Les amis de Sarkozy pêtent les plombs, le président soutient. Et la France ?

Une fois n’est coutume, en surfant sur le net, nous avons découvert cette perle… D’un Patrick Balkany, ami intime du Président Sarkozy (maire de Levallois-Perret, député des Hauts-de-Seine, dont on ne compte plus les multiples condamnations par la justice) croyant être interviewé par une CNN parlementaire américaine se fait le chantre d’une France sans pauvres.

Il déclare à ces supposés journalistes américains :  » Les pauvres, je suis désolé de vous le dire sont des gens qui gagnent un peu moins d’argent… Et ils vivent très bien ! Nous n’avons pas de misère en France. Il n’y a pas de ce que vous appelez des pauvres dans notre pays ! » On est tellement estomaqué, qu’on ne pouvait résister au plaisir de partager ce moment d’effroi !

Pour autant, poursuivons l’analyse… Nous savions que les amis de notre président de la république étaient, pour la plupart, déconnectés de la réalité sociale française. Souvent membres actifs de cette république bling-bling dont leur ami élyséen semblait s’être affranchi cet été, non sans gagner des points de popularité dans les sondages.

Que le paquet fiscal ait été décidé le soir même de l’élection de Nicolas Sarkozy à la fonction suprême, au Fouquet’s, n’est pas une hypothèse farfelue. Il est plus probable, néanmoins, qu’il fût promis durant la campagne à un Johnny Halliday national menaçant de fuir nos frontières. Celles-là mêmes qui ont pourtant fait sa fortune. Vainement, l’icône nationale, celle qui chante « allumez le feu ! », qui a vendu plus de 60 millions de titres en France, a tenté de se faire adopter par la Suisse, Monaco ou même la Belgique. Des paradis fiscaux ou des pays nettement moins regardant sur la nécessaire solidarité entre les 5% de la population possédant 85% de la richesse d’un pays. Un choix de vie certes, une vraie politique aussi. C’est là que le bât blesse…

Aujourd’hui même, voilà que Dominique Rossi, coordonnateur des services de sécurité intérieure en Corse, choisi parce qu’il faisait figure de meilleur flic de France, a été démis de ses fonctions, en raison de « sa gestion » de l’occupation du lotissement où se situe la villa de Christian Clavier samedi par des militants indépendantistes corses, pour une fois pacifiques. Ledit Christian Clavier n’a donc même pas vu la figure de ces horribles troubleurs de calme. Du moins a-t-il dû entendre leur voix, mais n’est-ce pas une source d’inspiration pour l’artiste ? L’ acteur et réalisateur populaire, qui a fait rire la France durant des années, a soutenu le candidat Sarkozy durant la campagne présidentielle et ne se cache pas, à longueur d’interviews, de son amitié indéfectible pour notre président. Faute d’humour, là, le sourire se fige, on le préférait presque looser dans « Les bronzés »… Aurait-il donné un coup de fil à L’Élysée? Du genre, « j’ai failli être embêté… » Une république bananière en somme…

La France est devenue une république bananière
« Le fait du prince ! » s’insurgeait à raison ce matin François Bayrou sur les ondes de France Inter. Cette vérité première ne fut pas pour autant relayée par les leaders socialistes trop occupés à s’entre-tuer après le lamentable rendez-vous de La Rochelle de ce week-end où les trahisons faisaient figure de manière d’être. Tous avaient pourtant à la bouche les mots de « vivre ensemble », de « projets avant les hommes… »

Au-delà de ces anecdotes qui, ne nous en cachons pas, font les choux-gras de nos articles, Il y a là, un vrai problème de fond dont l’habile et clairvoyant Jean-François Kahn ne cesse de nous rebattre les oreilles non sans qu’on murmure qu’il serait présent sur les listes européennes du Modem (ancien patron de Marianne , hebdo qui tire désormais à boulets rouges sur tout ce qui est sarkozyste au point d’en écœurer les plus anti-Sarkosistes…). Pas choquant, ce journaliste intellectuel irait jusqu’au bout de sa démarche « d’extrémiste du centre ».

Toutes ces images, toutes ces informations diffusées quotidiennement, témoignent du fait que Sarkozy est le pire ennemi de lui-même. L’homme qui se tire tout seul des balles dans les pieds. Voilà qu’il s’était rhabillé dans un costume de patron de la nation, accompagnant la douleur de nos soldats morts en Afghanistan, celui qui montre le cap, qui indique la voie à suivre, qui rassure en somme.

Il avait justement réitéré en leader de l’Union européenne pour ce qui concerne les velléités russes sur la Georgie ou, à tout le moins, certaines des provinces géorgiennes, non sans regagner les 4 points de popularité qui lui faisaient défaut en Juin.

Et voilà, qu’il replonge dans ses défauts hystériques de « people », soutenant nerveusement les puissants, ceux qui font la une de Tf1 ou de Paris-Match, fondées par la jouissance de l’argent, comme les incompréhensibles 400 millions d’argent public à Bernard Tapie, ne contrôlant plus ses pulsions nerveuses. Névrotiques.

L’opposition devrait avoir un boulevard devant elle… Elle est où?

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