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la Fiesta des suds respire avec l’abandon de la tour d’Icade

skyline marseille

En novembre 2007, la nouvelle avait fait l’effet d’une bombe : le site du Dock des Suds, qui accueille chaque automne l’un des plus grands festivals de Marseille, La Fiesta des Suds (65 000 personnes en 2008), de nombreux concerts et des manifestations politiques, était menacé par un projet titanesque, celui du groupe immobilier Icade.

Sur les terrains du port autonome, le promoteur projetait d’aménager l’ilôt Peyssonnel, sur 2,5 hectares, envisageant de déplacer le hangar à sucre pour y construire, à la place, une tour de 130 mètres et des logements. Or, ce projet est abandonné, au moins jusqu’en 2013, au grand soulagement de Bernard Aubert et Florence Chastanier, les « parents » de la Fiesta.

Flash back
Dans un article de La Provence du 28 novembre 2007, Florence Chastanier déclarait : « On ne comprend plus rien. On a reçu des fonds publics pour des travaux à peine achevés. Et ce n’était pas pour du provisoire ». Après l’incendie qui avait ravagé en septembre 2005 les 4 800 m² de hangars, la Ville de Marseille et le Conseil général des Bouches-du-Rhône avaient alors chacun débloqué, pour transformer le hangar à sucre en salle de concerts, 800 000 euros, la région 400 000 € et le Feder (Fonds européen) 500 000 €.

De son côté, dans ce même article, Jean-Claude Gondard, secrétaire général de la municipalité marseillaise, répondait sans état d’âme: « Icade, avec ses 300 millions d’euros d’investissements, est un projet d’intérêt majeur. » Bref, un festival majeur était balayé d’un revers de la main par la municipalité de Jean-Claude Gaudin.

Entre temps, la crise économique n’a pas épargné Marseille, et la candidature de Marseille-Provence capitale de la culture en 2013 est passée par là. Autant dire que l’énorme coup de gueule de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général 13, lancé fin novembre 2007 alors qu’il était en meeting justement au Dock des Suds, a eu son effet : il avait en effet menacé en ses termes les responsables d’alors d’Euroméditerranée (présidée jusqu’au printemps 2008 par Renaud Muselier) : « S’ils remettent en cause l’avenir de la Fiesta sur le lieu du Dock des Suds, je prends l’engagement solennel de retirer le Département d’Euromed ! »

La skyline à laquelle rêvait tout haut Renaud Muselier n’est donc pas prête de voir le jour sur le littoral marseillais : Jacques Saadé, qui a obtenu de son ami le maire de Marseille (à qui il prête son jet privé pour des voyages) que « sa » tour, construite par l’architecte-star libanaise Zaha Hadid, soit la plus haute (147 mètres), va se sentir bien seul. Un peu normal à cette altitude…

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Plan anti-crise de Sarkozy, le compte n’y est pas !

sarkozy-crise-caricatureOn l’avait annoncé, proclamé, affirmé avec force ambition, biceps gonflés, comme on le fait d’une idée dont on connaît les faiblesses mais dont on sait que son seul objet est de convaincre, rassurer coûte que coûte, au moyen indubitablement efficace d’une communication soignée. Transiger sur le fond mais soigner la forme, telle est la norme élyséenne désormais.

Ainsi fait le 13 janvier dernier, alors que le chef de l’Etat plantait son plan de relance à la vox populi, chiffré à 26 milliards d’euros. Adopté avec 316 voix pour et 212 contre par les députés, ledit plan piloté par le fraîchement nommé ministre chargé de la relance, Patrick Devedjian, se voulait fédérateur : «Les élus ont un rôle capital dans la mise en œuvre des projets » avait-t-il alors déclaré. « Je compte sur vous. Notre pays doit nous trouver rassemblés face à cette crise injuste que nous affrontons avec courage.»

