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Chômage : un million de français sans indemnités fin 2010

Un million de chômeurs se retrouveront en fin de droit d’ici la fin 2010. Une véritable bombe à retardement sociale que personne ne peut sérieusement ignorer. Elle était attendue dès la genèse de la crise économique. Elle est prête à exploser désormais.

L’information, confirmée par le service statistique du Pôle emploi dans son rapport aux partenaires sociaux du 25 novembre 2009, n’est pas une grande découverte, elle figurait aussi dans le document «Perspectives de l’emploi 2009», produit par l’OCDE qui tablait déjà sur un taux de chômage en France avoisinant les 11% si la reprise tardait à venir.

L’enthousiasme, feint ou réel, de Christine Lagarde n’ayant que peu d’effet sur la croissance, ces sinistres prévisions sont aujourd’hui un fait, mécanique, entre la baisse du PIB en 2009, la destruction de l’activité et de l’emploi.

Même si tous les économistes s’accordent à dire que la France a moins souffert que ses voisins européens, le maigre rebond attendu de 0,5% sur l’année 2010 ne pourra à lui tout seul, inverser la tendance. Se pose alors, la douloureuse question de l’indemnisation des chômeurs, qui pour la plupart atteignent la date butoir de la liquidation de leurs droits et de leur devenir.

Pas de prime à la casse pour les chômeurs en fin de droit

Comme une réplique à la crise économique et financière de 2009, la crise sociale s’installe et inquiète les français. Un million de chômeurs seraient, cette année, en passe de perdre leurs droits et, pour une grande partie d’entre eux, l’intégralité de leurs prestations.

Selon ce même rapport du Pôle Emploi, ils n’auraient droit à aucune allocation soit parce qu’ils ont moins de 25 ans et n’ont pas le droit au RSA (Revenu de solidarité active), soit parce que leur foyer dispose de revenus jugés suffisants. Ainsi, ce sont près de 400 000 personnes qui se retrouveraient sans revenu d’aucune sorte. A cela s’ajoute les chômeurs 2009 en fin de droits dont le nombre avait déjà augmenté de 35.2% en un an.

Pour la plupart donc, inéligibles aux dispositifs actuels de solidarité nationale, dont les conditions sont fixées par l’Etat, seule la solidarité familiale leur servira de rempart contre la crise. Encore faudrait-il que les familles le puissent.

A l’image du pays, dans les Bouches-du Rhône, malgré les politiques volontaristes d’investissement lourd mises en place pas les collectivités territoriales, les statistiques sont peu réjouissantes : 141 528 personnes étaient à la recherche d’un emploi en janvier, soit 19 000 de plus qu’un an auparavant.

Si la reprise de la croissance va permettre de limiter la casse, elle pourra difficilement transformer ce regain d’activité en emplois nouveaux. Au mieux pourra-t-elle absorber les nouveaux entrants sur le marché du travail.

Vers un bouclier social ?

Ainsi, c’est la notion même d’indemnisation des chômeurs qui est l’une des clés en matière de stabilisation économique et sociale. Les syndicats ne désespèrent pas de faire comprendre l’urgence de la situation au gouvernement.

Si certains dispositifs semblent aller dans le bon sens, comme la baisse des charges sociales pour les nouvelles embauches (près de 800 000 bénéficiaires) ou encore le renforcement du chômage partiel qui a permis le maintien des salariés dans les entreprises, le gouvernement semble, pour l’heure, ne pas répondre à l’énormité de l’enjeu social. Que vont devenir ces centaines de milliers de chômeurs en fin de droit ?

Tandis que le plan de relance français correspond à un maigre 0,8% de notre PIB, celui des Etats-Unis représente quant à lui 5.6%. Un budget à multiplier par trois pour obtenir l’efficacité escomptée en relançant la consommation.

