Archives de Tag: mairie de marseille

Les collectivités territoriales sont touchées de plein fouet par la crise financière. La gestion hasardeuse de la ville de Marseille n’y échappe pas. Exemple : l’immobilier de la rue de la République

De L’Elysée à Matignon, en passant par Bercy, le même refrain rythmait, il y a peu, la sérénité feinte, rassurante et trompeuse, qui sied en période de crise. Celle-là même dont l’objet, salutaire, ne fait que nourrir les interstices du doute, début et fin d’un système économique fondé sur la confiance. Pourtant, en dépit de l’optimisme affiché, il n’aura fallu que quelques semaines pour que les pouvoirs publics dévoilent leur embarras face à la vitesse de propagation de la « Big depression » qui touche désormais les collectivités territoriales et leurs besoins exponentiels en matière d’emprunts.

Pour parer à cette énorme secousse budgétaire publique, le 21 octobre dernier, au terme d’une réunion de suivi du plan de refinancement des établissements en difficulté, le gouvernement décide discrètement de débloquer une enveloppe de 5 milliards d’euros pour garantir les prêts aux collectivités locales et couvrir leur gestion très souvent hasardeuse. Claude Bartolone, fraîchement élu à la tête du Département de Seine-Saint-Denis fustige la gestion de son prédécesseur communiste en découvrant un passif de 808 millions d’euros, généré par les seuls produits financiers toxiques. Dans les Bouches-du-Rhône, le bilan est moins morose grâce à la prudence budgétaire, prônée par le Président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, et à un recours à l’emprunt composé à 83% de taux fixes. L’exemple est si rare qu’il convient de le saluer.

Néanmoins, nombre d’économistes prédisent désormais que les collectivités locales succomberont toutes à l’effet boule de neige de la crise selon le volume des montages bancaires « exotiques » réalisés. Problème : au jeu des disparités territoriales, la ville de Marseille ne s’en sort pas avec les honneurs (48% d’emprunts à taux variables), à l’image de la préoccupation grandissante entourant le projet de réhabilitation du centre ville, et plus particulièrement de la rue de la République, laissée entre les mains d’investisseurs privés, en proie à la spirale faillitaire. Lire la suite

3 Commentaires

Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, Social

Présidence du Sénat : le grand bluff de Jean-Claude Gaudin

Demain, nous connaîtrons le nom du successeur de Christian Poncelet à la présidence du Sénat. Sauf immense surprise, puisque l’UMP, parti éternellement majoritaire à la Haute assemblée, a déjà élu son candidat, Gérard Larcher montera au « plateau ». Ce dernier ayant défait la semaine dernière l’ancien premier ministre Raffarin, lui aussi candidat lors de primaires internes au parti sarkozyste.

La fonction est loin d’être honorifique, la constitution place même le président de la chambre haute au deuxième rang de l’Etat. Plus encore, c’est lui qui doit assurer les fonctions suprêmes « en cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres » (Art. 7).

A Marseille, cette élection sur fond de moquette épaisse a agité le marigot politico-médiatique local. Émotions, rebondissements et suspense furent au programme. Il ne s’agissait pourtant pas d’un nouveau concept d’émission dont France Télévision raffole, mais de l’éventuelle, (im)probable, (im)possible, putative… candidature de son édile, Jean-Claude Gaudin. Saga estivale, savamment nourrie durant la campagne des sénatoriales.

Au lever de rideau, un seul homme sur l’estrade, avec l’ambition ultime d’alpaguer les hautes sphères politiques en guise de remerciements pour service rendu à la nation. Mais la vie politique est souvent cruelle, elle a la mémoire courte et les comportements injustes. La trahison fait souvent règle. Celui qui, pendant des décennies, avait présidé aux choix subtils et périlleux des investitures de son parti, fut lâché avant même de faire campagne. Il n’y a pas de pires ennemis que ceux qui vous sont redevables non ? Machiavel, Platon, Hobbes, Kant et Bodin en ont écrit de lourdes pages, si sèches, si réelles. Des références pour les étudiants en sc-po.

Bref, n’atteint pas la présidence qui veut, entrer dans l’histoire institutionnelle est une rude violence. Voir inscrire son nom en lettres d’or sur les murs de la République n’a pas de prix. Il tient d’une précise alchimie, celle de la conjonction du temps, des lieux et des personnes.

