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Marseille 2013 capitale européenne de la culture : sacré Muselier ou l’art de confirmer la machine à perdre !

muselierRenaud Muselier, conseiller municipal (UMP) délégué à la préparation municipale de Marseille 2013, a annoncé la création d’un « guichet unique » au sein de la mairie, pour déposer des projets candidats à une labellisation « capitale européenne de la culture ».

Si l’on est accoutumé à Marseille aux méthodes cavalières de l’ancien dauphin de Jean-Claude Gaudin, cette décision est très surprenante quant on sait que, selon le cahier des charges retenu par Bruxelles, c’est l’association Marseille Provence 2013, dirigée par Bernard Latarjet, qui doit collecter les demandes.

« Aujourd’hui, on ne sait pas où aller, on ne sait pas qui fait quoi », estime celui qui devait abandonner la vie politique il y a quelques semaines à peine. Pourtant, depuis le 29 janvier dernier, l’association a mis en ligne sur son site une note de méthodologie qui explique comment déposer un projet. Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Plus encore, le candidat éconduit par les siens à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille et sauvé par l’ami Sarkozy, crée de son propre chef ce qu’il stigmatise : la confusion.

Et l’on comprend très bien pourquoi : Muselier souhaite se positionner en patron qu’il n’est pas (encore?) de ce grand projet collectif une fois la candidature de Marseille retenue à l’unanimité par un jury international portée par Bernard Latarjet, avec le soutien de l’ensemble des collectivités territoriales du département, de droite comme de gauche.

Nul doute que la sortie impromptue et inopinée de « Muso » ne soit pas tout à fait au goût du pragmatique Jean-Noël Guérini, patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône, l’un des principaux financeurs de l’opération. Au regard de l’état, exsangue, des finances de la Mairie de Marseille, Renaud Muselier nous  joue-t-il, une fois de plus, la sempiternelle ritournelle, par presse interposée, du rapport de force ? Mais dont on connait le sempiternel résultat : l’échec !

Avec son guichet, la mairie veut présélectionner les dossiers avant de les soumettre à Marseille Provence 2013. La majorité municipale se réserve cependant le droit de labelliser seule, sous l’appellation « Objectif Marseille 2013 », les projets retoqués ou suscitant son intérêt !

Du côté de l’Hôtel de ville, on ne change décidément pas la machine à perdre. L’art de subventionner les copains avec des méthodes de margoulins… Pas sûr que les temps modernes y résistent !

Sources : La lettre du cadre, Par Bruno Cohen-bacrie – 18/03/2009 –

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Jean-Claude Gaudin n’aime pas les pull-overs serpillières, les cheveux longs et les ongles sales…

Reuters/Libération

Après toute une série d’écarts de langage et de grossièretés lancée à son opposition municipale, (lire notre article : Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?), Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille, s’en prend désormais aux journalistes de Libération. La critique ne manque pas de sel ! Une gaudinade supplémentaire en somme.

En toute légèreté, il a sévi lundi soir au siège du parti sarkozyste, rue La Boétie, à Paris, devant une soixantaine d’étudiants des grandes écoles encartés à l’UMP. Invité pour parler des prochaines municipales, Jean-Claude Gaudin a fait passer un message politique essentiel : on peut être un cancre pour peu que l’on soit «tiré à quatre épingles». Pour sa démonstration, il a cité Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer et candidat UMP «autodidacte» à Nice : «Il a beaucoup de talents, il est toujours tiré à quatre épingles ». Non sans égratigner, au passage, son ex-ami ultra-catholique, Charles Millon, ancien ministre de la Défense d’Alain Juppé, fondateur du parti de la Droite libérale-chrétienne, « qui ne sait pas parler français. »

Au milieu de tant de jeunesse, M. Gaudin aura eu l’esprit émoustillé… Il devait lui-même donner un spectacle ravissant… Et, pour se mettre les rieurs dans la poche, le sénateur-maire de Marseille et candidat à la présidence du Sénat a forcé son talent comique : «C’est mieux que les journalistes de Libération que nous reniflons dans les avions avec leur pull-over serpillière, leurs cheveux longs et leurs ongles sales !» Présent dans la salle, son collaborateur Jérôme Clément affirme ne rien avoir entendu de tel. Sans doute avait-il les oreilles bouchées. Toujours est-il que Libération a pu enregistrer les propos, ils ne prêtent à aucune confusion

Au regard de la couverture de ce qui n’est pas encore une campagne électorale, puisque le maire sortant de Marseille entrera officiellement dans la bataille, selon nos sources, le 7 janvier prochain, soit un mois avant ce qu’il avait prévu, les confrères de La Provence doivent être tous manucurés et habillés par les plus grands couturiers ! Pas un jour ne manque à l’appel d’une restitution objective des faits téléphonée de l’Hôtel de Ville…

Tout cela ne serait pas bien grave et même plutôt drôle si le jugement ne semblait être un moteur de décisions politiques importantes. « J’aime Marseille et les Marseillais » martèle-t-il sans cesse. On sait en quoi s’en tenir… Papy fait donc de la résistance pour les complets gris anthracite, les cravates à rayures et toute la panoplie d’une petite bourgeoisie bien pensante et naphtalineuse où l’autre est toujours sale. Nous sommes désormais au jus : courons tous à La Redoute pour être aimé de lui… Puisqu’il vous aime on vous dit !

Sollicité par l’AFP, M. Gaudin a fait savoir par son entourage qu’il ne souhaitait pas réagir. (19h31)

Lire les commentaires « croustillants » sur les sites de Libération, Arrêt sur image ou Rue 89

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