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Lors de la visite de N. Sarkozy à Marseille, Renaud Muselier se ridiculise devant la presse. Juste pour rire…

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La bérézina de la presse marseillaise : LCM et la Tribune du Sud se meurent !

liberté de la presse« Rien ne va plus », « c’est catastrophique », « lamentable », « quel gâchis » , voilà quelques-unes des réactions de journalistes marseillais en apprenant la situation de la Chaîne télé locale, LCM, mais aussi de « La Tribune du Sud » dont, en exclusivité, nous vous révélons que le numéro de demain (mardi 30 juin) sera le dernier.

Après quelques semaines d’existence, l’aventure du quotidien la Tribune du Sud s’achève, telle une comète, aussi vite qu’elle est apparue. Tous les journalistes embauchés seront à la rue dès la fin de la semaine. Ceux, embauchés en Cdi ne seront pas mieux lotis que les Cdd, ils étaient toujours en période d’essai. Plus encore, les salaires de Juin ne seront pas versés aux salariés.

La Banque, le Crédit Mutuel, pourtant en guerre contre le groupe Hersant (La Provence), les lâche en cours de route (nous reviendrons très précisément ultérieurement sur ce que nous savions de l’engagement de cette banque dans cette invraisemblable aventure…).

Triste situation pour la presse écrite et la liberté d’information à Marseille… Tout sera désormais concentré dans les mains du groupe Hersant, dont on connaît la ligne éditoriale… Et de La Marseillaise qui, tel le dernier village d’irréductibles gaulois face à l’empire romain, résiste avec son faible, très faible, lectorat…

Il en va de la presse écrite comme de l’audiovisuel. Et, comme nous vous l’annoncions, là aussi en exclusivité ce matin dans nos « off », les salariés de La Chaîne Marseille s’apprêtent demain à tenir leur premier piquet de grève. Guère plus tard nous recevions ce communiqué :

 » LCM va-t-elle fermer ?

La chaîne de télévision présidée par Jean-Pierre Foucault ne passera peut-être pas l’été 2009. Le dernier conseil d’administration a été repoussé à fin juillet sans projet pour la rentrée, sans grille validée, sans avenir élaboré, et surtout sans explication aux équipes de LCM.

Nous, salariés de La Chaine Marseille, voulons savoir si le premier actionnaire de la chaîne, la Caisse d’Epargne, veut continuer l’aventure de la 3ème télévision locale de France*. D’après le président du conseil d’administration, des négociations sont en cours avec un grand groupe de médias.

La Chaîne Marseille est-elle à vendre ?
Si c’est le cas, quelle télévision et quels programmes envisage le nouvel arrivant ? Avec combien de salariés ? Y a-t-il des projets concurrents ? La chaîne va-t-elle fermer en septembre ? A toutes ces questions et face aux craintes que la situation suscite, ni la direction ni le conseil d’administration ne donnent d’explication. Le dialogue social c’est le silence?

Quelques éléments pour comprendre la situation :

Mauvaises nouvelles pour l’emploi :
Un tiers des postes supprimé en un an (salariés partis et non remplacés). Plus aucun cdd à partir du 1er juillet.

Mauvaises nouvelles pour les finances :
Pas de budget en 2009, juste une ligne de crédit à la Caisse d’Epargne.
Aucun projet de budget pour 2010.

Mauvaises nouvelles pour les téléspectateurs :
Pas de grille prête pour septembre. Pour la 1ère fois, fermeture de l’antenne pendant 4 semaines en août.

Mauvaises nouvelles pour l’avenir :
Le conseil d?administration a gelé toute décision. La dernière réunion du CA a été repoussée à fin juillet sans aucune explication.

Et pourtant,
LCM , c’est  87500 téléspectateurs chaque jour*, plus de 750 heures de direct par an, trois heures d’infos par jour, un média devenu incontournable à Marseille en 4 ans seulement !

