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Rentrée des classes 2010 : Arsenic et vieux doudous

Cartables légers et mines réjouies, la dernière semaine avant les longues vacances d’été, c’est relâche. Les élèves prennent leurs nouvelles fonctions de vacancier. Un indice ne trompe pas, en tête de gondole le fameux cahier de vacance pour fixer «en s’amusant» les précieux acquis, étrangement solubles au contact du chlore des piscines. Bref, la nouvelle a fait le tour des préaux : les grandes vacances sont de retour !

Pour autant, la trêve estivale n’empêche pas la prochaine rentrée scolaire marseillaise de s’imposer parmi les sujets d’actualité du moment.

 

Des bébés à la consigne…

 

 En premier lieu, de fortes tensions autour du nombre insuffisant de place en maternelle sont apparues quand insidieusement des parents ont appris que les enfants de moins de trois ans révolus le jour de la rentrée seront placées sur liste d’attente pour l’admission en maternelle.

Stupeur chez les petits et passe d’arme au conseil municipal, des centaines de familles marseillaises passeront l’été sans savoir si leurs enfants pourront ou pas intégrer une école maternelle. L’incertitude de ces familles porte également sur les modes de garde car les enfants qui resteront sur le perron de l’école n’auront pas obligatoirement une place au chaud pour les attendre en crèche ou chez une nounou. D’après les chiffres de la SNUIPP 13, 8000 enfants seraient dans cette situation pour le seul département des Bouches-du-Rhône.

L’inspection académique se veut rassurante et promet de réexaminer la situation une fois la rentrée effectuée. Il précise également que la circulaire « ne s’applique pas aux écoles en zone d’éducation prioritaire (ZEP), réseau Ambition réussite et réseau Réussite scolaire. »

Le collectif « pas de bébés à la consigne » qui regroupe une trentaine de syndicats et associations familiales et professionnelles de la petite enfance met en cause directement la politique du gouvernement. Les critiques portent sur la réforme en cours, relative aux modes d’accueil en crèche et à l’école maternelle, mais aussi sur les politiques menées en matière de suppression d’emplois, déplorant  ainsi « la perte de  68 000 places depuis 2000 pour cette tranche d’âge en école maternelle du fait des suppressions massives de postes d’enseignants… »  

La FCPE 13 annonce quant à elle, dans un communiqué de presse cinglant, la fin de la scolarisation des enfants de deux ans.

 

De l’or en boîte même pas bio…

 

Autre sujet sensible, la mairie s’apprête à rédiger le cahier des charges en vue du renouvellement d’appel d’offre pour le marché des cantines maternelles et primaires de 2011 à 2018.

Or, si le bisphénol A n’entre plus dans la composition des menus des crèches, les résidus de pesticides et autres délicatesses potentiellement cancérigènes sont encore largement invitées à la table des petits.

Depuis longtemps les parents s’en émeuvent, sans succès.

Le renouvellement de ce marché, l’un des plus important d’Europe (30 millions d’euros annuels), est donc l’occasion pour les parents, regroupés en collectif « Cantine Marseille » de faire entendre leurs revendications auprès des décideurs municipaux.

Une pétition de soutien mise en ligne en explique le contenu ; amélioration de la qualité des repas avec l’introduction de produits locaux, de saison, biologiques ; amélioration du rapport qualité/prix ; amélioration des conditions de prise des repas.

(http://cantinemarseille.canalblog.fr).

Pour affiner la composition de l’assiette au menu du prochain marché des cantines scolaires, la mairie pourra donc compter sur la mobilisation des élus, du collectif de parents d’élèves et des organisations syndicales représentatives des parents, de plus en plus sensibilisées aux enjeux d’une alimentation saine et équilibrée.

La pression est d’autant plus forte que la prise en compte de la qualité des repas fait recette dans les collèges du département et les lycées de la région, ainsi que dans certaines communes. Le maire UMP de Nice, Christian Estrosi, vient à ce titre d’ouvrir la voie en municipalisant de nouveau ses cantines.

La malbouffe ne serait donc pas une fatalité…  

 

De l’arsenic dans le pâté de sable

 

 Pour achever ce tour d’horizon, le ministère de l’écologie vient de publier la liste des établissements scolaires construits sur d’anciens sites industriels. Au total, 97 établissements sur la périphérie marseillaise sont concernés et feront l’objet d’un diagnostic précis avant la fin 2014.

