Archives de Tag: nicolas sarkozy

Grèves du 29 janvier : un jeudi noir… de monde, pour quels résultats ?

photo-manif-marseille-29-janvier-2009A l’occasion de la journée d’action unitaire et interprofessionnelle, plus d’un million de personnes selon la police, 2,5 millions selon les syndicats, ont défilé jeudi dernier dans toute la France. Tous les observateurs, même ceux de TF1, prédisaient une mobilisation exceptionnelle, elle le fût, détrônant le record des 396.000 manifestants selon la Police (du million selon les forces syndicales) détenu par le mouvement social anti-Contrat Première Embauche (CPE) de mars 2006.

Avant d’entrer dans le vif du sujet, peut-être faudrait-il un jour offrir à nos forces de l’ordre des lunettes et des calculettes tout comme à nos syndicats des arguments pour insister sur le fond et non gonfler des muscles déjà bien usés et rompus aux exercices d’une Presse qui, en publiant les deux chiffres, les anesthésient. Le peuple de France n’est ni aveugle, ni stupide… Voilà une de nos scories ancestrales à réformer pour tâter le pouls, réel, de la contestation ou du soutien à une idée, une politique, un leader…

Il ne fait aucun doute que cette journée de mobilisation fut exceptionnelle, rare, de celle qui dépasse largement le très faible taux de syndicalisation français. Plus encore, rarement les français, dont ont dit que le sport national est d’abord la grève, n’ont bravé le pavé aussi nombreux. Ce n’est pas le CPE qu’il convient d’avoir en ligne de mire, mais la réforme de l’enseignement libre qui a amené des millions de français, de droite comme de gauche, en 1984, à faire reculer la gouvernance socialiste pour réviser et, au final, abandonner, sa doctrine à plus de pragmatisme. On ne gouverne jamais contre mais avec…Même dans un rapport de force.

Dans la même veine, il conviendra d’être vigilant sur l’influence que va avoir ce rapport de force populaire sur l’action gouvernementale et là, dès ce matin, il semble que les dissonances apparaissent au plus haut niveau de l’Etat. Nous y reviendrons. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Politique, Pour vous faire votre opinion, Social, sondages

Au moment ou les violences sexuelles explosent, les Plannings familiaux se meurent faute de financements. Celui de Marseille cumule les inconvénients.

logoplanningfamilialDeux dates, deux réalités diamétralement opposées. Sorti le 5 novembre 2008 et présenté à la Quinzaine des réalisateurs dans le cadre du Festival de Cannes, le film « Les bureaux de Dieu », réalisé par Claire Simon, décrit avec réalisme l’indispensable mission d’utilité publique des conseillères d’un planning familial. Le 23 décembre 2008, lassé et usé par des conditions de travail et de logement indignes, le personnel du Planning familial de Marseille, ferme ses locaux du 13 boulevard d’Athènes mais ne jette pas l’éponge pour autant….

La trêve des confiseurs digérée, le 7 janvier 2009, malgré une journée d’enneigement exceptionnel, l’association décide d’alerter les pouvoirs publics sur l’urgence de sa situation en installant des bureaux de fortune et salons d’entretien improvisés sur le trottoir du 13 du Boulevard d’Athènes.

Face à l’incapacité des acteurs locaux à trouver une solution coordonnée adéquate, le planning familial réitérera demain, à 14h, son action symbolique dans le 1er arrondissement de la cité phocéenne. Pourtant, cette fois-ci, la manifestation dépassera le seul cadre local, mais participera d’un mouvement contestataire national, et pour cause.

La journée du 27 janvier 2009 sera ainsi l’occasion pour l’association phocéenne, et plus généralement, le secteur médico-social tout entier, de mettre en avant deux revendications majeures : d’abord l’amélioration spécifique à Marseille de ses conditions de travail et, d’autre part, le refus d’une diminution du montant annuel des subventions consenties par L’Etat à l’ensemble des Plannings familiaux de France.

Le casse-tête du relogement du Planning familial de Marseille
Inondations, coupures d’électricité, arrêt du chauffage en pleine saison hivernale, locaux vétustes, délabrés, exigus et inadaptés à l’accueil du public en situation de handicap ou à mobilité réduite… Voilà, de manière non exhaustive, les difficultés supportées par la trentaine de salariées dans leurs bureaux du Boulevard d’Athènes.

Ce constat est d’autant plus préoccupant que le Planning familial marseillais représente la troisième plus grande structure associative après Paris et Grenoble. Chaque année, ce sont plus de 5.000 personnes qui viennent y trouver une écoute, un conseil, un accompagnement sur les questions liées à la vie affective et sexuelle. Il en va de la prévention contre les infections sexuellement transmissibles, de la contraception, de la lutte contre les violences conjugales et l’homophobie, de l’expérimentation d’une vie sexuelle et sentimentale épanouie… Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Economie, Général, Politique, Pour vous faire votre opinion, Social

Plan anti-crise de Sarkozy, le compte n’y est pas !

sarkozy-crise-caricatureOn l’avait annoncé, proclamé, affirmé avec force ambition, biceps gonflés, comme on le fait d’une idée dont on connaît les faiblesses mais dont on sait que son seul objet est de convaincre, rassurer coûte que coûte, au moyen indubitablement efficace d’une communication soignée. Transiger sur le fond mais soigner la forme, telle est la norme élyséenne désormais.