(*source Médiamétrie janvier 2009)  »

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Voilà dans quelle piteuse et triste situation se trouve notre télé locale.Voulue par Jean-Claude Gaudin en prévision des élections municipales, l’édile avait appelé ses amis banquiers, groupes de presse et star de la télé, nationale celle-là, à la rescousse pour former le tour de table financier de la chaîne et assurer une belle promotion de lancement. Gaudin avait lancé sa chaîne du temps de sa splendeur…

Mais voilà que ladite chaîne avait été trop indépendante, à ses yeux, durant la campagne électorale. Depuis, ses p.d-g avaient valsé aussi vite que les rotations à trois temps des  jeunes filles endimanchées lors du bal des débutantes. Lire la suite

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Marseille : La Tribune du Sud concurrence le groupe La Provence malgré un démarrage en dents de scie

tribunedusud_logoIl en faut, du courage, de l’ambition, sans doute de l’inconscience et un brin d’arrogance pour lancer, en 2009, un quotidien régional dans une région où, justement, le taux de lecture reste faible. A une époque où le lectorat captif déserte les kiosques pour leur préférer Internet. Un an à peine après le mercato impressionnant qui a agité Marseille et deux journaux du groupe Hersant, La Provence et Marseille l’Hebdo… Bref dans des circonstances unanimement reconnues comme défavorables !

Eh bien, ils l’ont fait, les journalistes de Tribune du Sud, Sébastien Laporte (officiellement unique actionnaire même si on peine à croire qu’il ne soit pas supporté dans une telle aventure au moins par une banque) et Jean-Michel Vergne en tête. Ils ont réalisé le rêve de tout journaliste qui se respecte : créer un journal in-dé-pen-dant !

Vendredi matin, enfin, l’objet était disponible pour 90 centimes. Dans la plupart des kiosques du centre-de-ville de Marseille, l’effet de curiosité a fonctionné. Format tabloïd, maquette vieillotte, et pas d’exclusivité. Un peu « pschitt » pour cette première où les dessous de l’OM étaient franchement réchauffés.

Samedi, bille en tête sur les sujets politiques : un bon sujet sur les députés locaux, et enfin un vrai angle pour traiter de l’actualité du sénateur-maire de Marseille, Jean-Claude Gaudin. Pour les observateurs attentifs, une sensation de déjà vu, comme si l’ex-Marseille l’Hebdo renaissait de ses cendres ou que le service politique de La Provence d’avant Didier Pillet (PDG du groupe La Provence) osait provoquer la colère de maire de Marseille. Les deux journaux s’en amusant même, pariant sur le coup de fil de Claude Bertrand, directeur de cabinet de J.-C. Gaudin à Stéphane Duhamel, ancien directeur de la publication du groupe La Provence. Bref, un samedi de bon augure !

Côté faits divers aussi, Tribune du Sud met le paquet, en racontant lundi la saga de la petite Elise avec une nouvelle approche ou en se rendant dimanche sur la terre Corse. Le service faits divers-Justice de La Provence, endormi depuis des mois, va devoir réagir et, ce serait une idée, repartir sur le terrain pour ne plus se contenter de la parole sacrée des policiers de l’Evêché.

Autres bon points prometteurs : quelques belles plumes, comme celle d’Olivier Jourdan-Roulot, un ancien du Point notamment présent durant la campagne des municipales de 2008. Des noms de photographes connus (et appréciés dans le département), partageant tous un point commun : Patrick Gherdoussi et Patrice Magnien ont claqué la porte de La Provence et de Marseille l’Hebdo à l’automne avec un chèque et surtout toutes leurs archives photos, tandis que Vincent Beaume est en conflit avec son ancien employeur La Provence.

A La Provence justement, tout le monde affiche une sérénité de façade, un mépris déjà décrit dans Marseille un autre regard. A quel moment les journalistes de ce dinosaure devront-ils trembler ? Sans doute quand Tribune du Sud publiera de vraies enquêtes, à Marseille du moins, sur la rue de la République, le tunnel Prado sud, la politique culturelle de la Ville de Marseille… A chacun de dresser sa liste de sujets non abordés dans la presse locale.

De sujets, il n’en manque pas : encore faudra-t-il que Tribune du Sud et Sébastien Laporte aient les reins suffisamment solides pour tenir dans la durée. Pour l’heure, malgré des kiosquiers plutôt heureux, toujours pas de pub et le jour de la sortie du numéro 1, vendredi donc, la gentille standardiste du service abonnement était dans l’incapacité de vous donner un tarif : « laissez-moi votre email, on vous fera parvenir nos offres dans quelques-jours ». Aujourd’hui, n°4, toujours pas d’offres d’abonnement page 18…

Pas de pub, pas d’abonnements, une vingtaine de journalistes embauchés, semble-t-il, avec un CDD d’un mois… Rendez-vous le 16 juin alors ?