Pour Laurent Wauquiez, secrétaire d’Etat chargé de l’emploi, l’augmentation du nombre de chômeurs en fin de droits est une « question de gestion de l’assurance dans la crise », Gaby Bonnand, le secrétaire national de la CFDT chargé de la protection sociale et des questions économiques, récemment élu à la présidence de l’Unedic, lui rétorque que « l’impact social de la crise ne doit pas être financé par la solidarité du privé, mais par la solidarité nationale ». Côté Medef, on avoue que ce dossier est « extrêmement sensible » mais relève étonnamment de « la compétence exclusive du gouvernement. »

On pressent dès lors assez bien la partie de ping-pong à venir sur cette bombe sociale à retardement…

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La bérézina de la presse marseillaise : LCM et la Tribune du Sud se meurent !

liberté de la presse« Rien ne va plus », « c’est catastrophique », « lamentable », « quel gâchis » , voilà quelques-unes des réactions de journalistes marseillais en apprenant la situation de la Chaîne télé locale, LCM, mais aussi de « La Tribune du Sud » dont, en exclusivité, nous vous révélons que le numéro de demain (mardi 30 juin) sera le dernier.

Après quelques semaines d’existence, l’aventure du quotidien la Tribune du Sud s’achève, telle une comète, aussi vite qu’elle est apparue. Tous les journalistes embauchés seront à la rue dès la fin de la semaine. Ceux, embauchés en Cdi ne seront pas mieux lotis que les Cdd, ils étaient toujours en période d’essai. Plus encore, les salaires de Juin ne seront pas versés aux salariés.

La Banque, le Crédit Mutuel, pourtant en guerre contre le groupe Hersant (La Provence), les lâche en cours de route (nous reviendrons très précisément ultérieurement sur ce que nous savions de l’engagement de cette banque dans cette invraisemblable aventure…).

Triste situation pour la presse écrite et la liberté d’information à Marseille… Tout sera désormais concentré dans les mains du groupe Hersant, dont on connaît la ligne éditoriale… Et de La Marseillaise qui, tel le dernier village d’irréductibles gaulois face à l’empire romain, résiste avec son faible, très faible, lectorat…

Il en va de la presse écrite comme de l’audiovisuel. Et, comme nous vous l’annoncions, là aussi en exclusivité ce matin dans nos « off », les salariés de La Chaîne Marseille s’apprêtent demain à tenir leur premier piquet de grève. Guère plus tard nous recevions ce communiqué :

 » LCM va-t-elle fermer ?

La chaîne de télévision présidée par Jean-Pierre Foucault ne passera peut-être pas l’été 2009. Le dernier conseil d’administration a été repoussé à fin juillet sans projet pour la rentrée, sans grille validée, sans avenir élaboré, et surtout sans explication aux équipes de LCM.

Nous, salariés de La Chaine Marseille, voulons savoir si le premier actionnaire de la chaîne, la Caisse d’Epargne, veut continuer l’aventure de la 3ème télévision locale de France*. D’après le président du conseil d’administration, des négociations sont en cours avec un grand groupe de médias.

La Chaîne Marseille est-elle à vendre ?
Si c’est le cas, quelle télévision et quels programmes envisage le nouvel arrivant ? Avec combien de salariés ? Y a-t-il des projets concurrents ? La chaîne va-t-elle fermer en septembre ? A toutes ces questions et face aux craintes que la situation suscite, ni la direction ni le conseil d’administration ne donnent d’explication. Le dialogue social c’est le silence?

Quelques éléments pour comprendre la situation :

Mauvaises nouvelles pour l’emploi :
Un tiers des postes supprimé en un an (salariés partis et non remplacés). Plus aucun cdd à partir du 1er juillet.

Mauvaises nouvelles pour les finances :
Pas de budget en 2009, juste une ligne de crédit à la Caisse d’Epargne.
Aucun projet de budget pour 2010.

Mauvaises nouvelles pour les téléspectateurs :
Pas de grille prête pour septembre. Pour la 1ère fois, fermeture de l’antenne pendant 4 semaines en août.

Mauvaises nouvelles pour l’avenir :
Le conseil d?administration a gelé toute décision. La dernière réunion du CA a été repoussée à fin juillet sans aucune explication.

Et pourtant,
LCM , c’est  87500 téléspectateurs chaque jour*, plus de 750 heures de direct par an, trois heures d’infos par jour, un média devenu incontournable à Marseille en 4 ans seulement !

