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Régionales en Paca : TER, on raille et on déraille…

Le bilan de Michel Vauzelle en matière de trains express régionaux est-il désastreux ? Certains de ses opposants, de droite comme de gauche, voudraient le faire croire et se sont emparés du sujet avec l’espoir de recueillir, dans l’isoloir, l’exaspération des usagers provençaux. « Faillite du transport régional en PACA », « Vauzelle, Porte-parole de la CGT » Les critiques fusent, les discours racolent et Michel Vauzelle s’offre des fleurs…Voyage en immersion à bord du « train express régionales 2010 » !

A l’heure où la campagne électorale des régionales monte en puissance, le train, flambant neuf, ponctuel, ou celui qui est éternellement en retard, s’invite au cœur du sujet et devient l’enjeu du moment entre les protagonistes. Naturellement, Michel Vauzelle défend son affaire.

Lors de sa visite aux usagers en gare de Marseille St Charles, il affirme «les TER sont le fleuron de notre bilan.» L’occasion pour le président du Conseil régional sortant de se proclamer, « fier d’une politique ferroviaire favorable au développement économique et social de la région, à la défense de l’environnement.»

On l’aurait fait à moins, certes, il est candidat à sa reconduction. Il a également assuré de son soutien les cheminots ; « cette corporation qui a tant compté dans l’histoire du pays et pour les forces de gauches et syndicales». Il ménage aussi, de fait, la responsabilité des cheminots engagés dans un conflit très dur, dont les usagers pâtissent, contre la politique du gouvernement et la direction de la SNCF. Une attitude pour le moins ambiguë pour l’usager d’un service public trop souvent déficient.

L’adversaire n’est pas en reste dans le n’importe quoi électoral, Thierry Mariani. Pour lui, la région passe à coté de sa mission ; « c’est la pire région en matière de TER car les élus se conduisent non pas en représentant des usagers mais des syndicats !»

Un bât blesse en l’occurrence. Ledit candidat est très proche de l’Elysée, au point d’avoir été choisi par le président Sarkozy sans l’avis des militants, fait quasiment unique en France. Mais alors, pourquoi ne pas mettre cette force au service de la Région ? Pas une proposition pour l’heure…

L’éternel commentateur communiste, Jean-Marc Coppola, qui est assurément juge et parti puisque cheminot et tête de liste du front de gauche déclame sa partie : « La majorité de gauche sortante présente un bilan peu contestable, en terme de rénovation du matériel, d’offre de transport, de progression du nombre de passagers. Mais ce bilan est parasité par la politique malthusienne de l’Etat et de la direction de la SNCF qui limitent les investissements et suppriment les emplois.»

Un point de vu qui se rapproche de celui du candidat socialiste, Michel Vauzelle, qui accuse la SNCF d’être la source qui alimente le mécontentement des usagers et l’action revendicative des cheminots « Nous n’en avons pas pour notre argent », « La direction de la SNCF poursuit la même politique que le gouvernement en réduisant les effectifs.»

Cette tension, palpable, entre la Région, l’Etat et la SNCF a atteint son paroxysme après le saccage de 35 rames de TER, par un groupe d’inconnus, en gare de Nice dans la nuit du 25 janvier. Des actes de vandalisme d’une rare violence dont les dégâts se chiffreraient à plus de 500 000 € selon Joseph Moulin, directeur régional de la SNCF.

Conscient que l’incident était de nature à provoquer un tournant sécuritaire dans le débat pour les élections régionales, Michel Vauzelle, par un communiqué, a réagit très vivement, renvoyant dos à dos, chacun à leurs responsabilités ; «Le droit à la sûreté pour tous est un droit de l’homme essentiel (…). La Région paie la police ferroviaire alors que c’est du ressort de l’Etat. Mais ce n’est pas suffisant. La sécurité n’est pas assurée par la SNCF et par celui qui en a la charge, l’Etat.» Des propos mal venus aux oreilles du Préfet des Alpes Maritimes, Francis Lamy, qui rejette la grande faute sur l’exploitant du réseau, la SNCF.

Bref, nous avons là, des politiques, des hauts fonctionnaires et hauts responsables de la SNCF, des syndicalistes et des usagers engagés dans une prise de becs républicaine sur fond d’avaries ferroviaires.

Le bilan de Michel Vauzelle, qui reste la parade officielle aux critiques, ne suffit pas, même orné de fleurons, à masquer l’exaspération des usagers qui parfois ont le sentiment de jouer leur ponctualité à qui perd gagne. En 2009, près d’un train sur trois affichait du retard et 7,2% ont été supprimés des panneaux d’affichage, soit 15 960 TER, selon les chiffres de la SNCF.