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La Tribune du Sud : naissance d’un nouveau quotidien à Marseille

offre-demloi-la-tribune-du-sudLe petit monde médiatique marseillais est en ébullition depuis une dizaine de jours. Tout commence par la publication d’une offre sur le site du Pole Emploi (Ex ANPE) et sur le site Categorynet.com, le portail du journalisme. On recherche une vingtaine de journalistes, un/une secrétaire de rédaction, des pigistes, deux photographes pour le lancement d’un quotidien régional.

Et voilà que l’on prend connaissance du lancement sur Marseille, d’un nouveau quotidien « Tribune du Sud » sous l’impulsion du journaliste Sébastien Laporte. Dans notre équipe, personne ne connaissait ce confrère. A 34 ans, il provoque d’ailleurs beaucoup d’interrogations dans le paysage de la presse et de communication. Sa prime jeunesse, il l’a passée entre le Niger, la Guyane, Mayotte et le Maroc. Après avoir été pigiste au Midi Libre, il signe son premier CDI à l’Ile de la Réunion. A la faveur d’une opportunité de mobilité au sein du groupe Hersant, il revient en métropole, sur l’Ile de Guérande pour assurer la rédaction en chef adjointe du quotidien local, puis à Var Matin, où il retrouvera Guy Philip (ancien directeur de la communication de Jean-Claude Gaudin). Après les élections municipales de 2008, il quittera le groupe Hersant, non sans avoir négocié sa prime de départ.

Dans le plus grand secret, le projet de Sébastien Laporte se met en concurrence frontale avec La Provence (Groupe Hersant) et La Marseillaise. Selon nos informations, La Tribune du Sud devrait compter, dès le vendredi 15 mai, entre 28 et 32 pages dont une quinzaine locale et régionale, imprimé à Vitrolles chez Méditerranée Offset Presse (imprimeur d’une bonne partie des quotidiens nationaux) et offrir ses colonnes à quelques grandes plumes nationales, pour des chroniques, on parle du Nouvel Obs

Sébastien Laporte envisage un tirage de 25000 exemplaires et le prix de vente au numéro à 0,90 centimes. Pour la rédaction en chef, plusieurs noms circulent dont celui d’Olivier Jourdan Roulot correspondant du Point à Marseille et celui, récurrent, de Jean-Michel Verne, correspondant de Valeurs actuelles. Pour mémoire, le journaliste Jean-Michel Verne s’est retrouvé à la fin des années 90, au coeur d’un scandale politico-judiciaire. La parution d’un livre co-écrit avec son confrère du Canard enchaîné, André Rougeot, sur l’assassinat de la députée Yann Piat et le suicide des frères Saincené en 1994. Cet événement et sa couverture médiatique déchaînent les passions, provoquant la censure du livre et la condamnation des auteurs pour diffamation. On reproche à ces derniers d’avoir mis en cause sous couvert de pseudonymes – rapidement éventés – deux anciens ministres : Jean-Claude Gaudin et François Léotard.

Aujourd’hui, plusieurs questions se posent :

– comment va réagir le groupe Hersant ( La Provence, Var et Nice-Matin, entre autres ) ?

– comment va réagir la régie publicitaire de La Provence/L’hebdo/Marseille Plus (Eurosud) alors qu’elle n’atteint pas ses objectifs prévisionnels ?

– qui sont les véritables financiers du projet ?

– quel sera la politique de Sébatien Laporte avec les annonceurs publics (Mairie, Conseil général, MPM, Région) qu’il prétend refuser pour l’heure ?

Si la naissance d’un nouveau quotidien est un bonne nouvelle pour la démocratie locale, la seule question qui vaille, elle traverse tous les esprits, est l’incroyable défi proposé par cette nouvelle publication : dans une conjoncture économique affreuse pour la Presse quotidienne (baisse des ventes et recettes publicitaires en lambeaux) ce projet est-il viable et sérieux ?

