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A la Provence, quotidien marseillais : Pillet, ce drôle de patron.

didier-pillet5Nous pourrions, à Marseille Un Autre Regard, ouvrir une rubrique sur ce drôle de patron dont ont hérité les journalistes du groupe La Provence il y a un peu plus d’un an. Après ses décisions au couteau dans l’année 2008, Didier Pillet, qui cumule la fonction de directeur de publication, directeur de rédaction, directeur de Marseille L’Hebdo et l’on en oublie sans doute tant l’homme est multi-fonctions, en a rajouté une couche dans le Ravi de février.

Disons même, aux dires de certains journalistes de La Provence, que quand il y en a une à faire, Pillet fonce dedans tête baissée. Extraits : A la pique d’un journaliste de La Provence, « S’il n’y avait pas eu Hersant, Gaudin n’aurait pas été réélu », Pillet réplique, sans rire : « J’ai une déontologie et une étique professionnelle. Je n’ai jamais fauté. »

A la question sur le remplacement des deux journalistes politiques qui suivaient la campagne des municipales, soupçonnés de refuser de servir la soupe du maire de Marseille, le PDG fait ses comptes : « J’en ai mis quatre à la place ! » Une façon d’admettre que les méchants journalistes dont se plaignaient Gaudin comptaient double ? Sacré compliment a posteriori !

A la remarque sur « les accusations de rouler pour l’UMP lancées par Jean-Noël Guérini, président PS du Conseil général ? », la réponse est on ne peut plus politique : « Une incompréhension mais pas de vrai problème. » Une incompréhension qui s’est soldée par une colère de Guérini et le boycott, pendant des mois, des conséquents budgets publicitaires.

Enfin, cerise sur le gâteau, le « massacre » de l’excellentissime Marseille l’Hebdo, amputé de toutes ses plumes ? « Un nouveau projet qui permet aux anciens journalistes de se renouveler et de sortir de la routine. » Concrètement, Gilles Rof travaille aujourd’hui en indépendant, Fred Guilledoux est cantonné au site Internet de La Provence et ne signe pratiquement plus dans le quotidien, Nicolas Rey turbine à Aix-en-Provence, et Jean-Michel Gardanne, qui n’était pourtant pas le plus irrévérencieux de la bande, a trouvé refuge chez Caselli !

Moins drôle, les ventes de La Provence et de Marseille l’Hebdo sont catastrophiques, sauvées par les ventes à compte fermes et le bon boulot, paradoxalement, d’un sacrifié par le duo Gaudin-Pillet, Philippe Schmit. Moins drôle, la probable fusion de l’équipe de Marseille + et de celle d’Internet. Travailler plus pour vendre moins ? Merci patron…

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Derniers sondages : une élection dans un mouchoir de poche pour les municipales de Marseille !

cps_hlv97_120308234922_photo00_photo_default-512x440_article.jpgA quelques heures du second tour des municipales, qui verra émerger des urnes le nouveau maire de Marseille, tout est toujours aussi incertain quant à l’élection de Jean-Noël Guérini, leader de la gauche et du centre ou de Jean-Claude Gaudin, le maire sortant UMP. Les trois derniers sondages d’hier affirmaient tout et son inverse, preuve que les dés seront jetés au dernier moment, dans le secret des isoloirs, sûrement à la dernière minute.

Si au premier tour les deux candidats ont fait presque jeu égal, avec un avantage à Guérini pour le nombre des élus, ce sont sûrement les ralliements du MoDem et le soutien à peine voilé de l’extrême gauche à Guérini qui feront la différence, alors que Le Front National a demandé à ses électeurs de ne pas se rendre aux urnes en s’abstenant ou en votant nul, autant de votes en moins dans l’escarcelle de l’équipe Gaudin. D’où sa fébrilité et sa nervosité visible ces dernières heures et quelques cafouillages dans son état-major, voire des excès racistes et injurieux notamment envers Mme Guérini d’origine juive qui, s’ils s’avéraient vrais, ne seraient pas à l’honneur des équipes Gaudin. Pour autant, sera-ce suffisant ? Nul ne le sait, les abstentionnistes du 1er tour ont assurément la clef de l’issue du 2ème.

La diffusion de plusieurs sondages dans les deux secteurs décisifs pour gagner la bataille de Marseille secoue grandement les QG de campagne. Tout se jouera dans les 1er (1er et 7e arrondissements) et 3e secteurs (4e et 5e arr.)

Les derniers sondages donnent Guérini et Muselier au coude-à-coude dans le 3e secteur :
Selon une enquête d’opinion réalisée par l’Ifop/Fiducial pour le compte de Paris-Match, le premier adjoint au maire UMP Renaud Muselier recueillerait, dans le 3e secteur, 50,5% des intentions de vote, et Jean-Noël Guérini, le leader socialiste venu le défier dans son fief, 49,5%. Un score plaçant les deux hommes dans un mouchoir de poche avec une légère avance pour l’ex-secrétaire d’Etat.

Un autre sondage Sofres pour Le Figaro publié hier matin donne des équilibres similaires : 51% pour le candidat de droite et 49% pour celui de gauche.

La surprise vient d’un troisième sondage réalisé par BVA/Orange diffusé hier soir par LCM : Jean-Noël Guérini gagnerait le 3e secteur avec 51% des suffrages alors que Renaud Muselier n’en obtiendrait que 49%.