Sans pouvoir écarter l’hypothèse d’une contamination lourde à un endroit ou un autre, Laurent Roy, directeur régional de l’Environnement, de l’Aménagement et du logement, précise : « les sites où nous trouverons une pollution nécessitant des travaux devraient être l’exception. »

Les travaux envisagés en cas de pollution vont du simple renforcement des systèmes de ventilation des locaux jusqu’à l’excavation des terres contaminées. Dans cette hypothèse, le ministère prévoit de faire payer l’entreprise à l’origine de la pollution si elle existe encore. Dans le cas inverse, ce sont les collectivités locales qui devront payer la facture. Des aides de l’état pourront être mobilisées si le responsable de la pollution n’a pas été identifié ou s’il a disparu.

 

Marseille, laboratoire territorial pour la jeunesse

 

Le cocktail de la rentrée sera donc corsé mais pas non plus totalement sombre. Comme un petit rayon de soleil qui se reflète au tableau noir, elle nous réserve au moins une bonne surprise : Marseille a été retenue pour accueillir le premier laboratoire territorial pour la jeunesse. Au total, il en sera crée six. Elaborées avec le fonds d’expérimentation pour la jeunesse (FEJ), ces laboratoires sont des territoires « test » où les expérimentations sont pilotées globalement par un même acteur pour concourir à un même objectif : la réussite des jeunes.

Trois expérimentations ont été sélectionnées : Une plateforme partenariale de lutte contre le décrochage scolaire, une aide à des actions de mobilité internationale pour l’insertion sociale ainsi qu’un projet expérimental d’insertion professionnelle pour les étudiants en Lettres et Sciences humaines.  

Ces innovations de politiques sociales sont accompagnées de financements importants, le FEJ est doté de 200 millions de subventions de l’Etat et de 55 millions provenant des partenaires privés.

L’année scolaire s’achève en rangs dispersés, la rumeur des parents devrait elle aussi se dissiper… Un indice ne trompe pas, en tête de gondole, derrière le fameux cahier de vacance, il y a les jeux de plage et autres crèmes anti UV pour fixer « sans flamber » le précieux bronzage qui ne passera pas l’automne. Bref, la nouvelle a fait trois fois le tour des préaux : les grandes vacances sont là.

Il faudra attendre la rentrée des classes pour savoir à quelles sauces les enfants (et les bâtonnets de poissons panés) seront mangés…

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Le quotidien « La Provence » engage à Marseille un partenariat cire-pompes avec Gaudin

la provence gaudiniste« Marseille, un autre regard » l’a dit, redit, re-redit. La collusion entre la mairie de Marseille et le Groupe Hersant Media, notamment détenteur de « La Provence », est un fait qui s’avère de jour en jour plus solide qu’un paradigme mathématique, loin du zéro, ce « néant absorbant ».

« L’intelligence » entre une institution politique et un organe de presse, détenant un quasi monopole informatif à Marseille, n’est pas de nature à faire remonter la France dans le palmarès mondial de la liberté de la Presse récemment publié par Reporters Sans Frontières (RSF). L’Hexagone est le grand perdant du nouveau classement qui, après avoir déjà perdu quatre places en 2008, en a perdu huit autres en 2009 pour s’afficher à la 43ème position cette année. Coincé entre le Surinam et Le Cap-Vert…

L’article du Canard Enchaîné, paru dans son dernier numéro du 21 octobre, largement passé sous silence sur les rives du Lacydon (pas de réponse dans La Provence, étonnant non ?) vient jeter un peu plus d’huile d’olive provençale sur le feu du marigot journalistique régional. Il relate en effet les pratiques d’une presse locale qui ne se cache désormais plus de « jouer de la proximité politique »… Nous ne résistons pas au fait de vous le faire partager in extenso.

Le groupe Hersant lance la presse de proximité politique

Partenariats en Provence entre les sites Internet des quotidiens et des municipalités UMP, articles cire-pompes en échanges d’achats de journaux… De Marseille à Nice, la liberté de la presse est à la fête.

Grande première journalistique à Marseille. Le maire UMP Jean-Claude Gaudin et le pédégé du quotidien régional « La Provence », Didier Pillet, s’apprêtent à conclure un émouvant « accord de partenariat » : une alliance entre… le site Web de la ville et celui du journal. Le texte qui scelle ce mariage devrait faire date dans l’histoire de la presse. Joliment intitulé « Échanges de contenus des sites internet LaProvence.com et marseille.fr », il prévoit rien de moins qu’une signalétique commune et le partage de certaines informations.

Bientôt, le supporter de l’OM pourra, par exemple, retrouver les articles de « La Provence » qui parlent de son club préféré dans les pages Web de la cité. Dans celle du journal, le lecteur visionnera les vidéomagazines que les communicants de Gaudin réalisent sur la douce vie locale.

Des tchates télévisés organisés conjointement par la mairie et des interviouveurs de « La Provence » seront mis en ligne sur les deux sites. Et, d’un simple clic, l’internaute pourra joyeusement surfer de l’un à l’autre. Objectif de ce magnifique projet pour le journal : doper la fréquentation de son site et, du même coup, ses rentrées publicitaires. Après ça, aucun doute, « La Provence » aura toute latitude pour cirer les mocassins de Gaudin.