« Marseille, un autre regard » sera toujours-là pour vous dire ce qu’on vous cache ailleurs…

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Gaudin préfèrera-t-il Guérini à Muselier ou Teissier pour les prochaines élections municipales de Marseille? A moins qu’il ne rempile pour un ultime mandat…

guerini-gaudin-caselli-conventionLes événements historiques s’enchaînent ! Si la presse a largement relayé, dans son ensemble, la signature, « historique » donc, du plan-cadre de 250 millions d’euros (sur 500 millions au total en réponse à la crise qui touche le département) signé entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine Marseille Provence métropole, en présence de la grande majorité des maires des 18 communes de MPM, peu ont en revanche commenté un autre événement : la présence de Jean-Claude Gaudin au sein du Vaisseau bleu, « chez » son adversaire d’hier Jean-Noël Guérini.

Car la venue du sénateur-maire de Marseille n’avait rien d’anodin. En politique, tout n’est que signes et messages subliminaux. Que fallait-il lire et comprendre alors dans l’attitude d’un Jean-Claude Gaudin certes diminué par un problème à l’œil, mais visiblement ravi d’être là, remerciant dans son discours éclair, avec une insistance non feinte ( 5 fois en moins de 3 minutes…) le président du Conseil général ?

Bien sûr, les tractations d’avant-signature entre les cabinets des deux leaders ont été tendues et âpres. Mais s’ils sont finalement parvenus à tomber d’accord, il faut aussi voir la visite de Gaudin comme le signe de son agacement grandissant à l’égard des amis de son propre camp.

Car aujourd’hui, même si les dés ne sont pas encore lancés pour 2014 et les municipales, les observateurs ont compris que M. Gaudin ne laissera pas son fauteuil à un Renaud Muselier aussi gaffeur et mal inspiré (Marseille-Provence 2013 en est le dernier exemple flagrant) ou à Guy Teissier, son plus vieil ennemi local qui semble s’épanouir (un peu trop ?) à la présidence d’Euromed. D’aucuns, dans l’entourage du maire et dans l’anonymat le plus total, confient même : « Gaudin préfèrera voir Guérini gagner en 2014 plutôt que Muselier. » Lire la suite

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Hausse des impôts : Gaudin pioche à nouveau dans le porte-monnaie des Marseillais

impots-locauxIl ne s’agit pas d’un poisson d’avril avant l’heure et pourtant, nul doute que les Marseillais auraient mieux accueilli la nouvelle. Lundi 30 mars, la question tant redoutée de la hausse de la fiscalité communale (taxes d’habitation et foncière) s’invitera dans les débats d’un Conseil municipal, qui s’annonce d’ores et déjà mouvementé. En effet, le budget 2009 de la Mairie de Marseille prévoit une flambée des impôts locaux de +4,9% avec pour conséquence, un prélèvement supplémentaire de plus de 30€ par habitant.

Déjà détentrice du triste record de la pus forte augmentation des impôts entre 2001 et 2007 (+22% pour la taxe d’habitation et +23,3% pour la taxe foncière), la cité phocéenne, l’une des plus endettées de France, souhaite visiblement maintenir un fort taux d’investissements. Pourtant, en période de vaches maigres, n’est-il pas temps de songer à faire des économies ?

A l’Hôtel de Ville, Jean-Claude Gaudin justifie son choix politique. Entre pragmatisme et prudence de circonstance, le Maire de Marseille explique que la révision à la hausse de la fiscalité locale est la seule issue envisageable pour contrer les conséquences néfastes de la crise économique, se traduisant par une chute des recettes fiscales de la municipalité et une baisse prévisible des droits de mutation de 9 millions d’euros.

La crise économique : un prétexte
Il oublie pourtant de préciser que cette chute des ressources touche l’ensemble des collectivités territoriales. Si l’on suit l’argument de l’édile marseillais, le Département aurait dû son tour, augmenter ses prélèvements obligatoires.

Or, dans le budget adopté à l’unanimité cette semaine par les conseillers généraux, aucune hausse n’est à déplorer. De même pour le Président de la Communauté urbaine marseillaise, Eugène Caselli, qui vient de réussir le tour de force de boucler son budget sans toutefois augmenter la fiscalité des ménages et la taxe des ordures ménagères. L’aide du plan anti-crise de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône (250 millions d’euros sur 5 ans) y aide grandement il est vrai.