Le bilan Transport de Vauzelle : faire ce que peut

L’action du Conseil régional pour les TER s’inscrit dans le cadre de la loi du 13 décembre 2000, relative à la solidarité et au renouvellement urbain. Une compétence rendue effective le 1er janvier 2002 qui visait principalement l’amélioration du service public.

D’une façon générale, la locomotive régionale a bien fonctionné puisque sa mobilisation s’accompagne d’une hausse conséquente du trafic (20% entre 2002 et 2007) et se traduit pour l’usager en termes de fréquence, de rénovation du matériel, de confort ou de politique tarifaire.

Pourtant, ce volontarisme en politique à un prix, en 2009, les régions ont dépensé 2.7 milliards d’euros alors que la compensation de l’Etat s’élève à 1.9 milliards d’euros.

Les résultats comptés du bilan ferroviaire de la région Paca sonne comme un argumentaire de campagne ; « Trois milliards d’euros ont été engagés par la Région en dix ans. 38 gares ont été réaménagées, 100 rames achetées, 700 TER quotidiens aujourd’hui contre 290 en 1998, 100 000 voyageurs par jour sur le réseau … » revendiquait le candidat socialiste lors de sa conférence de presse le 31 janvier dernier.

Du point de vu de l’usager, en revanche, le bilan de Michel Vauzelle sera bon le jour où les trains rouleront avec régularité et constance… Même si ce n’est pas de son ressort. Loin s’en faut.

Mais si Pour Thierry Mariani, qui utilise les bonnes grosses ficelles d’une campagne électorale, fort d’une formule qu’il a prononcé lors du lancement de sa campagne à Marseille, et s’est assuré, de fait, une bonne couverture médiatique : « le seul train qui fonctionne dans la région, c’est le train de vie du président du conseil régional ! »

Pour autant, la violence de cette seule saillie témoigne bien de l’enjeu des transports ferroviaires dans la campagne électorale. Une chose est sûre : l’heure des bonnes intentions arrive à son terminus, il est temps de comparer ce que chacun porte dans sa besace. Nous verrons bien au dépôt qui des candidats, de droite comme de gauche, remportera l’adhésion des électeurs !

Mais au fait, connaissez-vous les programmes ?

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A la communauté urbaine Marseille Provence, Eugène Caselli assume la patate chaude qu’est l’incinérateur de Fos


Les élus de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ont voté jeudi la mise en service en 2010 de la partie incinération de l’usine de traitement des déchets actuellement en cours de construction à Fos-sur-Mer. Sur les 157 conseillers communautaires, huit élus s’y sont opposés, sept se sont abstenus : une écrasante majorité donc.

La politique est-elle l’art du meilleur compromis ? La séance de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole a montré à quel point les lignes ont bougé depuis la victoire surprise du socialiste Eugène Caselli à la présidence de MPM, grâce notamment à la trahison d’élus de droite.

« Que s’est-il passé lors de cette séance historique de la communauté urbaine ? », se demandaient les manifestants de l’Ouest du département parqués sur les belles avenues entourant le Pharo : un magnifique jeu de rôles où chacun, gauche, droite, Verts, MoDem, a tenu promesse. A défaut de tenir parole.

Après l’exposé didactique rondement mené du président Caselli, agrémenté de diapositives, de colonnes et de chiffres, de camemberts et de tableaux, c’est le crooner de la droite Robert Assante qui a lancé le show. Élégance racée, micro tenu à la Julio Iglesias, l’élu communautaire, anciennement UMP passé au Nouveau centre sur les ordres tactiques de Jean-Claude Gaudin, a décliné sa tirade la main sur le cœur. « C’est une journée très particulière pour moi », a-t-il exposé en se remémorant les débats « rugueux » du passé et en témoignant sa douleur au souvenir des « Assante assassin, Gaudin assassin », taggés sur des ponts d’autoroute autour de l’Etang de Berre. Il ne suffit pourtant pas en politique d’avoir le verbe haut et facile pour convaincre.