Les complices de l’UMP
Il y a bien longtemps que ce genre de considérations n’embarrasse plus Hersant Médias. Depuis que le groupe a racheté à Lagardère les quotidiens du Sud (« La Provence », « Nice-Matin/Var-Matin », « Corse-Matin »), le bateau prend l’eau. Endetté jusqu’au cou (150 millions d’euros), plombé par les gratuites et la chute des recettes de pub dont il dépend majoritairement, Hersant a commencé par larguer, en début d’année, son « Journal de l’île de la Réunion ». Puis ses télés locales, la francilienne Cap 24 et Citizen TV, à Caen. Et, au mois d’août, son pauvre président du directoire, Frédéric Aurand. Histoire d’éteindre le feu dans la maison, l’héritier Philippe Hersant, résident fiscal en Suisse, a même fait rapatrier d’urgence depuis Londres son frangin Mick.

Résultat : après avoir réalisé de belles affaires avec la grande distribution, le salon des antiquaires du coin ou la foire au boudin, Hersant n’hésite plus à passer à l’étape supérieure : le partenariat politique. Quitte à laisser au vestiaire, la liberté d’écrire de ses journalistes. Sur la Côte d’Azur, pas de surprise, les relations se resserrent plutôt avec les amis UMP, dont les meneurs – Gaudin à Marseille, Falco à Toulon, Estrosi à Nice – ont tant œuvré pour favoriser l’arrivée d’Hersant dans leur région. Et toutes les idées sont les bienvenues pour aller à la soupe ! Lire la suite

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La Tribune du Sud : naissance d’un nouveau quotidien à Marseille

offre-demloi-la-tribune-du-sudLe petit monde médiatique marseillais est en ébullition depuis une dizaine de jours. Tout commence par la publication d’une offre sur le site du Pole Emploi (Ex ANPE) et sur le site Categorynet.com, le portail du journalisme. On recherche une vingtaine de journalistes, un/une secrétaire de rédaction, des pigistes, deux photographes pour le lancement d’un quotidien régional.

Et voilà que l’on prend connaissance du lancement sur Marseille, d’un nouveau quotidien « Tribune du Sud » sous l’impulsion du journaliste Sébastien Laporte. Dans notre équipe, personne ne connaissait ce confrère. A 34 ans, il provoque d’ailleurs beaucoup d’interrogations dans le paysage de la presse et de communication. Sa prime jeunesse, il l’a passée entre le Niger, la Guyane, Mayotte et le Maroc. Après avoir été pigiste au Midi Libre, il signe son premier CDI à l’Ile de la Réunion. A la faveur d’une opportunité de mobilité au sein du groupe Hersant, il revient en métropole, sur l’Ile de Guérande pour assurer la rédaction en chef adjointe du quotidien local, puis à Var Matin, où il retrouvera Guy Philip (ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin). Après les élections municipales de 2008, il quittera le groupe Hersant, non sans avoir négocié sa prime de départ.

Dans le plus grand secret, le projet de Sébastien Laporte se met en concurrence frontale avec La Provence (Groupe Hersant) et La Marseillaise. Selon nos informations, La Tribune du Sud devrait compter, dès le vendredi 15 mai, entre 28 et 32 pages dont une quinzaine locale et régionale, imprimé à Vitrolles chez Méditerranée Offset Presse (imprimeur d’une bonne partie des quotidiens nationaux) et offrir ses colonnes à quelques grandes plumes nationales, pour des chroniques, on parle du Nouvel Obs

Sébastien Laporte envisage un tirage de 25000 exemplaires et le prix de vente au numéro à 0,90 centimes. Pour la rédaction en chef, plusieurs noms circulent dont celui d’Olivier Jourdan Roulot correspondant du Point à Marseille et celui, récurrent, de Jean-Michel Verne, correspondant de Valeurs actuelles. Pour mémoire, le journaliste Jean-Michel Verne s’est retrouvé à la fin des années 90, au coeur d’un scandale politico-judiciaire. La parution d’un livre co-écrit avec son confrère du Canard enchaîné, André Rougeot, sur l’assassinat de la députée Yann Piat et le suicide des frères Saincené en 1994. Cet événement et sa couverture médiatique déchaînent les passions, provoquant la censure du livre et la condamnation des auteurs pour diffamation. On reproche à ces derniers d’avoir mis en cause sous couvert de pseudonymes – rapidement éventés – deux anciens ministres : Jean-Claude Gaudin et François Léotard.