Mais le vrai sujet n’est pas là. La hausse des impôts à Marseille cache en réalité les résultats de la gestion calamiteuse des équipes de Gaudin pendant des années, laissant courir au fil de l’eau, sans anticiper, une dette invraisemblable tant à la Mairie qu’à la Communauté urbaine (1,1 milliards d’euros de dette selon l’audit réalisé par la nouvelle équipe de Caselli).

Ainsi, si la crise n’épargne certes aucune collectivité locale, le patron phocéen omet cependant de préciser que le cas marseillais n’a pas attendu la propagation de la récession pour montrer des signes évidents d’asphyxie. Après 14 années de mandat, la Ville est étouffée par une dette colossale de 2250€ par habitant, l’équipe Gaudin n’ayant jamais réussi à mettre en place une gestion saine et un mode de fonctionnement économiquement vertueux. Plus de 48% des emprunts réalisés par la Mairie l’ont été à taux variables pour 17% au Département. On connaît la suite…

Plusieurs fois épinglé par la Cour des comptes, à la tête d’une ville qu’il a lui-même laissée exsangue, Jean-Claude Gaudin n’avait plus d’autre choix que de jouer sur la marge fiscale pour bénéficier d’une relative autonomie pendant que son adversaire des municipales est aujourd’hui à la tête de tous les projets structurants de l’aire métropolitaine marseillaise.

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Marseille 2013 capitale européenne de la culture : sacré Muselier ou l’art de confirmer la machine à perdre !

muselierRenaud Muselier, conseiller municipal (UMP) délégué à la préparation municipale de Marseille 2013, a annoncé la création d’un « guichet unique » au sein de la mairie, pour déposer des projets candidats à une labellisation « capitale européenne de la culture ».

Si l’on est accoutumé à Marseille aux méthodes cavalières de l’ancien dauphin de Jean-Claude Gaudin, cette décision est très surprenante quant on sait que, selon le cahier des charges retenu par Bruxelles, c’est l’association Marseille Provence 2013, dirigée par Bernard Latarjet, qui doit collecter les demandes.

« Aujourd’hui, on ne sait pas où aller, on ne sait pas qui fait quoi », estime celui qui devait abandonner la vie politique il y a quelques semaines à peine. Pourtant, depuis le 29 janvier dernier, l’association a mis en ligne sur son site une note de méthodologie qui explique comment déposer un projet. Il n’y a pas de pire sourd que celui qui ne veut pas entendre… Plus encore, le candidat éconduit par les siens à la présidence de la Communauté urbaine de Marseille et sauvé par l’ami Sarkozy, crée de son propre chef ce qu’il stigmatise : la confusion.

Et l’on comprend très bien pourquoi : Muselier souhaite se positionner en patron qu’il n’est pas (encore?) de ce grand projet collectif une fois la candidature de Marseille retenue à l’unanimité par un jury international portée par Bernard Latarjet, avec le soutien de l’ensemble des collectivités territoriales du département, de droite comme de gauche.

Nul doute que la sortie impromptue et inopinée de « Muso » ne soit pas tout à fait au goût du pragmatique Jean-Noël Guérini, patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône, l’un des principaux financeurs de l’opération. Au regard de l’état, exsangue, des finances de la Mairie de Marseille, Renaud Muselier nous  joue-t-il, une fois de plus, la sempiternelle ritournelle, par presse interposée, du rapport de force ? Mais dont on connait le sempiternel résultat : l’échec !

Avec son guichet, la mairie veut présélectionner les dossiers avant de les soumettre à Marseille Provence 2013. La majorité municipale se réserve cependant le droit de labelliser seule, sous l’appellation « Objectif Marseille 2013 », les projets retoqués ou suscitant son intérêt !

Du côté de l’Hôtel de ville, on ne change décidément pas la machine à perdre. L’art de subventionner les copains avec des méthodes de margoulins… Pas sûr que les temps modernes y résistent !