Ainsi, au terme d’un suspense que seul le protagoniste avait alimenté, à coup de petites informations quotidiennes reprises avec une déférence non feinte par La Provence, Jean-Claude Gaudin a préféré jeter l’éponge devant la rude réalité : peu, très peu de soutiens.

La fin d’un rêve
Réaliste, cette décision fut bien inspirée au regard des résultats de la primaire. Alors que les couloirs du Palais du Luxembourg bruissaient des chuchotements d’une bataille serrée entre les trois prétendants au « plateau » (Gérard Larcher, Jean-Pierre Raffarin et Philippe Marini), le scrutin fut sans appel. Elu dès le premier tour, avec 78 voix contre 56 pour Raffarin et 17 pour l’outsider Marini, Gérard Larcher peut afficher le sourire des jours triomphants. Bon gré mal gré, les sénateurs ont félicité le vainqueur. Et Jean-Claude Gaudin, fort prudent quant au soutien de son camarade centriste Raffarin, s’est plié aux convenances, avec un sens indéniable de la rhétorique : « Au moins, c’est clair ! ».

Il va sans dire que les collègues du vice-président du Sénat n’ont jamais pris très au sérieux ses atermoiements, ni même sa candidature. L’homme est usé et sa victoire à l’arraché aux dernières municipales a encore plus écorné son blason. Ses petites ou grandes combines électorales ont abouti à l’élection du socialiste Eugène Caselli à la Communauté urbaine de Marseille, là où il avait pourtant une forte majorité sur le papier. Les sénatoriales où sa liste décroche 3 sièges seulement pour 5 à son redoutable concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini, a fini d’achever ses derniers soutiens fidèles du Palais du Luxembourg.

Certes le vieux loup a su donner le change. A chaque occasion, il transforme avec un art consommé, pour la galerie médiatique, ses échecs en succès mais, de Paris à Marseille, personne n’est vraiment dupe. Les sourires deviennent plus cireux et l’on compte les derniers spasmes de l’animal politique qu’il est indubitablement. Personne sauf son Journal, La Provence qui, au fil des colonnes du quotidien régional, continue à maintenir l’aura comme le faisait, en son temps, Le Provençal pour Gaston Defferre. L’oxygénation par l’encre…

2 Commentaires

Classé dans Général, Ils ont dit, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, Sénatoriales 2008

Marseille n’est pas encore prête à accueillir « son Atlantis »

Dubaï – Sous un soleil de plomb, avec pour seul décor un colosse de béton haut de 100 mètres, pose fièrement un homme de 73 ans face à un parterre de journalistes et de photographes (www.daylife.com/topic/sol_kerzner). Cependant, ne vous fiez pas aux apparences : sur cet oasis artificiel de 17 hectares, le géant n’est pas celui que l’on croit. Avec une fortune dépassant très largement le milliard de dollars (en ces temps de pessimisme économique et financier, épargnons-nous la désobligeante exactitude des chiffres…), et une chaîne d’hôtels de luxe allant des Bahamas à Sun City (Afrique du Sud) en passant par l’Ile Maurice, Sol Kerzner dirige une entreprise qui ne connaît pas la crise.

Inventeur de génie pour les uns, destructeur environnemental pour les autres, ce natif de Johannesburg est à l’origine des plus gros complexes hôteliers du monde et l’ouverture prochaine d’Atlantis The Palm, le 24 septembre à Dubaï, ne dérogera pas à la règle. Le terme « complexe » dénigrerait presque, par son manque d’éloquence, le travail titanesque réalisé depuis plus de trois ans : toboggans géants, espèces tropicales à profusion, plage de sable fin longue d’1,4 km, restaurants gastronomiques multi-étoilés, habitat marin abritant 65000 poissons, chambres dotées des technologies dernier cri. Tout ici n’est que luxe, calme et volupté…version XXL !

Retour à Marseille – L’atterrissage est plutôt brutal ; certes, le soleil est au rendez-vous mais nous sommes loin, très loin, de la démesure et de la débauche de luxe affichée sans complexe par le « Dubaï new look ». Pourtant, depuis quelques mois, la cité phocéenne est secouée par un véritable tremblement de terre médiatique, provoqué par des négociations à couteaux tirés entre opposants et défenseurs du projet de construction d’un hôtel quatre étoiles, en lieu et place de la Sucrerie Giraudon aux Catalans. Lire la suite

1 commentaire

Classé dans Culture, Economie, Environnement, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Politique, Pour vous faire votre opinion

Marseille est le nouvel écrin européen de la culture, aubaine ou danger budgétaire ?