Malgré les différentes mesures prévues par le gouvernement, les partis d’opposition et les économistes restent dubitatifs sur le réel impact de ce texte. L’heure est aujourd’hui au bilan des mesures prises pour l’hexagone. En plein cœur de la crise, celui qui exhortait à un déblocage massif de fonds lors de sa présidence à l’Union Européenne semble plutôt avoir accouché d’une souris. Une fois de plus, il y a long de la parole aux actes et le compte n’y est pas… Loin s’en faut. Analyse. Lire la suite

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Egalité presque totale entre Gaudin et Guérini aux municipales de Marseille

gaudin-guerini.jpgCe matin à 5h00, au regard des résultats réels bureau par bureau, nous sommes dans une quasi égalité, les estimations de 22h00 donnant un 41 % pour Gaudin et un 40,1% pour Guérini sont très imprécises, et pour cause, il est quasi impossible de donner un chiffre sérieux, tout se passe à quelques centaines de voix près. Force est de constater néanmoins que deux têtes de liste sont élues au 1er tour à gauche, Lisette Narducci et Samia Ghali. Sylvie Andrieux quant à elle, frise la victoire à 49,19%. Du côté UMP, un seul élu, Gaudin lui-même dans son secteur et un bon score de Guy Teissier.

Le second tour sera donc décisif, d’abord dans les 4/5 avec un Jean-Noël Guérini qui doit absolument refaire son retard de presque 5 points. Patrick Mennucci, directeur de campagne de Guérini, semble hors de portée de Roatta sur le 1/7 avec le report des voix de presque 9% de l’extrême gauche qui a clairement appelé à voter pour les listes Guérini ce soir.

Tout dépendra donc de la mobilisation des abstentionnistes du 1er tour, fort nombreux à Marseille, et du bon report du Modem, qui semble presque acquis à Guérini ainsi que de l’absence de triangulaire avec le FN qui négocie pourtant âprement avec Gaudin contre la Mosquée, les finances exsangues de la ville et de la Communauté urbaine, le logement inaccessible aux pauvres et aux classes moyennes, terreau du Front National…

Tout se jouera donc sur la mobilisation des deux camps à Marseille. Tout se gagnera sur quelques centaines de voix. Guérini, élu aux cantonales dans son canton, ses co-listières élues aussi de manière remarquable, semble tenir la corde, ce qui semblait impossible il y a encore quelques semaines. De l’avis de la presse locale, nationale et internationale, sa campagne a été exceptionnellement dynamique. Sera-t-elle pourtant plus suffisante ? Le temps est venu de l’efficience et de l’efficacité, bulletin par bulletin, conviction de chacun de ses proches.

Malgré les propos rassurants de Jean-Claude Gaudin, qui stigmatise le mauvais climat politique national, « excessivement tendu pour la droite et le centre « en oubliant le fait qu’il est lui-même l’un des patrons de l’UMP, jamais l’issue des élections municipales de Marseille n’a été aussi incertaine. Les deux camps le savent.

Aujourd’hui, sur les rives du Lacydon, il y a deux point de vue d’égale justesse : le dernier round de Gaudin est beaucoup plus difficile que l’édile ne l’a jamais imaginé, lui qui souhaitait ne pas faire campagne tant il était sûr de sa notoriété, une vraie leçon d’humilité contre la suffisance. De l’autre côté, la lame de fond, perceptible ces derniers jours chez Guérini ne s’est pas encore traduite dans les urnes.

Comme si les Marseillais hésitaient encore à sauter le pas du changement. Comme si les Marseillais aimaient râler sans vouloir changer les choses vraiment, il en va de la propreté ou de l’hygiène, du prix exorbitant des loyers, du transport mal géré, de la qualité de vie pour les familles notamment en matière de places de crèche… Tout ce qui ressortait, avant le 1er tour, des enquêtes d’opinion avec des scores éminents.

Les prochains jours seront décisifs, l’égalité est, pour l’heure, presque totale.

La victoire finale appartiendra aux abstentionnistes du 1er tour !

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