour son apport exceptionnel », en terme de notoriété ou de compétences. Si Valérie Boyer est acclamée, Bernard Susini et sa colistière Nora Preciozi auront été récupérés de justesse… Ce sont les seuls à avoir une vision un peu sociale de leur rôle, il et elle méritent mieux que le cafouillage puis le silence qui a prévalu à leur « rattrapage ». L’animatrice avait oublié le 8ème secteur… lapsus significatif… (quant aux priorités de la municipalité Gaudin -NDLR)

Est venu le temps des faire-valoir. Ils avaient pour mission d’encenser le bilan de Jean Claude Gaudin sur des thèmes successifs. Pas de surprise, même si dans sa synthèse, il était clair que lui devait ramasser la mise…

Des rires et des chants, dans l’île aux enfants, en attendant le retour du prince charmant…

Et Sabine Bernasconi de nous vanter l’arrivée des investisseurs sur la ville, et celle des start-up des nouvelles technologies (du travail pour les ingénieurs et les Bac+5) et les hôtels quatre étoiles (bientôt pour tous des emplois de laquais, des boulots de bonniches) et l’explosion du tourisme de croisière, et puis le groupement des universités en un organisme unique. Pourquoi ? Pour quoi ? Pour être plus forts dans une concurrence exacerbée ? Difficile de comprendre les enjeux… sauf à entrer dans une stratégie de gouvernement où l’on met l’université au service de l’entreprise… et non au service du savoir et des humanités… Autre sujet, à en croire cette furie libérale, ce serait Gaudin qui aurait sauvé Nestlé et fait baissé le chômage de 21,5 à 12 %, dans le temps de son mandat et s’il est renouvelé de s’engager au nom de son mentor à le faire revenir à 8 %. et en deçà… Bientôt le plein emploi partout, des rires et chants, dans l’île aux enfants… etc. Sauf à oublier -là c’est moi qui commente- que le capitalisme triomphant a besoin d’une marge importante de précaires pour faire baisser le prix du travail. Et que JC Gaudin est le Numéro 2 de l’UMP.

Valérie Boyer ensuite récitera son couplet sur le logement : elle y confirmera pour la construction sur la Ville, son « moral d’acier » (sic), de fait pour une politique en béton : elle se fixe l’objectif d’encore 5 000 logements dont 1 500 seulement à caractère social pour chaque année à venir : 9 000 logements sociaux dans la durée de sa prochaine mandature, confirmera ensuite le Maire sortant alors que tout le monde sait que 35 000 demandeurs sont en attente et avec eux (avec elles) leurs familles… Elle dénonce le saturnisme dans la Rue de la République « en95 » (au début du mandat Gaudin) et donc, poursuit-elle « le changement et la modernité, c’est nous ! » -lire : nous, qui avons permis la réhabilitation de ces bouges infâmes où les prolétaires habitaient des gîtes horribles… turgescences infâmes, que nous avons chassées hors du centre-ville, fumier puant, conformément à nos engagements,- et de s’attaquer aux « socialos-communistes » qui eux n’avaient pas agi. Vigourman, successeur de l’homme Defferre, appréciera… Enfin, il faut, nous explique la députée victorieuse lors des législatives de la dynastie socialiste Masse et portant l’estocade: « permettre à chaque marseillais de réaliser son rêve : être propriétaire »… Là ce sont les salauds de pauvres qui apprécieront…