Au terme d’un suspens insoutenable, le verdict est finalement tombé : Marseille sera, en 2013, la Capitale européenne de la Culture avec la ville de Kosice, en Slovaquie. Le malheur des uns faisant le bonheur des autres, cette décision, prise à l’unanimité par le jury au détriment des trois autres villes en lice (Lyon, Bordeaux et Toulouse), a immédiatement laissé place à une déferlante d’enthousiasme et de joie, de la part de tous les acteurs politiques, économiques et culturels.

Ce succès n’est pas le fruit du hasard, tant le dossier marseillais était, selon les experts, bien ficelé. La cité phocéenne n’a pas de raison de bouder son plaisir et l’exaltation est de mise, la fête étant à la hauteur de l’événement. Pourtant, la deuxième ville de l’Hexagone, reste une cité pauvre, « souffrant d’un déficit d’image et d’un retard structurel important », comme le souligne Jacques Pfister, Président de l’Association Marseille-Provence 2013.

Au-delà des retombées culturelles insufflées par la dimension euro-méditerranéenne du projet, une question, nettement moins médiatique, se pose : celle du budget nécessaire à la consolidation du paysage culturel et, in fine, du niveau d’implication financière des collectivités locales en vue d’asseoir la réputation du « pays de Marcel Pagnol ». Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Economie, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Politique, Pour vous faire votre opinion, Social

Marseille-Provence 2013 : la culture, une histoire de « transports »

A l’heure où Marseille fête sa nomination comme capitale de la culture en 2013, la 7ème édition de la semaine européenne de la mobilité (16-22 septembre) est passée presque inaperçue. Cette manifestation organisée par le Ministère de l’écologie conjointement avec les autres pays d’Europe s’inscrit dans la dynamique du Grenelle de l’environnement avec, au cœur de ses priorités, le développement des transports urbains. C’est donc sur le thème « Donner de l’air à nos villes » qu’ont planché les 600 partenaires associés à ce projet.

Marseille planche aussi. On la dit asphyxiée et malgré l’inauguration récente du nouveau tramway, le retard y est flagrant. Alors comment répondre aux attentes des usagers et préparer l’arrivée des millions de visiteurs annoncés pour 2013 ? Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Environnement, Général, Les grands projets, Municipales 2008, Politique, Transports

Trahisons, surprises et cohabitation : la saga de la Communauté urbaine de Marseille

La politique c’est comme les saisons, ça ne s’arrête jamais. Chaque jour égrène son lot d’informations plus ou moins importantes, anecdotiques ou essentielles. Pourtant, la torpeur du mois de mai a nettement ralenti le rythme de l’information et le pluvieux mois de juin qui s’ouvre ne change guère la donne. Pas grand chose à se mettre sous la dent. Nous en avons profité pour prendre du recul et nous recentrer : « celui qui disperse ses regards sur tout ne voit rien ou voit mal » disait Diderot. Moment de grâce où l’écume des choses prend un relief particulier, la sensation d’être maître de son temps.

Le Président Sarkozy semblait s’être résolu, lui aussi, à ralentir la frénésie de sa praxis politique. Il se recentrait, paraît-il, sur l’ordre « spirituel » de la fonction, se retaillait un costume plus traditionnel, pas moins humble mais plus distant. Même l’anniversaire de sa première année présidentielle, très contrastée, fut fêté en toute discrétion, dévissage dans les sondages oblige. Rien de passionnant…

Alors, peut-être est-il temps de revenir à ce qui a marqué l’histoire politique récente de Marseille. L’élection, contre toute attente, d’Eugène Caselli (PS) à la tête de la Communauté urbaine de Marseille (MPM) et donc de l’étouffement politique et financier de Jean-Claude Gaudin (UMP), réélu pour un 3e mandat, maire de Marseille. Récit.