Aujourd’hui, plusieurs questions se posent :

– comment va réagir le groupe Hersant ( La Provence, Var et Nice-Matin, entre autres ) ?

– comment va réagir la régie publicitaire de La Provence/L’hebdo/Marseille Plus (Eurosud) alors qu’elle n’atteint pas ses objectifs prévisionnels ?

– qui sont les véritables financiers du projet ?

– quel sera la politique de Sébatien Laporte avec les annonceurs publics (Mairie, Conseil général, MPM, Région) qu’il prétend refuser pour l’heure ?

Si la naissance d’un nouveau quotidien est un bonne nouvelle pour la démocratie locale, la seule question qui vaille, elle traverse tous les esprits, est l’incroyable défi proposé par cette nouvelle publication : dans une conjoncture économique affreuse pour la Presse quotidienne (baisse des ventes et recettes publicitaires en lambeaux) ce projet est-il viable et sérieux ?

« Marseille, un autre regard » sera toujours-là pour vous dire ce qu’on vous cache ailleurs…

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A la Provence, quotidien marseillais : Pillet, ce drôle de patron.

didier-pillet5Nous pourrions, à Marseille Un Autre Regard, ouvrir une rubrique sur ce drôle de patron dont ont hérité les journalistes du groupe La Provence il y a un peu plus d’un an. Après ses décisions au couteau dans l’année 2008, Didier Pillet, qui cumule la fonction de directeur de publication, directeur de rédaction, directeur de Marseille L’Hebdo et l’on en oublie sans doute tant l’homme est multi-fonctions, en a rajouté une couche dans le Ravi de février.

Disons même, aux dires de certains journalistes de La Provence, que quand il y en a une à faire, Pillet fonce dedans tête baissée. Extraits : A la pique d’un journaliste de La Provence, « S’il n’y avait pas eu Hersant, Gaudin n’aurait pas été réélu », Pillet réplique, sans rire : « J’ai une déontologie et une étique professionnelle. Je n’ai jamais fauté. »

A la question sur le remplacement des deux journalistes politiques qui suivaient la campagne des municipales, soupçonnés de refuser de servir la soupe du maire de Marseille, le PDG fait ses comptes : « J’en ai mis quatre à la place ! » Une façon d’admettre que les méchants journalistes dont se plaignaient Gaudin comptaient double ? Sacré compliment a posteriori !

A la remarque sur « les accusations de rouler pour l’UMP lancées par Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil général ? », la réponse est on ne peut plus politique : « Une incompréhension mais pas de vrai problème. » Une incompréhension qui s’est soldée par une colère de Guérini et le boycott, pendant des mois, des conséquents budgets publicitaires.

Enfin, cerise sur le gâteau, le « massacre » de l’excellentissime Marseille l’Hebdo, amputé de toutes ses plumes ? « Un nouveau projet qui permet aux anciens journalistes de se renouveler et de sortir de la routine. » Concrètement, Gilles Rof travaille aujourd’hui en indépendant, Fred Guilledoux est cantonné au site Internet de La Provence et ne signe pratiquement plus dans le quotidien, Nicolas Rey turbine à Aix-en-Provence, et Jean-Michel Gardanne, qui n’était pourtant pas le plus irrévérencieux de la bande, a trouvé refuge chez Caselli !

Moins drôle, les ventes de La Provence et de Marseille l’Hebdo sont catastrophiques, sauvées par les ventes à compte fermes et le bon boulot, paradoxalement, d’un sacrifié par le duo Gaudin-Pillet, Philippe Schmit. Moins drôle, la probable fusion de l’équipe de Marseille + et de celle d’Internet. Travailler plus pour vendre moins ? Merci patron…

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Thierry Noir, journaliste à La Provence, réagit vivement à notre article sur le musellement de la presse locale par Jean-Claude Gaudin

http://img295.imageshack.us/img295/8603/sarkozyrsfkf5.jpgChers lecteurs,

Nous avons reçu, le 8 février dernier, un commentaire de Thierry Noir, qui recommence à traiter la politique dans La Provence depuis que le quotidien a été racheté par le groupe Hersant. Dans ce billet, le journaliste attaque avec rancœur ses anciens confrères, le Conseil général, Jean-Noël Guérini… Sa réaction fait suite à nos deux derniers articles, celui que Stéphane Menu (ancien rédacteur en chef du Pavé de Marseille) nous a autorisé à publier, il en prend aussi pour son grade au passage, et le nôtre naturellement. Nous tenons à rappeler que le texte de Stéphane Menu est extrait de son blog personnel.

Nous n’aurions pas publié ce commentaire tant il est violent, mais il nous met au défi de le faire et, puisque nous assumons tout à fait ce que nous avons écrit, il est normal que M. Noir puisse avoir son droit de réponse. Il va de soi néanmoins que les propos relevant de la diffamation ont été coupés ainsi que ses coordonnées personnelles.