le presbytère n’a rien perdu de son charme, ni le jardin, de son éclat…

Vient à son heure, l’exercice de chamane de Philippe Sanmarco ; l’ex-charismatique dauphin de Gaston n’a pas perdu ses qualités d’orateur, même si, de temps en temps, il peine à la lecture de son pensum, mais, malgré tout, il parvient à nous attirer peu à peu, tel l’araignée dans sa toile… Marseille, ville singulière, au carrefour de l’Orient et de l’Occident, pont entre deux rives, creuset du mélange, rempart contre l’obscurantisme, où la culture a toute sa place (au passage, c’est vrai qu’on peut encore trouver du chanvre sur la Canebière, tant qu’à dérouler tous les poncifs, il a oublié celui-là). Il nous développe les envolées lyriques jusqu’à plus soif en passant par les équipements de quartiers, complément populaire à la culture élitiste qui ne mérite pas tous les moyens qu’elle reçoit : « c’en est fait du fait du Prince et du clientélisme ; ceux qui ne vivent que de cela ont du souci à se faire »… lance-t’il presque inopinément juste avant d’encenser les cultureux raisonnables, comme ceux de La Friche de la Belle de Mai qui acceptent par l’entremise de la constitution d’une société civile immobilière coopérative (SCIC) d’investir financièrement dans des lieux qui, jusqu’à présent leur étaient fournis gracieusement. Rendement, primauté des recettes reçues en réponse à une fréquentation de publics pouvant assumer, sponsors, retours sonnants et trébuchants vers ceux qui mettent les locaux à disposition, les baux ne font plus les beaux… Pour conclure, finalement, que la culture est indispensable au lien social. De sa place, qu’il aura après son discours, regagnée, on le verra, mécaniquement, applaudir aux pires saillies de Muselier et Gaudin contre Guérini et les autres ennemis de Sarkozy. Ce n’est pas surprenant : pour lui Gaudin et Marseille, c’est de l’amour ; je cite « Jean Claude Gaudin épouse sa ville, il est l’homme de la situation, il doit pouvoir compter sur vous »… Cet homme (Sanmarco, tête de liste PS aux municipales avec Pezet en 95, rappelez-vous…) m’a déçu… On pouvait espérer mieux.

C’est au tour de Guy Teissier. Pour atteindre l’objectif qu’il fixe à un transport en commun à moins de 300m de 90 % des marseillais, et le même à moins de 30 minutes du centre ville, là, c’est magique, dans une cohérence fulminante, le prestidigitateur va faire paraître sous nos yeux médusés (grâce au power-point, faut pas en rajouter) 100 km de lignes nouvelles : tout ce dont nous pourrons, pauvres marseillais, bénéficier dans quasi vingt ans -2014- si Dieu nous prête vie (pour autant qu’il existe) et si on supportait Gaudin pour toute cette durée : le métro de Dromel à Jean Perrin, de Bougainville à Capitaine Gèze, de la Rose à Château-Gombert… Un tramway qui prendrait la voie ferroviaire, vers puis depuis Castellane par l’ancien chemin des poubelles jusqu’à Dromel idem d’Arenc en remontant les voies le long de la Madrague ville jusqu’à St Exupéry puis St André puis St Antoine… Tout cela est déjà vachement plus mieux que ce que ces ringards de socialos-communistes qui ne connaissent pas les solutions, nous promettent, bordel de merde…!!! z’ont rien compris au dossier ces caves !!! (Et là, je ne suis pas loin de succomber, « les autres » font état de St Antoine pour le métro, et de L’Estaque pour le Tramway ce qui est effectivement un doublon de ce que propose ou proposera bientôt la SNCF avec les TER…) Et, démonstration ultime, le « bus-way ». Concept un rien obscur. Éclairons le : un bus (un tramway sur roue n’hésite pas à dire l’illusionniste) qui circule en site protégé (en principe) sur des voies dédiées (en principe) et s’arrête moins souvent (bonjour les correspondances ou la marche à pied) pour aller à Luminy, à la Pointe Rouge ou de la Busserine jusqu’à Château-Gombert. Et puis le même de nous promettre (enfin) 300 km de pistes cyclables et de restituer (enfin) le Vieux-Port aux piétons. Pour conclure, « il lance un défi à Gaudin » faire rouler toutes nouvelles voitures que pourrait acquérir désormais la municipalité aux éco-carburants…