Après les dernières élections municipales le premier président de la troisième agglomération de France, Jean-Claude Gaudin, avait décidé de laisser sa place à un autre… Son ex-premier adjoint Renaud Muselier était alors naturellement désigné. Le deal avait été conclu pendant la campagne, « tu restes fidèle, tu fais campagne et je te donne l’agglomération » avait probablement lancé l’édile marseillais à l’éternel dauphin. C’était sans compter sur une règle d’or en politique : après moi le déluge ! Face à lui, Eugène Caselli, 61 ans, discret patron de la fédération du Parti socialiste et fidèle de Jean-Noël Guérini, le président du puissant Conseil général des Bouches-du-Rhône. Lire la suite

5 Commentaires

Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, Vidéos

Derniers sondages : une élection dans un mouchoir de poche pour les municipales de Marseille !

cps_hlv97_120308234922_photo00_photo_default-512x440_article.jpgA quelques heures du second tour des municipales, qui verra émerger des urnes le nouveau maire de Marseille, tout est toujours aussi incertain quant à l’élection de Jean-Noël Guérini, leader de la gauche et du centre ou de Jean-Claude Gaudin, le maire sortant UMP. Les trois derniers sondages d’hier affirmaient tout et son inverse, preuve que les dés seront jetés au dernier moment, dans le secret des isoloirs, sûrement à la dernière minute.

Si au premier tour les deux candidats ont fait presque jeu égal, avec un avantage à Guérini pour le nombre des élus, ce sont sûrement les ralliements du MoDem et le soutien à peine voilé de l’extrême gauche à Guérini qui feront la différence, alors que Le Front National a demandé à ses électeurs de ne pas se rendre aux urnes en s’abstenant ou en votant nul, autant de votes en moins dans l’escarcelle de l’équipe Gaudin. D’où sa fébrilité et sa nervosité visible ces dernières heures et quelques cafouillages dans son état-major, voire des excès racistes et injurieux notamment envers Mme Guérini d’origine juive qui, s’ils s’avéraient vrais, ne seraient pas à l’honneur des équipes Gaudin. Pour autant, sera-ce suffisant ? Nul ne le sait, les abstentionnistes du 1er tour ont assurément la clef de l’issue du 2ème.

La diffusion de plusieurs sondages dans les deux secteurs décisifs pour gagner la bataille de Marseille secoue grandement les QG de campagne. Tout se jouera dans les 1er (1er et 7e arrondissements) et 3e secteurs (4e et 5e arr.)

Les derniers sondages donnent Guérini et Muselier au coude-à-coude dans le 3e secteur :
Selon une enquête d’opinion réalisée par l’Ifop/Fiducial pour le compte de Paris-Match, le premier adjoint au maire UMP Renaud Muselier recueillerait, dans le 3e secteur, 50,5% des intentions de vote, et Jean-Noël Guérini, le leader socialiste venu le défier dans son fief, 49,5%. Un score plaçant les deux hommes dans un mouchoir de poche avec une légère avance pour l’ex-secrétaire d’Etat.

Un autre sondage Sofres pour Le Figaro publié hier matin donne des équilibres similaires : 51% pour le candidat de droite et 49% pour celui de gauche.

La surprise vient d’un troisième sondage réalisé par BVA/Orange diffusé hier soir par LCM : Jean-Noël Guérini gagnerait le 3e secteur avec 51% des suffrages alors que Renaud Muselier n’en obtiendrait que 49%.

A l’issue d’un premier tour qui a favorisé Renaud Muselier (42,16%) face à Jean-Noël Guérini (37,51%), ces chiffres montrent que l’écart se réduirait au point d’en inverser même la tendance. Rien n’est donc joué.

Mennucci semble tenir la corde dans le 1er secteur contre Roatta :
Les sondeurs de l’Ifop et de BVA ont passé également le 1 er secteur (1 er et 7 e arrondissements) à la loupe. Le candidat socialiste, Patrick Mennucci, sortirait dans les deux cas vainqueur (52,5% pour Ifop et 51% pour BVA) de son duel avec le maire de secteur sortant, Jean Roatta (47,5% Ifop, 49% BVA).

Les suffrages de la gauche radicale et du Mouvement Démocrate feraient pencher la balance. Lors de la première manche électorale, les deux hommes étaient au coude à coude (39,94% pour l’élu UMP et 39,21% pour l’ex-lieutenant de Ségolène Royal).

Mais dans cette élection, plus encore que dans les précédentes, les sondages ne font pas les suffrages, tant il est quasi impossible à cette heure de savoir qui de Guérini ou de Gaudin l’emportera au final. D’ores et déjà, la campagne de Jean-Noël Guérini a été admirable pour s’imposer avec crédibilité et sérieux quand celle de Jean-Claude Gaudin a été suractive ces derniers jours pour tenter d’emporter l’assentiment des abstentionnistes, seule chance pour l’UMP qui ne peut compter sur des réserves au second tour après le ralliement du MoDem aux listes Guérini et à l’appel à l’abstention du Front national.