(*source Médiamétrie janvier 2009)  »

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Voilà dans quelle piteuse et triste situation se trouve notre télé locale.Voulue par Jean-Claude Gaudin en prévision des élections municipales, l’édile avait appelé ses amis banquiers, groupes de presse et star de la télé, nationale celle-là, à la rescousse pour former le tour de table financier de la chaîne et assurer une belle promotion de lancement. Gaudin avait lancé sa chaîne du temps de sa splendeur…

Mais voilà que ladite chaîne avait été trop indépendante, à ses yeux, durant la campagne électorale. Depuis, ses p.d-g avaient valsé aussi vite que les rotations à trois temps des  jeunes filles endimanchées lors du bal des débutantes. Lire la suite

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Sécu, retraites, emploi des seniors : un an pour décider

retraiteLors de son allocution devant le Congrès à Versailles, lundi dernier, le Président Sarkozy a été clair sur la question de la réforme des retraites. « Le temps de la décision » se situera « à la mi-2010″ intime-t-il, et  » toutes les options seront examinées, tout sera mis sur la table :  l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité ».

Dommage pour les participants du Forum régional pour l’emploi des plus de 45 ans, qui n’auront pas pu anticiper autant de volontarisme politique affiché. Organisé par la Cité des métiers de Marseille, les 17 et 18 juin derniers, le Forum rassemblait plus d’un millier de visiteurs et 22 entreprises autour de séance de « speed-dating » et d’ateliers afin d’informer, d’accompagner et de mettre en relation ces laissés pour compte du marché du travail. Au-delà du sentiment tenace d’un gâchis de compétences et d’expérience, ils se rongent les sangs à l’idée d’une bien hypothétique retraite…

Or, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le taux d’emploi des 55-64 ans ne dépasse pas les 36.7%, ce qui place la région à la 154ème place au niveau européen. Cette initiative unique en PACA répond donc à une demande croissante de cette population qui ne cesse de croître, le tout sur fond de débat sur un éventuel report de l’âge de départ à la retraite.

Le « continent gris » que l’Europe est en passe de devenir inquiète. Selon les projections de l’Insee, une personne sur trois devrait avoir 60 ans ou plus en 2050, soit une hausse de 80% en 45 ans. Le vieillissement de la population marque donc une accélération depuis 2006 avec l’arrivée des générations issues du baby-boom (à savoir les personnes nées entre 1946 et 1975) et pose le problème structurel de la sauvegarde de notre système de retraite que les gouvernements de droite comme de gauche n’ont pu résoudre à ce jour.

Déjà en 1989, Michel Rocard lançait une large consultation suite à la publication du Livre Blanc sur les retraites, rapidement enterré tant la patate chaude était impopulaire. En cela, le discours présidentiel de Versailles éclaire quelque peu l’enjeu et fait montre d’une volonté sans faille. Soit ! Le gouvernement devra pourtant savoir en imposer aux partenaires sociaux très arc-boutés sur la question avec, en toile de fond, la crise financière et l’augmentation exponentielle des déficits publics.

La loi Fillon de 2003, fixait déjà un rendez-vous pour 2010 avec les partenaires sociaux. L’annonce prématurée d’un possible report de l’âge de départ faite par le chef de l’Etat peut surprendre et n’a peut être d’autre but que de préparer un terrain par nature très glissant. Lire la suite

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la Fiesta des suds respire avec l’abandon de la tour d’Icade

skyline marseille

En novembre 2007, la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe : le site du Dock des Suds, qui accueille chaque automne l’un des plus grands festivals de Marseille, La Fiesta des Suds (65 000 personnes en 2008), de nombreux concerts et des manifestations politiques, était menacé par un projet titanesque, celui du groupe immobilier Icade.

Sur les terrains du port autonome, le promoteur projetait d’aménager l’ilôt Peyssonnel, sur 2,5 hectares, envisageant de déplacer le hangar à sucre pour y construire, à la place, une tour de 130 mètres et des logements. Or, ce projet est abandonné, au moins jusqu’en 2013, au grand soulagement de Bernard Aubert et Florence Chastanier, les « parents » de la Fiesta.

Flash back
Dans un article de La Provence du 28 novembre 2007, Florence Chastanier déclarait : « On ne comprend plus rien. On a reçu des fonds publics pour des travaux à peine achevés. Et ce n’était pas pour du provisoire ». Après l’incendie qui avait ravagé en septembre 2005 les 4 800 m² de hangars, la Ville de Marseille et le Conseil général des Bouches-du-Rhône avaient alors chacun débloqué, pour transformer le hangar à sucre en salle de concerts, 800 000 euros, la région 400 000 € et le Feder (Fonds européen) 500 000 €.

De son côté, dans ce même article, Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la municipalité marseillaise, répondait sans état d’âme: « Icade, avec ses 300 millions d’euros d’investissements, est un projet d’intérêt majeur. » Bref, un festival majeur était balayé d’un revers de la main par la municipalité de Jean-Claude Gaudin.