Extraits :

« Une connaissance m’a indiqué ce texte, puisqu’il qui parle de moi. Je réponds, même si je sais que le “modérateur” ne publiera pas ma réaction. Et d’ailleurs, c’est plus à lui que je m’adresse qu’aux lecteurs, s’il y en a, de ce site. J’ai beaucoup ri, à lire ce fatras, présenté comme un article de journaliste, sans en respecter les règles déontologiques. Ce mot est fondamental pour moi et je ferai (au futur et non au conditionnel) rendre gorge à qui affirmerait le contraire […].

Encore faudrait-il que les auteurs de ce site aient le courage de signer de leur nom. Mais le courage n’est pas de nos jours, la chose la mieux partagée, à l’heure ou internet garanti l’anonymat. Je n’aurai pas aimé être le voisin juif de l’auteur de cet “article” pendant la guerre.

Je passe sur ce “déjeuner avec des journalistes” (première ligne) qui dure “plusieurs heures” (dernier paragraphe)… Doivent pas traiter de la campagne électorale à Marseille, ceux-là, moi qui ai à peine le temps de m’enfiler un sandwich entre midi et 2 ! […]

Que répondre d’autre à ce tissu de conneries?
C’est un ami à moi qui a écrit le papier dans le Canard. Il m’avait appelé avant. Je l’avais prévenu, mais il a voulu croire que Gaudin, sachant que Duhamel était débarqué, lui aurait quand même confié des secrets qui pouvaient être contraires à ses intérêts. On croit rêver ! C’est trop drôle. Encore, encore ! (sur l’air des cotillons).

Je pourrai continuer des heures sur ce qui m’est reproché. J’ai écrit, à peu près, “une seule idée neuve dans le discours de Guérini”. Quelqu’un peut-il aller sur le site du candidat de la gauche et m’en trouver une seconde (je ne dis même pas une deuxième)? Je suis preneur.

Moi qui ai été recruté au Provençal, dans le “Quotidien des patriotes socialistes et républicains”, on va m’accuser, sans autre forme de procès, d’être “de droite”? Qu’est-ce que cela veut dire? Et si je l’étais devenu, l’essentiel n’est-il pas d’être dans la République? Et ça n’a rien à voir avec Hersant ou je ne sais qui… Le premier qui me fera signer un papier avec lequel je ne suis pas d’accord n’est pas encore né.

Toute la rédaction de La Provence a soupiré d’aise quand Duhamel a été débarqué, parce qu’il était nul (il a acheté pour 30 Millions d’euros des rotatives “Ferrari” quand on avait besoin de 4X4) , et elle était aussi soulagée quand Dauxerre a été jeté. Il m’a retenu par les cheveux quand je voulais démissionner pour aller au chômage et je lui en sais gré, je l’en remercie, encore aujourd’hui, mais il n’avait pas la carrure d’un directeur de la rédaction d’un journal ausi revêche que La Provence.

C’est toute la différence entre moi, qui signe mes articles de mon nom et donne mes coordonnées, et vous qui vous abritez derrière l’ anonymat, douillet, de celui qui sait tout (sacrée ambition) et qui finalement, n’exécute qu’une sale besogne de mercenaire.

C’est ma première -et dernière- contribution à ce site que je vais continuer à lire -c’est pas si souvent qu’on rigole. Vous avez de la chance, ce soir je suis aux chiottes et comme je suis constipé, j’ai du temps à vous consacrer, mais dans deux secondes, je tire la chasse. »

Thierry Noir

__________________

Dans la vie, sans doute, tout est question de style. Le vôtre, monsieur le journaliste, est à l’image de votre chute.

Vous êtes piqué au vif par une remarque somme toute logique. Vous écrivez avec un tel aplomb qu’il n’y a pas une idée neuve dans le programme du candidat de gauche, que l’on peut sincèrement s’en étonner, ou au moins, le remarquer. Mais là n’est pas la question.

Au moins sommes-nous heureux de vous compter parmi les nouveaux lecteurs de notre blog. Il a été créé il y a bientôt un an et dépassera demain les 40 000 lecteurs uniques. C’est un chiffre qui se rapproche, dit-on, des ventes de La Provence à Marseille…

Qu’un journaliste du Canard Enchaîné soit votre ami, la belle affaire ! A l’évidence, il ne vous a pas cru et il a eu raison. Mais quelle présomption ! Encore heureux, sans cela, il aurait peut-être écrit qu’enfin, le quotidien dans lequel vous travaillez est un exemple pour la presse libre !

Parlez nous plutôt du fond, ce qu’il écrit sur les connivences entre un dirigeant politique et un patron de presse, plutôt que de tirer à vue, et avec rage, sur ceux qui dénoncent l’évidence.