A l’arrivée des caciques, un vent de folie souffle sur le dôme…

Muselier (Renaud) qui a fait son entrée avec Gaudin, nous fait un petit récapitulatif avant le discours du maître. Dès l’introduction, après avoir repris jusqu’à la présentation des têtes de listes de tous les secteurs, « je regarde en face » dit-il avec les yeux en biais ; il confirme les inquiétudes de ses listes ; « il ne reste qu’une semaine …», « les sondages sont mauvais ». Et ensuite, nous le joue dans le genre perroquet. Euroméditerranée, c’est nous, le Tramway, c’est nous, la station d’épuration, c’est nous, la multiplication par cent des touristes croisiéristes, c’est nous, 85 % de taux d’occupation des hôtels, c’est nous, la ville classée « meilleure ville d’accueil pour la Coupe d’Europe du Rugby » (qu’est-ce qu’on s’en fout..), c’est nous, longue litanie (des farceurs auraient pu rétorquer « oui c’est nous, et nos impôts… ») qui ne s’interrompt que pour reconnaître « qu’il reste des choses à faire… » Puis prend pour cible le challenger : si Guérini se prétend « candidat de la modernité » serait-ce (tel un Jospin fourbe et d’avance plombé), parce qu’il est plus jeune que le sortant ? En fait, explique Muselier, un bon maire doit avoir de la bouteille : il doit être compétent, influent, un zeste autoritaire, ne céder ni au clientélisme ni au communautarisme, tout le portrait de Gaudin. Tandis que son adversaire est évidemment tout le contraire et absent et voleur et menteur « son fil conducteur, le mensonge »… ça vole bas, les pigeons n’ont qu’à bien se tenir. Il rappelle aussi combien le nouveau complexe d’élimination des déchets de Fos est un beau projet. Il y aura là-bas un vrai centre de recyclage et de revalorisation des déchets affirme-t’il dans une longue envolée fumeuse et pas seulement un incinérateur cracheur de dioxyne « croyez-vous vraiment que nous voudrions empoisonner les gens… » s’exclame-t’il, jouant l’offusqué, à la cantonade ? Alors que le plan départemental d’élimination du concurrent, alternatif, a été retoqué par le Préfet ? Je vous en passe, et des meilleurs car il faut quand même en garder pour le maître de cérémonie. Toutefois, je résiste pas au plaisir de vous faire part de sa conclusion, en forme de slogan, repris par la foule « J’aime Marseille, je vote Gaudin ». En ce qui concerne la deuxième partie de l’information, ce n’est pas un scoop, on s’en doutait…

Ce sera aussi la conclusion du Maire sortant mais n’anticipons pas… Lui aussi veut pousser à la mobilisation
dans la dernière ligne droite : c’est simple, c’est la méthode Coué je veux gagner et nous allons gagner… les sondages ne sont pas l’élection… Fier de son bilan (depuis 13 ans j’incarne le changement de Marseille) il nous le joue quand même un brin en rupture avec « je veux une nouvelle étape pour Marseille avec de vrais changements » et « je ne me présente pas pour un troisième mandat, mais pour un nouveau projet ». Et des « mes chers amis dans les jours qui nous restent, et où les marseillais nous écoutent plus que jamais, où ils préparent leur décision, parlons avenir et seulement avenir ». Et encore des « Je combats résolument l’autre changement, celui du retour en arrière et de la casse sur un fond d’idéologie, de démagogie, de sectarisme, de conservatisme, de clientélisme, et même cela frise la malhonnêteté »…

Parce que « Marseille n’a aucun intérêt à être à contre courant politique du gouvernement » au détour d’une phrase, ça, c’est honnête peut-être ? Faut dire que Gaudin le libéral, pourfendeur de « spirale de la dépense publique, de l’augmentation du nom de fonctionnaires et des impôts », positionné contre le retour « à une logique d’assistanat et de pénurie au lieu d’une logique de développement et de créations d’emploi » a d’abord besoin des concours financiers publics et en tout premier lieu, de celui de l’Etat « le soutien de l’état accordé à Marseille à travers le Président de la République et le premier ministre est essentiel, et vous savez avec quelle énergie, je défends l’avenir de Marseille auprès de l’Etat à Paris », ça ce n’est pas clientéliste ? Et affirmer plus loin « les marseillais ne doivent pas se tromper d’élection, ce n’est pas le troisième tour des élections présidentielles.. » ce n’est pas démagogique, peut-être pas plus que ne serait (je cite encore) « les marseillais ne doivent pas se laisser voler le renouveau de Marseille, à cause d’un mouvement d’humeur sur fond d’acharnement médiatique et de chasse à l’homme contre le Président. Le Président de la République m’honore de son amitié et je lui rends cette amitié »… Apparemment, elle risque de couper court l’amitié, si l’on prend soin à la fois de préciser cela et en même temps de se démarquer…

