Jack Lang vient chercher à Marseille l’absolution du chef Guérini

Jack, Pierre, Jean-Noël, Patrick… Tous les socialistes qui comptent étaient entre Marseille et la Corse ces derniers jours. Ne comptez pas sur La Provence pour vous donnez l’info. Le quotidien régional prend désormais quasi officiellement son info dans le bureau de Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille qui, au fil des semaines, verrouille l’information locale. Non sans créer de vraies tensions dans les rédactions locales.

Moyennant quoi, dans la torpeur estivale, nous gardons l’oeil et, si l’info l’oblige, la publions.

C’est ainsi qu’un certain Jack Lang était à Marseille avant-hier. Très humain, le « quel bel homme ! » croisait les coursives du bateau bleu, le siège du Conseil général des Bouches-du-Rhône à la tête duquel Jean-Noël Guérini trône sans partage depuis 10 ans.

Jack Lang, brillant, est grillé au PS surtout depuis qu’il a voulu peser de tout son poids, léger, sur ses amis socialistes pour le suivre dans l’acceptation de la réforme constitutionnelle voulue par le président Sarkozy et dans laquelle il fut bien nommé pour calibrer les débats. Une tête de Turc pour ses amis de la rue de Solférino. Une voix d’écart… (ce qui n’est pas exact, 2 en réalité). Le voilà voué aux gémonies ! C’est injuste mais à gauche on aime souvent couper les têtes à défaut de réfléchir…

L’ancien dévot mitterandien voulait le fond et la négociation. Grillé comme la trop grosse sardine bouchant le Vieux Port phocéen, jamais pêchée mais toujours vantée par les édiles marseillais. Il déjeunera avec Patrick Mennucci au « Peron » sur la Corniche. Surprenante rencontre.

Le maire des 1er et 7ème arrondissements, après avoir publié un livre, au tout début de la campagne municipale, sur Ségolène Royal, elle-même trahie par les instances nationales socialistes, dont Jack était partie prenante au départ pour la dégommer, déjeune, sous un soleil de plomb, avec le raffiné florentin en quête d’absolution fédérale…

Lang réhabilité à Marseille ?
Voilà de la bel ouvrage… Ségolin n’avait-il pas ironisé sur le snobinard parisianiste, ancien ministre de la culture, créateur de la fête de la musique, qui avait refusé de suivre sa candidate en avion pour le Chili parce qu’on ne lui avait pas offert de « first class » ? Il était alors la risée d’un sourire devenu sérieux et opportuniste. Certes, les choses étaient rentrées dans l’ordre ensuite et Jack de soutenir, in fine, la virginale candidate.

A cette occasion, nous n’avons pas vu le patron Guérini… Une oraison subtile mais brève au siège du Conseil général aura sûrement suffit. Pour quelle faute à pardonner : la trahison ? Une génuflexion ? Quelques Pater ? Benoît XVI arrivant en France dans quelques semaines, peut-être aura-t-il inspiré une réhabilitation par le pardon lors de l’Université d’été du PS de La Rochelle où Jack hésite encore à se rendre alors que Guérini promet d’en être cette année.

Probable moment pour officialiser un rapprochement avec le pôle majoritaire promu par le sénateur Guérini, le maire de Lyon Collomb, le président de la Communauté urnaine de Bordeaux Feltesse, le député-Maire d’Evry Valls… Et, lit-on ici où là, Pierre Moscovici (rencontré à Calvi par Guérini le 13 aôut dernier), les Strauss-Kahnniens et même Martine Aubry ? Jack aimerait sûrement en être… Cette discrète visite en apporte quelques élements tangibles.

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1 commentaire

Classé dans Général, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, Présidentielle 2007

Une réponse à “Jack Lang vient chercher à Marseille l’absolution du chef Guérini

  1. Bonjour,

    Jack Lang à Marseille ne méritait sans nul doute pas une ligne dans La Provence. Et peut être parce que c’est l’été, mais je trouve votre billet est un peu « léger », habitué à mieux.

    Ici, presque une rubrique des people politiques de l’aquarium/marigot PS … N’est-ce point de ce type de chronique égotique, dont souffre l’opposition et désespère le peuple ? La vie des people socialistes en scène, avec détour chez « Peron » pour ne pas se départir d’un côté gauche caviar, qui était en cour quand Jack était au firmament…

    Jack Lang est un éléphant, l’avatar d’une génération dépassée qui veut rester aux manettes, être dans la lumière coûte que coûte, même au prix d’une trahison. Un pote à BK, sans doute … Combien sont-ils, comme Jack ?

    En attendant, ce n’est pas avec un rassemblement de pachidermes de cette sorte, que le PS se renouvellera.

    C’est triste …

    Cordialement,
    HS

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