Car enfin, dire que le projet de Jean-Noël Guérini ne comporte qu’une seule idée neuve, n’est-ce pas déjà faire part d’un parti-pris inacceptable ? Nous attendons d’ailleurs avec impatience que vous nous dévoiliez les idées très neuves chez son concurrent…

Nous remarquons quand même que vos doctes commentaires laissent apparaître de manière évidente de quel côté vous penchez… Il suffit pour cela de parcourir votre article paru dans La Provence du 9 mars, où vous n’hésitez pas à écrire que le financement du programme de Jean-Claude Gaudin sera essentiellement assuré par Bruxelles, tandis que celui de son adversaire est soumis à caution, car une collectivité ne peut donner d’ordre à une autre collectivité. D’ou sortez vous cela? Quand donc le candidat de gauche a-t-il déclaré qu’il donnerait des ordres, son idée n’était-t-elle pas plus justement de mettre toutes les collectivités autour d’une table afin que chacune participe au nécessaire financement des projets structurants? Vous ajoutiez même que le projet de Gaudin était global quant celui de son adversaire n’était que local. Autre manière de discréditer l’un des candidats non ?

En revanche, Jean-Claude Gaudin, et ses amis, ne les oublions pas, ces braves gens, savent ce qu’un ordre veut dire. Surtout quand il s’agit de mettre des journalistes au pas. Vous le savez plus que quiconque. Le Canard Enchaîné est clair sur ce sujet pour la gazette où vous signez ce que vous voulez. C’est clair aussi à La Chaîne Marseille (LCM), où un vote de défiance a permis de maintenir le directeur à son poste, contrairement aux voeux de ceux que vous servez avec un zèle étrange qui nous laisse songeur. Nous savons aussi, depuis les déclarations de Jean-Claude Gaudin sur les journalistes de Libération, dans quelle estime ces gens là tiennent votre profession et ceux qui l’exercent réellement.

Enfin, autre corde à notre arc, laissons la parole à Laurent Neumann, rédacteur en chef de Marianne qui écrivait il y a quelques jours : « La semaine dernière, le journal « La Provence » a refusé de diffuser dans ses colonnes une annonce publicitaire de Marianne concernant les élections municipales à Marseille. Motif invoqué par la régie publicitaire du quotidien régional : le titre de notre enquête, « Pourquoi Marseille mérite mieux que Gaudin », était « politiquement gênant ». Amis lecteurs de la région marseillaise, faites-le savoir autour de vous : La Provence ne veut pas déplaire à la mairie, quitte à censurer une pub qui, soit dit en passant, ne cassait pas trois pattes à un canard ! Même Le Figaro se demande si Jean-Claude Gaudin n’est pas en train de faire le combat de trop. Mais La Provence, elle, a renoncé depuis longtemps à se poser ce genre de questions […] En août 2007, Hachette a vendu La Provence au groupe Hersant (ainsi que Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et Marseille Plus]. Nous ne pouvions rêver meilleure démonstration des dangers que génère la mainmise totale d’un seul et même groupe sur la presse d’information de toute une région. »

Tous ces faits, ces propos, nous fondent à être légitimement inquiets pour la liberté de la presse régionale. Les semaines passent et tout devient de plus en plus limpide en vous lisant. Peut-être serait-il plus honnête de dire à vos lecteurs la nouvelle ligne éditoriale choisie par La Provence, celle d’une presse d’opinion. Il n’est pas indigne, comme vous le notez à propos, de choisir un camp, Le Figaro le fait très bien, Libération aussi. Quant à nous, nous avons ressenti l’impérieux besoin d’informer les nôtres et dire ce que les Marseillais ignorent.

Il va de soi que les critiques que nous pouvons formuler sur le contenu de certains articles ne remettent pas en cause le travail de la rédaction. Mais chacun sait qu’une ligne éditoriale d’un journal régional est très rarement déterminée par sa rédaction.

Dernier point, celui de l’anonymat. Nous le justifiions dès notre éditorial : « En ces temps de démocratie participative, le journalisme a mauvaise presse. On l’accuse, souvent injustement, de ne pas entrer dans le vif du sujet, de protéger ses effets. Cette critique vise surtout la presse quotidienne régionale, accusée d’être à l’intersection de toutes les subordinations, de ne pas bousculer les systèmes établis par peur de perdre sa puissance de compromis ». Nous y voilà donc avec plus de résonance encore un an plus tard. Sans cet anonymat, il y a belle lurette que les systèmes établis auraient eu raison de nous… C’est insupportable, mais c’est ainsi et ce n’est pas l’exemple donné par notre président de la République qui aidera à nous en affranchir.