Ah, au fait et pour les sous, il y a aussi le Conseil Général : dès le 17 mars, réélu, à 8 heures du matin, Gaudin viendra camper devant l’institution pour réclamer ce qui a été promis… Dans cette pique, on retrouve un peu du Gaudin bonhomme et débonnaire et taquin… Ah ah ah, réagit mon voisin, pisseur d’encre pour la grande presse nationale et on va aussi avoir droit à la chanson… Et en effet après « noircir, démolir, surenchérir, mentir c’est son seul projet » et l’anecdote du ‘comment débouler sur i-TV’ (là, semble-t’il Guérini aura été méchamment déstabilisé, c’est le sentiment de son adversaire… mais qui regarde i-TV à part sur le blog de Gaudin où une part importante du débat paraît tronquée ?) nous avons droit à la chanson… Pas sur l’air des lampions mais sur celui de « Félicie aussi » qui avait fait la gloire de Fernandel. Avec une chute formidable, ce Gaudin, quel charisme, quel meneur de foule, pour la dernière reprise, « contre les horodateurs : qui a mené la guerre ? »… « Guérini aussi » reprend naïvement le public et l’autre « Non là, c’est Menucci… Il fallait bien qu’il y ait un peu pour lui… » Rires gras… Et d’enchaîner dans la liesse générale né de ce formidable gag « Guérini c’est le changement vers le passé. Il n’aime pas Marseille. Ça fait 30 ans qu’il est élu et 10 ans qu’il est Président du Conseil Général et il n’a rien fait pour Marseille. Il n’aime Marseille que lorsqu’il veut tout le pouvoir. » D’où après quelques brèves effusions la conclusion déjà citée : « si on aime Marseille, on vote Gaudin ».

Voilà, j’aurais pu être un peu plus synthétique, ou plus exhaustif : Gaudin avait aussi repris un par un, que c’était long, que c’était lourd, tous les éléments déjà avancés par son équipe et promis à Teissier les éco-carburants, etc etc. mais là c’est moi qui en devient chiant… Je m’ennuie moi-même, faut arrêter.

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2 Commentaires

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2 réponses à “Municipales à Marseille : voir Gaudin en meeting et mourir… d’ennui ! selon l’espion badin

  1. Point Virgule

    Une phrase du maire actuel :
    « Je ne me présente pas pour un troisième mandat, mais pour un projet nouveau. J’incarne le changement de Marseille… »
    Donc, pendant 2 mandats, il n’y avait pas de projet nouveau et soudain, c’est l’incarnation vivante du changement…
    Comprenne qui pourra les (dessous) politiques…

  2. On savait que le maire avait un sens de l’humour légendaire, mais promettre faire du nouveau (plus propre, plus vert, plus brillant, …) quand on est dans le fauteuil depuis 13 ans, ce n’est guère crédible. On s’interroge sur ce qui l’a empêché de mettre en œuvre ses nouvelles idées lors de son dernier mandat. Etait-il tellement entravé par le clientélisme, pour réussir la réforme des services de nettoyage de la ville ? A-t-il volé la baguette d’Harry Potter pour enfin y arriver ? Robert Assante, son adjoint à l’environnement, a-t-il été un fabuleux dissimulateur pour cacher à Gaudin pendant si longtemps, que la ville avait une politique environnementale médiocre ? Côté gestion, le dérapage de notre dette et de nos déficits, le manque de synergies entre la Ville et la Communauté Urbaine véritable source de gaspillages, … seront-ils résolus par un JC Gaudin touché par la grâce divine des sciences économiques au soir du 16 mars ? Cela engendrera-t-il quelques miracles pour les problèmes de l’économie locale, pour l’inflation galopante de l’immobilier, pour la paupérisation de certains quartiers et la gentrifications des autres,…

    Pas besoin d’aller chercher le vote sanction contre l’agité de l’Elysée, pour trouver matière à ne pas voter pour JC Gaudin et ses amis, même si cela peut faire d’une pierre deux coups !

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