Sources : La lettre du cadre, Par Bruno Cohen-bacrie – 18/03/2009 –

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A la communauté urbaine Marseille Provence, Eugène Caselli assume la patate chaude qu’est l’incinérateur de Fos


Les élus de la communauté urbaine Marseille Provence Métropole (MPM) ont voté jeudi la mise en service en 2010 de la partie incinération de l’usine de traitement des déchets actuellement en cours de construction à Fos-sur-Mer. Sur les 157 conseillers communautaires, huit élus s’y sont opposés, sept se sont abstenus : une écrasante majorité donc.

La politique est-elle l’art du meilleur compromis ? La séance de la communauté urbaine de Marseille Provence Métropole a montré à quel point les lignes ont bougé depuis la victoire surprise du socialiste Eugène Caselli à la présidence de MPM, grâce notamment à la trahison d’élus de droite.

« Que s’est-il passé lors de cette séance historique de la communauté urbaine ? », se demandaient les manifestants de l’Ouest du département parqués sur les belles avenues entourant le Pharo : un magnifique jeu de rôles où chacun, gauche, droite, Verts, MoDem, a tenu promesse. A défaut de tenir parole.

Après l’exposé didactique rondement mené du président Caselli, agrémenté de diapositives, de colonnes et de chiffres, de camemberts et de tableaux, c’est le crooner de la droite Robert Assante qui a lancé le show. Élégance racée, micro tenu à la Julio Iglesias, l’élu communautaire, anciennement UMP passé au Nouveau centre sur les ordres tactiques de Jean-Claude Gaudin, a décliné sa tirade la main sur le cœur. « C’est une journée très particulière pour moi », a-t-il exposé en se remémorant les débats « rugueux » du passé et en témoignant sa douleur au souvenir des « Assante assassin, Gaudin assassin », taggés sur des ponts d’autoroute autour de l’Etang de Berre. Il ne suffit pourtant pas en politique d’avoir le verbe haut et facile pour convaincre.

Ainsi, avec le refus d’employer les codes politiciens, le militant associatif devenu conseiller communautaire, Victor Hugo Espinosa, petite souris face à ces mammouths politiques, a choisi de rester fidèle à ses convictions et à ses combats de toujours. Invoquant « son droit de s’exprimer au cœur du groupe Faire gagner Marseille », malgré son opposition au vote proposé par le président socialiste Caselli, il ne s’est pourtant attiré que railleries de la part de la droite. Là où cet homme juste parle de santé publique, ses adversaires politiques répondent par des invectives. Une certaine idée de la politique dépassée.

Christophe Madrolle, transfuge des Verts au MoDem, a trouvé là un allié, quand il a sévèrement interpellé l’ex-Monsieur incinérateur, Robert Assante. « Vous avez été sourd, autiste », a-t-il attaqué. « Vous savez très bien que votre choix de l’incinération a bloqué tous les autres process. Si nous devons nourrir le four, on mettra à mal tous les process de valorisation, de méthanisation et de tri sélectif. »

Eric Diard pour la droite, saisissant au bond le refus de Renaud Muselier de s‘exprimer sur un sujet aussi délicat qu’explosif, passant une nouvelle fois à côté de son désir d’être le futur leader de la droite, a tenu à rassurer les opposants au principe de l’incinération : « Toutes les études sont unanimes, les normes européennes sont aujourd’hui draconiennes. Je comprends l’inquiétude des riverains. Mais en matière de qualité de l’air, ne vous trompez pas de bataille. » Lire la suite

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A la Provence, quotidien marseillais : Pillet, ce drôle de patron.

didier-pillet5Nous pourrions, à Marseille Un Autre Regard, ouvrir une rubrique sur ce drôle de patron dont ont hérité les journalistes du groupe La Provence il y a un peu plus d’un an. Après ses décisions au couteau dans l’année 2008, Didier Pillet, qui cumule la fonction de directeur de publication, directeur de rédaction, directeur de Marseille L’Hebdo et l’on en oublie sans doute tant l’homme est multi-fonctions, en a rajouté une couche dans le Ravi de février.