Entre temps, la crise économique n’a pas épargné Marseille, et la candidature de Marseille-Provence capitale de la culture en 2013 est passée par là. Autant dire que l’énorme coup de gueule de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général 13, lancé fin novembre 2007 alors qu’il était en meeting justement au Dock des Suds, a eu son effet : il avait en effet menacé en ses termes les responsables d’alors d’Euroméditerranée (présidée jusqu’au printemps 2008 par Renaud Muselier) : « S’ils remettent en cause l’avenir de la Fiesta sur le lieu du Dock des Suds, je prends l’engagement solennel de retirer le Département d’Euromed ! »

La skyline à laquelle rêvait tout haut Renaud Muselier n’est donc pas prête de voir le jour sur le littoral marseillais : Jacques Saadé, qui a obtenu de son ami le maire de Marseille (à qui il prête son jet privé pour des voyages) que « sa » tour, construite par l’architecte-star libanaise Zaha Hadid, soit la plus haute (147 mètres), va se sentir bien seul. Un peu normal à cette altitude…

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Zapatero emboîte le pas de Sarkozy en supprimant la publicité des chaînes publiques espagnoles

zapatero-sarkozyLe tableau des petites phrases peu amènes a été effacé. Qu’il ait dit on non cette gentille remarque à l’égard du Premier ministre espagnol : « Il n’est peut-être pas très intelligent. Moi, j’en connais qui étaient très intelligents et qui n’ont pas été au second tour de la présidentielle », José Luis Zapatero lui aurait alors sèchement répliqué, selon une exclusivité du Canard Enchaîné : « Zarkozy n’est peut-être pas intelligent, mais il aimerait bien être réélu ». Voilà donc que le petit jeu des sentences assassines entre amis n’est plus d’actualité, loin s’en faut.

Nicolas Sarkozy, en visite pour deux jours en Espagne, se veut désormais peu avare en compliments à l’égard de son homologue déclarant dans le journal El Pais : « Pour moi, José Luis est un homme de talent, un homme de conviction et une grande figure en Europe ». Ces propos, qu’il pourrait aisément s’octroyer, tend une fois de plus à rapprocher les deux hommes que la polémique lancée par Ségolène Royal, tentait d’éloigner.

Déjà, la presse espagnole se demandait suite aux déclarations de José Luis Zapatero du mardi 14 avril 2009, quelle mouche avait donc pu piquer le chef du gouvernement espagnol porteur à son tour d’une mesure pro-sarkozyste. En effet, l’annonce de la préparation d’une nouvelle loi sur l’audiovisuel public au cours du Congres du Groupe socialiste espagnol, le PSOE, a été accueillie avec fort enthousiasme et salve d’applaudissements des députés et sénateurs, favorables de longue date à la suppression de la publicité sur les chaînes publiques.

Cette mesure, traditionnellement portée par la gauche désireuse de se débarrasser des contraintes des annonceurs et des dictats de l’audimat avait pourtant en France, été décidée en début d’année par le Président Sarkozy peu enclin à suivre les préconisations de l’opposition. Dès lors, la recherche des pièges et motivations peu avouables du gouvernement occupèrent les esprits redoutant l’appauvrissement du groupe France Télévisions, les suppressions d’emplois et la volonté farouche de favoriser les copains du privé, de M6 en passant par TF1. En outre, les débats ouverts autour de la nomination du Président des chaînes publiques françaises par l’exécutif laissait planer le doute sur une tentative d’appropriation par le pouvoir de ces médias à des fins électoralistes.

Qu’en est-il de l’autre coté des Pyrénées entre procès d’intention et motivations louables de transformer le paysage audiovisuel public ? Peut-on objectivement accuser Zapatero de satisfaire les mêmes ambitions que son homologue français ? Reconnaissant s’inspirer de la réforme française, le chef du gouvernement espagnol agit cependant dans un registre commun aux membres du PSOE en défendant par sa position de leader, une mesure souhaitée depuis longtemps par son camp. La nage à contre courant du Président Sarkozy avait quant à elle dans un premier temps surpris puis aiguisée la méfiance de ses détracteurs. Lire la suite

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Barack Obama investit résolument dans la recherche et l’innovation pendant que la France recule

obamaN’en déplaise au Vatican, le Président Obama a signé lundi 09 mars 2009 un décret autorisant le financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Interdite depuis 2001 par George W. Bush, le nouveau président américain veut désormais rompre avec la politique de son prédécesseur qui : «au lieu de promouvoir les découvertes, imposait (…) un faux choix, entre la science et les valeurs morales».