Ainsi, avec le refus d’employer les codes politiciens, le militant associatif devenu conseiller communautaire, Victor Hugo Espinosa, petite souris face à ces mammouths politiques, a choisi de rester fidèle à ses convictions et à ses combats de toujours. Invoquant « son droit de s’exprimer au cœur du groupe Faire gagner Marseille », malgré son opposition au vote proposé par le président socialiste Caselli, il ne s’est pourtant attiré que railleries de la part de la droite. Là où cet homme juste parle de santé publique, ses adversaires politiques répondent par des invectives. Une certaine idée de la politique dépassée.

Christophe Madrolle, transfuge des Verts au MoDem, a trouvé là un allié, quand il a sévèrement interpellé l’ex-Monsieur incinérateur, Robert Assante. « Vous avez été sourd, autiste », a-t-il attaqué. « Vous savez très bien que votre choix de l’incinération a bloqué tous les autres process. Si nous devons nourrir le four, on mettra à mal tous les process de valorisation, de méthanisation et de tri sélectif. »

Eric Diard pour la droite, saisissant au bond le refus de Renaud Muselier de s‘exprimer sur un sujet aussi délicat qu’explosif, passant une nouvelle fois à côté de son désir d’être le futur leader de la droite, a tenu à rassurer les opposants au principe de l’incinération : « Toutes les études sont unanimes, les normes européennes sont aujourd’hui draconiennes. Je comprends l’inquiétude des riverains. Mais en matière de qualité de l’air, ne vous trompez pas de bataille. » Lire la suite

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Sécurité à Marseille : le sous-effectif des agents de police rend les transports en commun peu sûrs

230707SSI04Mardi 13 janvier 2009, un chauffeur de bus de la ligne 8 dans le quartier Saint-Just a été violemment agressé. Deux jeunes, visiblement sous l’emprise de l’alcool, ont pointé une arme de poing non chargée sur leur victime actionnant la gâchette à deux ou trois reprises avant de lui donner un coup de crosse.

Solidaire, le personnel de la RTM déposait un préavis de grève de 24 heures paralysant à nouveau la ville provoquant la grogne des usagers. Ironie du sort ou timing malheureux, une semaine après l’épisode neigeux.

Ce fait divers dramatique renvoie à la question récurrente de la sécurité dans les transports en commun déjà largement abordée à la suite de l’affaire Mama Galledou, étudiante brûlée vive dans un bus incendié à Marseille en 2006. Poussés par l’opinion publique alors très choquée, les pouvoirs locaux avaient redoublé de promesses afin de limiter la montée de la délinquance à l’égard du personnel et des usagers des transports collectifs marseillais.

Deux ans après et malgré la mise en place de 600 caméras de vidéo surveillance sur le réseau de la régie phocéenne, le même constat désolant s’impose : les atteintes à la protection des biens et des personnes ne cessent d’aller crescendo. Lire la suite

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Neige à Marseille : A qui la faute ?

bonhomme-de-neige-vieux-portMercredi 07 janvier 2009, la cité phocéenne découvre un paysage auquel elle n’était pas habituée : en ce début de saison hivernale, la neige s’est improvisée en hôte exceptionnel pour le plus grand bonheur des uns et le désespoir des autres. En seulement quelques heures, pas moins de 20 cm de neige ont recouvert la ville, qui, de mémoire de Marseillais, n’avait plus connu pareille intempérie depuis 1987.

Si l’offensive météorologique fut rapide, les conséquences de cet enneigement inédit ne se sont pas fait attendre : axes routiers bloqués, transports en commun quasi-inexistants, établissements scolaires fermés, marins-pompiers débordés, services des urgences surchargés…

Face au spectacle surréaliste d’une ville en proie à la paralysie totale, une interrogation subsiste : comment les pouvoirs publics ont-ils pu, à ce point, se laisser surprendre par les pièges de la poudreuse ? En effet, la surprise passée, les critiques ont fusé de toute part sur l’épineux sujet de la gestion de l’événement par les acteurs locaux.

Du laxisme de l’Hôtel de Ville au manque de réactivité de la Communauté Urbaine, personne n’est épargné. Pas étonnant donc que dès le lendemain, le Premier Ministre, François Fillon, peinant à contenir sa colère, taclera ouvertement Jean-Claude Gaudin et le Préfet des Bouches-du-Rhône, Michel Sappin, tenus pour responsables du blocage inacceptable de la seconde ville de France.

Cependant, si l’épisode marseillais a résonné jusqu’à la capitale, c’est surtout parce qu’il révèle une incapacité plus nationale que locale à surmonter cette crise, caractérisée par un manque flagrant de moyens et de coordination. La neige fondue, le calme revenu, le moment de l’analyse des dysfonctionnements est venu. Analyse. Lire la suite

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On va tous mourir ! Est-ce une excuse ?