Dimanche, nous tournerons une page importante de l’histoire politique de Marseille, la France entière retient son souffle, l’Élysée aussi…

Consultez le sondage BVA/Orange/LCM 1er et 3e secteur

Consultez le sondage Sofres-Le Figaro pour le 3e secteur

1 commentaire

Classé dans En bref, Général, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, sondages

Duel télévisuel entre Gaudin et Guérini pour le deuxième tour des municipales de Marseille

guerini-gaudin.jpgAprès d’âpres négociations, les deux candidats à la mairie de Marseille, le maire UMP sortant Jean-Claude Gaudin et son concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini, ont finalement accepté  de confronter leur projet lors d’un débat ce mercredi 12 mars, de 18h30 à 20h, sur le plateau de La Chaîne Marseille (LCM) en partenariat avec Europe1 (104.8 FM).

Ce face à face sera organisé « à l’américaine » c’est à dire debout derrière un pupitre. Les deux prétendants à la mairie de Marseille, arrivés au coude-à-coude lors du 1er tour des municipales, répondront aux questions, souvent redoutables, de l’animateur Jean-Pierre Elkabbach.

Poster un commentaire

Classé dans En bref, Général, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion

Municipales 2008 – Marseille : Guérini conforte son avance dans le fief de Muselier selon un sondage de La Provence

gaudin-guerini.jpgEt de trois ! Après les deux sondages publiés hier donnant le socialiste Guérini vainqueur pour la première fois au 1er et au 2e tour des élections municipales à Marseille contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin (sondage TNS-Sofres Logica pour le Figaro : 51 % pour Guérini au 2e tour, contre 49 % pour Gaudin et L’Ifop-fiducial 40 % pour Guérini, 36 % pour Gaudin au 1er tour). Voilà que La Provence confirme cette tendance dans un sondage TNS-Sofres publié aujourd’hui et annoncé hier soir sur le site Internet de la provence.com.

Selon les intentions de vote aux élections municipales dans les 4e et 5e arrondissements à Marseille, le challenger socialiste Jean-Noël Guérini devancerait son adversaire UMP, Renaud Muselier au premier tour à 40% contre 37,5%. Le premier adjoint du maire sortant se trouverait ainsi devancé par le candidat PS à la mairie de Marseille dans l’un des secteurs clé de la ville. Celui qui fera sûrement l’élection générale à la mairie centrale avec le 1er secteur (1et 7e arr.)

Le Front national, quant à lui, récolterait 9 % des intentions de vote, le MoDem 6,5%, la Ligue communiste révolutionnaire et les Collectifs anti-libéraux 5%. Le Mouvement pour la France et le Centre national des indépendants ainsi que la liste d’Union pour la droite nationale seraient crédités de 0,5% des intentions de vote.

Si le Front National est en mesure de se maintenir au deuxième tour en dépassant les 10%, le 1er adjoint UMP Muselier aura donc fort à faire pour conserver son poste dans une triangulaire généralement favorable à la gauche. Pour l’heure, toujours au second tour, les deux hommes , Muselier et Guérini, sont au coude-à-coude à 50% chacun.

Ces trois sondages, qui vont tous dans le même sens, indiquent donc une tendance nettement favorable au patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône et commence à faire trembler les caciques en pace depuis 13 ans à l’hôtel de ville. Jean-Claude Gaudin aurait réunit en urgence son staff aujourd’hui pour organiser la parade. Trop tard ?

2 Commentaires

Classé dans En bref, Général, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, sondages

Municipales : une heure après l’Ifop, un sondage de la Sofrès donne Guérini futur maire de Marseille


Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l’action de sa campagne.


Jean-Claude Gaudin fébrile hier soir en apprenant les 2 sondages négatifs du jour décide, selon l’UMP, de « hausser le ton »

___________________________________

Le rythme des sondages municipaux marseillais s’accélère considérablement ces dernières heures. Tous mettent en exergue une lame de fond qui donne Jean-Noël Guérini, le leader de gauche, qui mène une campagne effrénée depuis le début septembre 2007, gagnant dans tous les cas de figure contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin. On apprenait ce soir vers 19h00 via Reuters que les listes de Guérini l’emporteraient par une solide avance de 4 points au 1er tour selon l’Ifop ( 36% pour Gaudin, 40% pour Guérini).

