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Sécurité à Marseille : le sous-effectif des agents de police rend les transports en commun peu sûrs

230707SSI04Mardi 13 janvier 2009, un chauffeur de bus de la ligne 8 dans le quartier Saint-Just a été violemment agressé. Deux jeunes, visiblement sous l’emprise de l’alcool, ont pointé une arme de poing non chargée sur leur victime actionnant la gâchette à deux ou trois reprises avant de lui donner un coup de crosse.

Solidaire, le personnel de la RTM déposait un préavis de grève de 24 heures paralysant à nouveau la ville provoquant la grogne des usagers. Ironie du sort ou timing malheureux, une semaine après l’épisode neigeux.

Ce fait divers dramatique renvoie à la question récurrente de la sécurité dans les transports en commun déjà largement abordée à la suite de l’affaire Mama Galledou, étudiante brûlée vive dans un bus incendié à Marseille en 2006. Poussés par l’opinion publique alors très choquée, les pouvoirs locaux avaient redoublé de promesses afin de limiter la montée de la délinquance à l’égard du personnel et des usagers des transports collectifs marseillais.

Deux ans après et malgré la mise en place de 600 caméras de vidéo surveillance sur le réseau de la régie phocéenne, le même constat désolant s’impose : les atteintes à la protection des biens et des personnes ne cessent d’aller crescendo. Lire la suite

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On va tous mourir ! Est-ce une excuse ?

L’idée de la mort est-elle la cave indicible de nos existences? Lorsqu’on devient adulte elle devrait pouvoir s’estomper, s’assagir et se nourrir de l’humanité qu’il nous reste pour le meilleur, le carpe diem, la délectation du moment présent, des plaisirs offerts par la vie et ses rapports aux autres.

Lutter contre cette réalité est le gage d’affreuses pérégrinations intérieures, du mensonge à soi-même et d’un hédonisme aux plaisirs fugaces et souvent douloureux. La fuite en avant… Cette distance axiologique avec l’idée que l’on se fait de la finitude, qui a pourtant fondé la sociologie à travers le « Suicide » d’Émile Durkheim est encore très prégnante aujourd’hui.

Pour preuve, le dernier numéro de Paris-Match, livrant sans distance toutes les photos de ces soldats français morts aux confins d’un désert montagneux, d’un pays superbe, magiquement décrit, en leur temps, par Joseph Kessel (Les cavaliers) ou Jean-Christophe Rufin (Sauver Ispahan).

Ces gamins, certains avaient 19 ans, sont offerts en guise d’information avec leur sourire de vivants, lovés dans les bras de leurs femmes et enfants, heureux dans leurs uniformes propres de jeunes engagés ignorant tout du pays dans lequel ils allaient perdre leur vie.

Soyons clairs, ce sang livré, cet engagement pour des valeurs qui nous protègent, ce désir de dépassement, est pour nous plus qu’admirable. Il est le fondement même de la paix. Il n’y a pas de paix sans force, il n’y a pas de démocratie sans opposition, il n’y a pas de plénitude collective sans règles a respecter, pas non plus de diplomatie sans armées. Lire la suite

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