Ainsi fait le 13 janvier dernier, alors que le chef de l’Etat plantait son plan de relance à la vox populi, chiffré à 26 milliards d’euros. Adopté avec 316 voix pour et 212 contre par les députés, ledit plan piloté par le fraîchement nommé ministre chargé de la relance, Patrick Devedjian, se voulait fédérateur : «Les élus ont un rôle capital dans la mise en œuvre des projets » avait-t-il alors déclaré. « Je compte sur vous. Notre pays doit nous trouver rassemblés face à cette crise injuste que nous affrontons avec courage.»

Malgré les différentes mesures prévues par le gouvernement, les partis d’opposition et les économistes restent dubitatifs sur le réel impact de ce texte. L’heure est aujourd’hui au bilan des mesures prises pour l’hexagone. En plein cœur de la crise, celui qui exhortait à un déblocage massif de fonds lors de sa présidence à l’Union Européenne semble plutôt avoir accouché d’une souris. Une fois de plus, il y a long de la parole aux actes et le compte n’y est pas… Loin s’en faut. Analyse. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Culture, Economie, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Politique, Pour vous faire votre opinion, Social, Transports

Plan anti-crise économique : unanimité pour Guérini

guerini-avec-une-mamieUn vote historique s’est tenu ce 12 décembre dans l’enceinte du « vaisseau bleu ». Le budget 2009 du Conseil général des Bouches-du-Rhône adopté à l’unanimité est un bel exemple de rassemblement des forces politiques. Fait unique depuis la libération. Certes, tous ces élus ne partagent pas les mêmes visions mais ils peuvent cependant, et ils le prouvent dans ce vote, trouver un consensus quand la crise frappe à leur porte. Au delà des convergences, la réalité s’impose avec force et brutalité.

Les indicateurs virent au rouge et les prévisions, accordées avec celles de la météo, n’indiquent pas le retour des éclaircies dans le ciel économique français. Ainsi, les mesures annoncées par le chef de l’Etat et la difficile entente avec nos voisins européens laissent planer le doute quant à l’efficacité des plans de relance et leur impact sur les territoires.

Dans cette folle course aux actions de soutien pour l’économie et l’emploi, le Département joue ici une carte majeure plébiscitée par l’ensemble de la classe politique marseillaise. Mais qui seront les grands bénéficiaires de ce plan anti-crise et comment s’articulent ses mesures inédites pour contrer cette onde de choc ? Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Les grands projets, Municipales 2008, Politique, Pour vous faire votre opinion, Propreté, Social, Transports

Parti socialiste après Reims : petits meurtres entre amis ou démocratie vivace ?

aubry-royalLe congrès de Reims fut une tuerie. Il s’est achevé sur un échec cinglant : pas de synthèse, pas de négociations, pas de rassemblement et de vrais clivages sur la forme et le fond entre les partisans de Ségolène Royal, Bertrand Delanoë, Martine Aubry et Benoît Hamon.

Si tout dans le congrès avait été soigneusement préparé pour anesthésier voire ridiculiser « Ségo », celle qui tenait la corde au sortir des élections internes au parti, de la claque à la disposition des délégations devant la scène, toutes hostiles, elle ne s’est pas privé pour prêter le flanc à ses détracteurs, abusant des provocations subtiles dont elle a le secret.

Reste qu’elle a honnêtement tenté, dans la nuit de samedi à dimanche, de parvenir à un accord, même minimal, non-amendé par ses camarades aubryistes, hamoniens ou delanoïstes. Rien, rien, ils n’ont rien voulu savoir. Les dés étaient pipés, elle l’a vite compris. Ils voulaient tous sa chute. Engoncés dans des costumes sur mesure à la taille du pouvoir, celui du statu quo, sans respecter les suffrages des militants, comme il est de tradition au PS.

[La Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône était très bien représentée autour de Ségolène lors de cette nuit des longs couteaux. Pas moins de 3 représentants : Jean-Noël Guérini, Eugène Caselli et Patrick Mennucci.]

Le lendemain matin, les visages épuisés, les voilà tous grimés en parangon de vertu. Le désaccord est sur le fond déclare Martine Aubry en déposant sa candidature à 9 heures 27, soit trois minute avant la clôture des dépôts. Le maire de Paris, quant à lui, s’enveloppe, quelques minutes plus tard, des atours de la morale en faisant don de son corps au reste de la tribu socialiste mais, de retour à Paris, opère une volte-face pour soutenir Martine Aubry. Le coup était prémédité, il est tordu. Ah… ces socialistes…

L’enjeu politique est d’abord un combat de personnes depuis la nuit des temps
Pourtant, nonobstant l’hypocrisie des propos (rassemblement, respect, famille socialiste, camarades, fraternité…), dans une terminologie très calibrée, un rien désuète, il y a comme une fraîcheur dans cet affrontement de personnes. Comme un débat permanent, un jeu de go tactique, une quête résolue d’arriver en tête lors des prochaines échéances électorales. Il n’y a rien-là que de très normal en somme, ni de très nouveau d’ailleurs. On s’étonne des cris d’orfraie, « univoce » de la presse.