Moins d’une heure plus tard, selon un sondage TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône obtiendrait 51 % des voix contre 49 % à son adversaire UMP au second tour des municipales. Apprenant la nouvelle ce soir en direct sur le plateau de France 3 Méditerranée, la célèbre faconde provençale du maire sortant ne pouvait cacher l’embarras, « Marseille reçoit aussi la température parisienne » riposte-t-il en ajoutant, « Nous assistons à une montée, un peu, du Front national et une stabilité du Modem, ce qui grignote un peu mes positions pendant que M. Guérini reste stable », a-t-il affirmé pour (se?) rassurer.

Les jeux ne sont pas faits pour autant, d’une part parce qu’il reste encore deux semaines de campagne et le vieux briscard de Gaudin réservera encore des surprises, sans nul doute. Pas fait non plus parce que, d’autre part, le savant découpage électoral par secteurs à Marseille rend très difficile les projections possibles en sièges. Reste que la partie s’annonce difficile pour Jean-Claude Gaudin. Ce soir, Gaudin poursuit sa mue, celle d’un homme qui doute, lui qui ne voulais pas même faire campagne il y a encore quelques semaines, faisant trépigner d’impatience quelques-uns de ses lieutenants qui eux, sentaient le vent tourner. L’inquiétude n’était pas tue non plus à l’Élysée ou au siège national de l’UMP.

Pourtant, selon l’enquête TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le maire sortant de Marseille accuserait trois points de retard au premier tour sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, avec 37 % des suffrages contre 40 %. Au deuxième tour, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône serait en tête avec 51 % contre 49 % à son adversaire UMP.

 » la tendance est préoccupante » selon Claude Bertrand
Claude Bertrand, directeur de cabinet et principal conseiller politique de Jean-Claude Gaudin, reconnaît néanmoins que «la tendance est préoccupante». Selon lui, la majorité municipale est pénalisée par « la progression du vote-sanction à l’égard du président de la République ». La parade est donc consommée, c’est la faute à Paris.

«Sur le terrain, on n’utilise pas du tout l’argument anti-Sarko», martèle Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Jean-Noël Guérini. Lui-même candidat contre l’UMP Jean Roatta dans le 1er secteur (1er et 7ème arr.), qui l’avait battu de justesse aux législatives. L’ancien responsable de la campagne de Ségolène Royal veut plutôt voir dans la progression de son patron la conséquence «de sa crédibilité en matière de gestion, acquise au conseil général, de l’adhésion croissante de la population marseillaise à son projet et du besoin de renouvellement qu’elle exprime. »

Les scores du FN et du MoDem respectivement crédités de 9 % et de 7 % des voix, ce qui semble confirmer le retour d’une partie des électeurs sarkozystes de 2007 vers leur vote traditionnel. Marseille aura bien valeur de test national. L’ex-Vert Jean-Luc Bennahmias, chef de file des bayrouistes marseillais, se voit déjà en profiter, dans le sillage d’une victoire de Jean-Noël Guérini. «Il y aura une majorité nouvelle à Marseille, et nous en ferons partie», confie-il à nos confrères du Figaro. Officiellement, sa liste «démocrate et écologiste» est prête à négocier une fusion avec le «mieux-disant» des deux finalistes «en matière de transparence et de développement durable» . En fait, le MoDem et le PS sont déjà d’accord pour se battre ensemble contre le chantier de l’incinérateur de Fos-sur-Mer, que Jean-Claude Gaudin estime indispensable.

De quoi durcir encore le matelas de sécurité du candidat de la « gauche ouverte ». Celui que n’a jamais trouvé crédible le maire sortant lorqu’il pronostiquait un essouflement de la campagne de son adversaire dès le mois de novembre fort d’un sondage qui donnait M. Gaudin en avance de 10 points sur M. Guérini au deuxième tour. Mais l’écart a fondu comme neige au soleil marseillais au fil des mois, passant à 3 points dans une enquête mi-février avant que les candidats ne soient mis à égalité, toujours au 2e tour, selon un sondage OpinionWay du 21 février. Désormais, le challenger Guérini est devenu le possible futur maire de Marseille.

Téléchargez le sondage TNT Sofres-Le Figaro complet

4 Commentaires

Classé dans Général, Ils ont dit, Législatives 2007, Les grands projets, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, Présidentielle 2007, Propreté, sondages, Vidéos