Il n’est donc pas besoin de s’égarer, car tout ce qui est excessif est dérisoire et votre aigreur est, hélas, bien dérisoire. En vous souhaitant beaucoup de bonheur dans votre nouveau métier. Sans la chasse, mais en ouvrant les fenêtres, pour respirer le bleu du ciel.

Pour nous le débat est clos.

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Municipales 2008 – Marseille : la presse marseillaise muselée ? A l’heure du non-débat acrobatique selon Stéphane Menu

pressepaca.jpgAvec l’aimable autorisation de Stéphane Menu, ancien patron du Pavé de Marseille (publication indépendante qui fut, en son temps, très lue dans les sphères politiques et, plus généralement, de pouvoir), nous publions ses propos qui rejoignent en tous points les nôtres sur l’improbable indépendance éditoriale de la presse marseillaise. Le rachat de La Provence par le groupe Hersant, en pleine campagne électorale municipale, et le placement des plus proches de Jean-Claude GAUDIN aux postes stratégiques dans le nouvel organigramme du quotidien « phare » local, nous scandalise aussi. Vive Internet pour dire ce que l’on tait, pour faire émerger l’indicible puisque personne n’ose en parler, et pour cause… Alors faites-vous votre opinion, le papier de Stéphane Menu vous y aidera tant il est mesuré. Nous n’avons sûrement pas ce talent et cette distance pour crier l’insupportable !

A l’heure du non-débat acrobatique

« L’ennui, avec le Canard Enchaîné, c’est que c’est tellement gros qu’on a parfois du mal à le croire. Ainsi, lorsque l’hebdo satirique décrit avec force et détail le contenu du repas d’adieu de Stéphane Duhamel, ex-pédégé de La Provence, viré avec Gilles Dauxerre, ancien directeur de la publication, par le nouveau propriétaire du journal, Philippe Hersant, repas organisé à la mairie par Jean-Claude Gaudin. Ce dernier lui a d’abord assuré qu’il n’était pour rien dans son départ. Le maire de Marseille, aidé en cela par Christian Estrosi, avait beaucoup milité pour le retrait de Lagardère de ses journaux du Sud (Nice Matin, La Provence, Corse Matin…) ne se traduise pas par l’arrivée du groupe britannique Mecom mais plutôt par celle de Philippe Hersant.

Et, en effet, le Hersant en question a tout de suite rassuré Gaudin sur sa docilité : il a ainsi embauché Bruno Genzana dans une de ses filiales, le gratuit ParuVendu. Genzana n’est autre que le chef de file de l’UMP au Conseil général présidé par Jean-Noël Guérini, opposant socialiste à la mairie de Marseille. Dans la foulée, le décidément très compréhensif Hersant a recruté Guy Philip, ancien directeur de la communication de Gaudin, pour diriger le Groupe Hersant Médias (GHM), structure qui chapeautera les journaux rachetés à Lagardère. Bien entendu, que les esprits mal placés soient châtiés, l’homme en question n’aura aucun regard sur le contenu éditorial puisqu’il sera en charge du développement. Mais là, tout de même, la coïncidence est troublante.

A Marseille, il existait avant une presse d’opinion, un peu balourde, dont je vous conseille la lecture, histoire de balayer cette catin de nostalgie qui veut nous faire croire qu’avant c’était mieux. Pas une Une du Provençal sans que le Lion Defferre n’y jette un œil (maire de Marseille et, occasionnellement, ministre de l’Intérieur). On évoque le souvenir parfois avec une pointe de larme au coin de l’œil, pour poser le personnage. Le Méridional a été un torchis raciste sous l’impulsion de sieur Domenech. Mais la droite gaudiniste donnait elle aussi ses petits coups de fil pour tancer des journalistes récalcitrants. Et les supérieurs descendaient des étages pour recadrer la « charte » rédactionnelle : lui, c’est un ami ; lui, non… Un petit mot sur La Marseillaise où, quand le PC est tonitruant sur Marseille, la moindre virgule était pesée à l’angström par le comité central local. La liberté de la presse locale, c’était déjà du pipeau. Et même Le Pavé, que j’eus l’immense honneur de mener vers sa fin annoncée, dut faire, soyons honnêtes, quelques petites acrobaties sémantiques pour que les pouvoirs industriels et politiques ne retirent pas leur pub.

Aujourd’hui, à l’heure des fusions, la mise sous tutelle est plus pernicieuse. Car la presse locale n’est plus lue. Elle tient essentiellement grâce aux pages de pub. Alors, en arrière-fond, l’information est sous-pesée, les dossiers de fond expédiés aux oubliettes, les évidences contournées, etc. On regarde ailleurs. On évoque autour du café entre journalistes la chimère d’une presse courageuse qui ne serait qu’une presse normale. C’est ainsi.