Cette promesse de campagne, aujourd’hui suivie des faits, se justifie autant par les perspectives qu’offre désormais l’utilisation de ces cellules dans le traitement de maladies dégénératives que par sa volonté stratégique de sortir les USA de la crise par « le haut » en s’appuyant sur la science. Ce désir de modernisation passe aussi pas le refinancement public d’action de recherches jusqu’alors financées par des fonds exclusivement privés, orientés vers un profit à court terme, tandis que les solutions pérennes font défaut.

Attendre que la tempête passe pour reprendre les mêmes modèles, n’est pas au programme du candidat du prometteur « Yes we can ! » qui ambitionne de modifier les liens entre science et morale, public et privé, industries gourmandes en ressources naturelles et recherches de nouvelles solutions moins coûteuses pour l’environnement.

Ce nouveau tournant pris par l’Administration Obama contraint les européens que nous sommes, à envisager l’avenir bien au delà de la sortie de crise et de nous projeter dans le monde de demain qui se décide dès maintenant.

Barack Obama résolument innovant
Avec ses 21.5 milliards, la recherche fondamentale n’est pas la seule bénéficiaire de ce plan de relance largement orienté vers l’avenir. Sur les 787 milliards votés le 17 février dernier par le Congrès américain, 120 milliards seront alloués à la recherche et le développement technologique dont 24.6 milliards pour les technologies de l’information et 50 milliards supplémentaires pour doper l’innovation en faveur des mutations énergétiques (renforcement de l’efficacité énergétique des infrastructures, stimuler le développement des voitures hybrides…) avec comme objectif de favoriser la croissance verte.

Cet effort budgétaire tend à inverser la tendance de ces huit dernières années de conservatisme féroce et d’absence de la puissance publique pour insuffler une nouvelle dynamique à l’économie américaine. La crise a au moins cela de positif : elle bouscule les théories, fait bouger les lignes et conduit les différents pays à adopter des solutions novatrices pour lutter contre le mal qui ronge leurs économies. Lire la suite

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Grèves du 29 janvier : un jeudi noir… de monde, pour quels résultats ?

photo-manif-marseille-29-janvier-2009A l’occasion de la journée d’action unitaire et interprofessionnelle, plus d’un million de personnes selon la police, 2,5 millions selon les syndicats, ont défilé jeudi dernier dans toute la France. Tous les observateurs, même ceux de TF1, prédisaient une mobilisation exceptionnelle, elle le fût, détrônant le record des 396.000 manifestants selon la Police (du million selon les forces syndicales) détenu par le mouvement social anti-Contrat Première Embauche (CPE) de mars 2006.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, peut-être faudrait-il un jour offrir à nos forces de l’ordre des lunettes et des calculettes tout comme à nos syndicats des arguments pour insister sur le fond et non gonfler des muscles déjà bien usés et rompus aux exercices d’une Presse qui, en publiant les deux chiffres, les anesthésient. Le peuple de France n’est ni aveugle, ni stupide… Voilà une de nos scories ancestrales à réformer pour tâter le pouls, réel, de la contestation ou du soutien à une idée, une politique, un leader…

Il ne fait aucun doute que cette journée de mobilisation fut exceptionnelle, rare, de celle qui dépasse largement le très faible taux de syndicalisation français. Plus encore, rarement les français, dont ont dit que le sport national est d’abord la grève, n’ont bravé le pavé aussi nombreux. Ce n’est pas le CPE qu’il convient d’avoir en ligne de mire, mais la réforme de l’enseignement libre qui a amené des millions de français, de droite comme de gauche, en 1984, à faire reculer la gouvernance socialiste pour réviser et, au final, abandonner, sa doctrine à plus de pragmatisme. On ne gouverne jamais contre mais avec…Même dans un rapport de force.

Dans la même veine, il conviendra d’être vigilant sur l’influence que va avoir ce rapport de force populaire sur l’action gouvernementale et là, dès ce matin, il semble que les dissonances apparaissent au plus haut niveau de l’Etat. Nous y reviendrons. Lire la suite

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