L’idée de la mort est-elle la cave indicible de nos existences? Lorsqu’on devient adulte elle devrait pouvoir s’estomper, s’assagir et se nourrir de l’humanité qu’il nous reste pour le meilleur, le carpe diem, la délectation du moment présent, des plaisirs offerts par la vie et ses rapports aux autres.

Lutter contre cette réalité est le gage d’affreuses pérégrinations intérieures, du mensonge à soi-même et d’un hédonisme aux plaisirs fugaces et souvent douloureux. La fuite en avant… Cette distance axiologique avec l’idée que l’on se fait de la finitude, qui a pourtant fondé la sociologie à travers le « Suicide » d’Émile Durkheim est encore très prégnante aujourd’hui.

Pour preuve, le dernier numéro de Paris-Match, livrant sans distance toutes les photos de ces soldats français morts aux confins d’un désert montagneux, d’un pays superbe, magiquement décrit, en leur temps, par Joseph Kessel (Les cavaliers) ou Jean-Christophe Rufin (Sauver Ispahan).

Ces gamins, certains avaient 19 ans, sont offerts en guise d’information avec leur sourire de vivants, lovés dans les bras de leurs femmes et enfants, heureux dans leurs uniformes propres de jeunes engagés ignorant tout du pays dans lequel ils allaient perdre leur vie.

Soyons clairs, ce sang livré, cet engagement pour des valeurs qui nous protègent, ce désir de dépassement, est pour nous plus qu’admirable. Il est le fondement même de la paix. Il n’y a pas de paix sans force, il n’y a pas de démocratie sans opposition, il n’y a pas de plénitude collective sans règles a respecter, pas non plus de diplomatie sans armées. Lire la suite

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Marseille Provence Métropole s’organise dans un consensus gauche / droite

En avant première, Marseille, un autre regard diffuse la liste des délégations fonctionnelles des vices-présidences de la Communauté urbaine de Marseille (MPM) et celle des commissions de travail et d’études.

DÉLÉGATIONS FONCTIONNELLES – LES VICE-PRÉSIDENTS :

Finances et Budget : Jean-Pierre GIORGI (droite)
Ressources Humaines, Moyens Généraux, Juridique : Bernard MOREL (gauche)
Communication : Renaud MUSELIER (droite)
Evaluation des Politiques Publiques Communautaires, Prospective : Jean VIARD (gauche)
Relation avec le CDG : Georges ROSSO (gauche)
Emploi : Sabine BERNASCONI (droite)
Aménagement de l’Espace Communautaire : Patrick MAGRO (gauche)
Opérations d’Amélioration de l’Habitat : Eric LE DISSES (indépendant)
Logement social et d’intérêt Communautaire : Samia GHALI (gauche)
Dispositif de développement local, Prévention de la délinquance : Christian AMIRATY (gauche)
Politique de la Ville : Philippe SAN MARCO (droite)
Transports : Marie-Louise LOTA (droite)
Syndicat mixte des transports, Métropolisation et Financements européens : Patrick MENNUCCI (gauche)
Propreté Traitement des déchets, Eau et Assainissement : Antoine ROUZAUD (gauche)
Gestion des antennes de proximité : Eric DIARD (droite)
Voirie et Grandes Infrastructures Routières : Danièle MILON (droite)
Ports et Aéroport : Claude PICCIRILLO (droite)
Equipements d’intérêt Communautaire : Michel ILLAC (gauche)
Piétonisation et Qualité des espaces Publics : Jean-Louis TIXIER (droite)
Coordination des politiques d’accessibilité aux transports en commun, et des parcs de stationnements communautaires : Gérard CHENOZ (droite)
Incendie et secours, gestion des risques : Vincent BURRONI (gauche)
Cessions gratuites, Préemptions (délégation de signature) : André ESSAYAN (droite)
Relations internationales : Jean-Pierre BERTRAND (indépendant)
Tourisme et valorisation des espaces communautaires périurbains, agriculture périurbaine, sylviculture et viticulture : Christophe MADROLLE (gauche)
Rayonnement de MPM, Marseille capitale de la culture 2013 : Jean-Claude GAUDIN (droite)
Développement durable, Plan, Climat, Maîtrise de l’énergie, HQE : Pierre SEMERIVA (gauche)
Technopoles et Agglomération numérique, Université, Recherche : Francis GIRAUD (droite)

Présidence Commission CAO : François-Noël BERNARDI (gauche)