Les bons journalistes font autre chose, se convertissent à d’autres pratiques. Le champ est libre pour Hersant et compagnie. Le plus triste avec ce type d’infos publiés dans le Canard Enchaîné, c’est sa manière de couler, de passer, de ne rien accrocher au débat sur Marseille, comme si nous vivions dans une contrée profonde de la Sibérie et que le Canard Enchaîné avait du mal à y être acheminé. Comme si cet article intitulé « Gaudin joue déjà à la belote avec Hersant » dans l’édition du 30 janvier, posant un regard inquiétant sur l’état de la démocratie à Marseille, ne nous concernait pas.

Comme si nous avions admis qu’il ne servait plus à rien de se battre pour s’occuper de cette petite proximité d’en bas de chez soi. Comme si nous avions admis que, du Canard Enchaîné ou de Jean-Claude Gaudin, le menteur, l’excessif, c’était le premier. A ce rythme, face à notre passivité, à notre pusillanimité, nous basculons progressivement, sournoisement, dans le non-débat, dans une presse camomille qui sert à endormir tout le monde, qui sert à anesthésier les antagonismes, qui sert à se convaincre qu’il ne sert à rien de s’exciter pour quelques arpents de dignité humaine gagnés sur les puissances de l’argent et des réseaux qu’elles alimentent. Les journalistes de La Provence font ce qu’ils peuvent.

Le Syndicat national des journalistes s’est ému de l’article, a réclamé des garanties sur l’indépendance des journalistes. Ils font ce qu’ils peuvent, le minimum syndical (les journalistes de La Tribune s’étaient mis en grève). »

Stéphane Menu

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Jean-Claude Gaudin n’aime pas les pull-overs serpillières, les cheveux longs et les ongles sales…

Reuters/Libération

Après toute une série d’écarts de langage et de grossièretés lancée à son opposition municipale, (lire notre article : Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?), Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille, s’en prend désormais aux journalistes de Libération. La critique ne manque pas de sel ! Une gaudinade supplémentaire en somme.

En toute légèreté, il a sévi lundi soir au siège du parti sarkozyste, rue La Boétie, à Paris, devant une soixantaine d’étudiants des grandes écoles encartés à l’UMP. Invité pour parler des prochaines municipales, Jean-Claude Gaudin a fait passer un message politique essentiel : on peut être un cancre pour peu que l’on soit «tiré à quatre épingles». Pour sa démonstration, il a cité Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer et candidat UMP «autodidacte» à Nice : «Il a beaucoup de talents, il est toujours tiré à quatre épingles ». Non sans égratigner, au passage, son ex-ami ultra-catholique, Charles Millon, ancien ministre de la Défense d’Alain Juppé, fondateur du parti de la Droite libérale-chrétienne, « qui ne sait pas parler français. »

Au milieu de tant de jeunesse, M. Gaudin aura eu l’esprit émoustillé… Il devait lui-même donner un spectacle ravissant… Et, pour se mettre les rieurs dans la poche, le sénateur-maire de Marseille et candidat à la présidence du Sénat a forcé son talent comique : «C’est mieux que les journalistes de Libération que nous reniflons dans les avions avec leur pull-over serpillière, leurs cheveux longs et leurs ongles sales !» Présent dans la salle, son collaborateur Jérôme Clément affirme ne rien avoir entendu de tel. Sans doute avait-il les oreilles bouchées. Toujours est-il que Libération a pu enregistrer les propos, ils ne prêtent à aucune confusion

Au regard de la couverture de ce qui n’est pas encore une campagne électorale, puisque le maire sortant de Marseille entrera officiellement dans la bataille, selon nos sources, le 7 janvier prochain, soit un mois avant ce qu’il avait prévu, les confrères de La Provence doivent être tous manucurés et habillés par les plus grands couturiers ! Pas un jour ne manque à l’appel d’une restitution objective des faits téléphonée de l’Hôtel de Ville…

Tout cela ne serait pas bien grave et même plutôt drôle si le jugement ne semblait être un moteur de décisions politiques importantes. « J’aime Marseille et les Marseillais » martèle-t-il sans cesse. On sait en quoi s’en tenir… Papy fait donc de la résistance pour les complets gris anthracite, les cravates à rayures et toute la panoplie d’une petite bourgeoisie bien pensante et naphtalineuse où l’autre est toujours sale. Nous sommes désormais au jus : courons tous à La Redoute pour être aimé de lui… Puisqu’il vous aime on vous dit !

Sollicité par l’AFP, M. Gaudin a fait savoir par son entourage qu’il ne souhaitait pas réagir. (19h31)

Lire les commentaires « croustillants » sur les sites de Libération, Arrêt sur image ou Rue 89

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