N’est-ce pas, après tout, le fondement même de la démocratie ? Nos ancêtres grecs ou romains furent bien plus violents dans leurs échanges et la rhétorique ne fut sûrement pas l’arme la plus redoutable en l’occurrence. Les couteaux se plantaient profondément dans des chairs bien humaines, le matin venu. Ce temps-là n’est pas regrettable, loin s’en faut.

Pourtant, la modernité fait que nous sommes entré dans une ère où les mots doivent être polis sur la pierre du politiquement correct, fades, acceptés de tous, dans un verbiage rassembleur et creux. Il ne fait aucun doute que le combat politique est enjeu de personnes, lourdement égotique, duquel ressort vainqueur soit le plus fort soit le plus malin. C’est même plutôt salutaire. Mitterrand, en son temps, l’avait parfaitement intégré au point où il triomphait du brillant Michel Rocard.

Vendredi nous saurons qui, dans ce duel acharné de femmes, deviendra la première « premier » secrétaire national du PS. La tâche qui lui incombera, sûrement la plus redoutable, sera de colmater les brèches de la division et des coteries. Mais le Parti socialiste est rompu à l’exercice depuis sa création. Il a connu d’autres combats, bien plus sanglants encore. Calmons l’encre facile d’une presse déchainée qui a vu là un bon moyen de vendre du papier ou de l’espace, c’est bien naturel. Mais il faut raison garder, ce que le PS traverse est loin d’être un drame homérique, c’est un exercice de style, hautement politique en effet. Ni plus ni moins.

Le patron des socialistes des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, décidément très au fait de la communication multimedia numérique durant ce congrès (pas moins de 6 vidéos!), le résume assez bien :

———————————–

MINUTE PAR MINUTE, la journée du 18 novembre :

Alors que Royal dénonce un front contre elle et la perte du «sens de l’honneur» des socialistes après le ralliement de Delanoë à Aubry, Benoît Hamon est inquiet pour l’avenir du parti. Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Général, Ils ont dit, Politique, Pour vous faire votre opinion, Présidentielle 2007, Social, Vidéos

Sarkozy dérape sur le nombre de ses collaborateurs et cafouille sur les comptes…

Souvenez-vous du candidat Sarkozy qui martelait durant sa campagne présidentielle : « je vous dis ce que je ferai et je ferai ce que je vous dis ! » Le voilà élu, en place avec une équipe loin, très loin du compte promis.

C’est pas la crise pour tout le monde : deux fois plus de Ferrero aux réceptions du Président, deux fois plus de primes pour Eric Besson, 66 collaborateurs en bonus pour Christine Lagarde. Nicolas Sarkozy voulait 15 ministres, il en a 37.

Et ça coûte cher. L’équipe des « Infos du jour » sur Lepost.fr fait le compte. Mieux vaut quelques bonnes images que de longs discours…

Poster un commentaire

Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Politique, Pour vous faire votre opinion, Présidentielle 2007, Social, Vidéos

Fusion ANPE – ASSEDIC. Une bonne mesure qui ne répond pas au seul sujet qui vaille : le retour à l’emploi.

fusion-anpe-assedicCatherine d’Hervé vient tout juste de prendre les rênes du nouvel organisme issu de la fusion de l’ANPE et de l’Assedic, provisoirement nommé « Pôle Emploi », en région PACA. Composé de l’ANPE et des deux Assedic régionaux (Provence et Côte d’Azur), ce nouvel organisme au service des demandeurs d’emploi rassemblera en un même lieu les moyens mis en œuvre pour la recherche d’un travail et le calcul des droits.

L’ancienne directrice régionale de l’Agence Nationale Pour l’Emploi (ANPE) Nord-Pas-de-Calais n’hésite pas à appeler les chômeurs ses « clients » rappelle que le but de cette réforme, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy, est « d’assurer la proximité des services et de fluidifier la relation avec les clients » mais aussi « de rendre un service de qualité aux entreprises qui nous confient des missions ». Un vocabulaire proche des sociétés d’Intérim pour attirer les entreprises qui, de son propre aveu, n’ont recours à l’ANPE pour seulement 24 % de leurs offres.

L’Etat veut donc se doter d’une « arme » supplémentaire pour les périodes de vaches maigres maintenant clairement annoncées. Mais au delà de ce « guichet unique », quels sont les véritables enjeux pour le demandeur d’emploi ? Quelles réponses pourra apporter cet organisme face à un marché du travail fortement dégradé ? Lire la suite

Poster un commentaire

Classé dans Economie, Général, Ils ont dit, Politique, Présidentielle 2007, Social