Disons même, aux dires de certains journalistes de La Provence, que quand il y en a une à faire, Pillet fonce dedans tête baissée. Extraits : A la pique d’un journaliste de La Provence, « S’il n’y avait pas eu Hersant, Gaudin n’aurait pas été réélu », Pillet réplique, sans rire : « J’ai une déontologie et une étique professionnelle. Je n’ai jamais fauté. »

A la question sur le remplacement des deux journalistes politiques qui suivaient la campagne des municipales, soupçonnés de refuser de servir la soupe du maire de Marseille, le PDG fait ses comptes : « J’en ai mis quatre à la place ! » Une façon d’admettre que les méchants journalistes dont se plaignaient Gaudin comptaient double ? Sacré compliment a posteriori !

A la remarque sur « les accusations de rouler pour l’UMP lancées par Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil général ? », la réponse est on ne peut plus politique : « Une incompréhension mais pas de vrai problème. » Une incompréhension qui s’est soldée par une colère de Guérini et le boycott, pendant des mois, des conséquents budgets publicitaires.

Enfin, cerise sur le gâteau, le « massacre » de l’excellentissime Marseille l’Hebdo, amputé de toutes ses plumes ? « Un nouveau projet qui permet aux anciens journalistes de se renouveler et de sortir de la routine. » Concrètement, Gilles Rof travaille aujourd’hui en indépendant, Fred Guilledoux est cantonné au site Internet de La Provence et ne signe pratiquement plus dans le quotidien, Nicolas Rey turbine à Aix-en-Provence, et Jean-Michel Gardanne, qui n’était pourtant pas le plus irrévérencieux de la bande, a trouvé refuge chez Caselli !

Moins drôle, les ventes de La Provence et de Marseille l’Hebdo sont catastrophiques, sauvées par les ventes à compte fermes et le bon boulot, paradoxalement, d’un sacrifié par le duo Gaudin-Pillet, Philippe Schmit. Moins drôle, la probable fusion de l’équipe de Marseille + et de celle d’Internet. Travailler plus pour vendre moins ? Merci patron…

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Jean-Claude Gaudin, la rumeur parle de sa candidature en 2014 à un 4e mandat à la mairie de Marseille !

gaudin-bulletin-de-voteLes élections municipales auront lieu dans 5 ans, et déjà, Marseille bruisse de mille rumeurs. Dont l’une, insistante, depuis le début de l’année, secoue à droite. Jean-Claude Gaudin aurait commandé un sondage, dont le résultat a dû le faire frémir d’aise : s’il était candidat pour un 4e mandat successif à la mairie de Marseille en 2014, il serait le mieux placé pour la victoire finale.

Qui peut encore croire que Jean-Claude Gaudin pense à sa retraite ? Pardon, à sa succession. Simplement ceux qui n’en peuvent plus d’attendre, à force de piétiner aux portes de l’Hôtel de Ville et de se contenter des (jolies) miettes du Parlement. A savoir, Renaud Muselier, l’ex-Premier adjoint aujourd’hui seul conseiller municipal de la majorité sans délégation, et Bruno Gilles, le maire du 3e secteur-clé (4e et 5e arr.). Deux ex-bébés RPR. Muselier est aujourd’hui un (jeune) grand-père et Bruno Gilles piaffe de voir son « grand frère » prendre enfin les clés de la Ville. Lui, l’ancien VRP, se verrait bien Premier adjoint de « Renaud ».

Dans l’entourage du sénateur-maire UMP de Marseille en revanche, on s’accroche aux branches et on dépasse allègrement l’âge légal de la retraite. Le directeur général adjoint des services, Henri Sugliozzo, que les employés municipaux annoncent retraité tous les six mois, va vers ses 70 ans. Et Claude Bertrand, le directeur de cabinet, l’âme noire du maire de Marseille, a dépassé les 65 ans. Le « Dark Vador » de la mairie n’est pas près de faire ses cartons. Les hommes du maire n’ont pas à l’esprit de céder leurs places à une génération qui prend, elle aussi, de l’âge et de l’embonpoint.

L’héritier, surnommé ainsi par les journalistes, a eu peine à se remettre de son humiliante et paralysante défaite à la présidence de la Communauté urbaine, en avril dernier. Renaud Muselier a même été à deux doigts d’abandonner la politique cet été. Une aubaine pour Jean-Claude Gaudin. Les deux hommes sont restés en froid durant de longues semaines, avant, publiquement au moins, de se rabibocher. Lire la suite

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