Lors de la réunion du prochain bureau en accord avec les groupes, le Président donnera une délégation à l’Economie à Guy TEISSIER (droite) et créera une délégation aux relations avec les collectivités locales et territoriales et les EPCI. La Vice-présidence de cette délégation sera donnée à André MOLINO (gauche). Lire la suite

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Municipales à Marseille : voir Gaudin en meeting et mourir… d’ennui ! selon l’espion badin

gaudin.jpgChers lecteurs, nous avons reçu ce commentaire en ligne hier. Nous ne résistons pas à l’idée de vous le faire partager plus avant. Ce papier est long, souvent croustillant, pas très objectif et écrit par un confrère journaliste dont nous ignorons absolument l’identité. Il s’identifie avec le pseudo : l’espion badin. Les réserves posées, voilà un texte pris sur le vif, in vivo, loin des commentaires de commentaires. Une tranche d’émotion, réelle, concrète, d’un observateur sur place.
Loin des 5000 personnes annoncées sur le site de campagne de J.-C. Gaudin, la configuration du Dôme était prévu pour 4000 et, foin de pouvoir les remplir, les chiffres objectifs (ligne de sièges occupés avec ajout de personnes debout, croisés par les deux sources d’information, police/organisateurs) donnent un honorable 2350 ce qui est très loin de sa campagne précédente, qui avait rempli le dôme totalement. A noter l’esprit ouvert et démocrate de Jean-Noël Guérini qui a accepté de prêter ses parkings du Conseil général à l’équipe Gaudin, alors même que le maire UMP sortant lui refusait tout lieu dans Marseille pour tenir ses meetings. Deux poids deux mesures, simplement à noter… Comme une sorte de culture ouverte différente. A vous de vous faire votre propre opinion. Nous, nous avons aimé la distance et le ton. Après avoir croisé une dizaine de témoignages de personnes ayant assistés à l’événement, ledit témoignage semble plus que crédible. Enfin, nous avons visionné les images de ce meeting in extenso, elles rejoignent les propos du badin espion… Nous publions !

Par espion badin, Lundi 5 mars au soir… (noir, c’est noir…)

Voir Gaudin et mourir… d’ennui !

Comme un bon petit soldat de la démocratie pluraliste, je me suis rendu au meeting de Gaudin qui se déroulait ce lundi soir, au dôme… Hasard, provocation voire inconscience car cette salle est placée juste au pied du navire bleu du Conseil Général tenu par son challenger, le Président Guérini (qui, rappelons-le, désormais l’emporte dans tous les sondages. Lui en haut et moi dessous. Gare à la sémiologie : d’où je parle, etc… comme diraient les structuralistes… et pourquoi pas les lacaniens… Je dis ça pour les parisiens, car tout cela, les marseillais le savent.

J’y suis allé… Histoire d’entendre les arguments de celles et ceux dont je ne partage pas les engagements. Ça m’arrive parfois : un prurit m’attaque, je veux comprendre ! Il n’y avait pas foule, les gradins du centre étaient remplis jusqu’à la garde mais il restait beaucoup de place à gauche (ça c’était joué) mais à droite aussi. 2 500 personnes au maximum y compris le parterre de VIP, les 303 candidats des places réservées…

Du mal à gagner les tables réservées aux journalistes, les cerbères n’aiment pas qu’on arrive à l’heure juste de la convocation, il y faut montrer patte blanche bien avant… mais bon, au vu de ma carte de presse à jour de cotisations, on finit par me laisser passer. Pas de surprise quant à l’ambiance, c’était celle d’un match de foot, avec des éructations incompréhensibles, des hauts des bas, des grognements porcins, des braiements, la houle, la foule. De temps en temps des coups de trompes. Quelques « Gaudin, Gaudin, on t’aime » tandis qu’on attend que le spectacle commence. Alors que faute de grives, le merle Rocca-Serra drague les journalistes pour assurer avec eux cette connivence qui fait la différence, des jeunes, -des jeunes très ordinaires en fait, mis à part quelques cravateux tout à fait archaïsants- se lancent dans un fébrile « Qui ne saute pas, n’est pas Gaudin » tentant ainsi d’entraîner autour d’eux des beaufs eux aussi si ordinaires qu’ils ne bronchent pas d’un pouce… La génération des frustrés du CPE sans doute, face à des bénéficiaires satisfaits de leur CNE… Au bout d’un moment, faute de combattants, les jeunes laissent tomber. Lire la suite

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