A l’issue d’un premier tour qui a favorisé Renaud Muselier (42,16%) face à Jean-Noël Guérini (37,51%), ces chiffres montrent que l’écart se réduirait au point d’en inverser même la tendance. Rien n’est donc joué.

Mennucci semble tenir la corde dans le 1er secteur contre Roatta :
Les sondeurs de l’Ifop et de BVA ont passé également le 1 er secteur (1 er et 7 e arrondissements) à la loupe. Le candidat socialiste, Patrick Mennucci, sortirait dans les deux cas vainqueur (52,5% pour Ifop et 51% pour BVA) de son duel avec le maire de secteur sortant, Jean Roatta (47,5% Ifop, 49% BVA).

Les suffrages de la gauche radicale et du Mouvement Démocrate feraient pencher la balance. Lors de la première manche électorale, les deux hommes étaient au coude à coude (39,94% pour l’élu UMP et 39,21% pour l’ex-lieutenant de Ségolène Royal).

Mais dans cette élection, plus encore que dans les précédentes, les sondages ne font pas les suffrages, tant il est quasi impossible à cette heure de savoir qui de Guérini ou de Gaudin l’emportera au final. D’ores et déjà, la campagne de Jean-Noël Guérini a été admirable pour s’imposer avec crédibilité et sérieux quand celle de Jean-Claude Gaudin a été suractive ces derniers jours pour tenter d’emporter l’assentiment des abstentionnistes, seule chance pour l’UMP qui ne peut compter sur des réserves au second tour après le ralliement du MoDem aux listes Guérini et à l’appel à l’abstention du Front national.

Dimanche, nous tournerons une page importante de l’histoire politique de Marseille, la France entière retient son souffle, l’Élysée aussi…

Consultez le sondage BVA/Orange/LCM 1er et 3e secteur

Consultez le sondage Sofres-Le Figaro pour le 3e secteur

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Municipales 2008 – Marseille : Guérini conforte son avance dans le fief de Muselier selon un sondage de La Provence

gaudin-guerini.jpgEt de trois ! Après les deux sondages publiés hier donnant le socialiste Guérini vainqueur pour la première fois au 1er et au 2e tour des élections municipales à Marseille contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin (sondage TNS-Sofres Logica pour le Figaro : 51 % pour Guérini au 2e tour, contre 49 % pour Gaudin et L’Ifop-fiducial 40 % pour Guérini, 36 % pour Gaudin au 1er tour). Voilà que La Provence confirme cette tendance dans un sondage TNS-Sofres publié aujourd’hui et annoncé hier soir sur le site Internet de la provence.com.

Selon les intentions de vote aux élections municipales dans les 4e et 5e arrondissements à Marseille, le challenger socialiste Jean-Noël Guérini devancerait son adversaire UMP, Renaud Muselier au premier tour à 40% contre 37,5%. Le premier adjoint du maire sortant se trouverait ainsi devancé par le candidat PS à la mairie de Marseille dans l’un des secteurs clé de la ville. Celui qui fera sûrement l’élection générale à la mairie centrale avec le 1er secteur (1et 7e arr.)

Le Front national, quant à lui, récolterait 9 % des intentions de vote, le MoDem 6,5%, la Ligue communiste révolutionnaire et les Collectifs anti-libéraux 5%. Le Mouvement pour la France et le Centre national des indépendants ainsi que la liste d’Union pour la droite nationale seraient crédités de 0,5% des intentions de vote.

Si le Front National est en mesure de se maintenir au deuxième tour en dépassant les 10%, le 1er adjoint UMP Muselier aura donc fort à faire pour conserver son poste dans une triangulaire généralement favorable à la gauche. Pour l’heure, toujours au second tour, les deux hommes , Muselier et Guérini, sont au coude-à-coude à 50% chacun.

Ces trois sondages, qui vont tous dans le même sens, indiquent donc une tendance nettement favorable au patron du Conseil général des Bouches-du-Rhône et commence à faire trembler les caciques en pace depuis 13 ans à l’hôtel de ville. Jean-Claude Gaudin aurait réunit en urgence son staff aujourd’hui pour organiser la parade. Trop tard ?

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Municipales : une heure après l’Ifop, un sondage de la Sofrès donne Guérini futur maire de Marseille


Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l’action de sa campagne.


Jean-Claude Gaudin fébrile hier soir en apprenant les 2 sondages négatifs du jour décide, selon l’UMP, de « hausser le ton »

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Le rythme des sondages municipaux marseillais s’accélère considérablement ces dernières heures. Tous mettent en exergue une lame de fond qui donne Jean-Noël Guérini, le leader de gauche, qui mène une campagne effrénée depuis le début septembre 2007, gagnant dans tous les cas de figure contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin. On apprenait ce soir vers 19h00 via Reuters que les listes de Guérini l’emporteraient par une solide avance de 4 points au 1er tour selon l’Ifop ( 36% pour Gaudin, 40% pour Guérini).

Moins d’une heure plus tard, selon un sondage TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône obtiendrait 51 % des voix contre 49 % à son adversaire UMP au second tour des municipales. Apprenant la nouvelle ce soir en direct sur le plateau de France 3 Méditerranée, la célèbre faconde provençale du maire sortant ne pouvait cacher l’embarras, « Marseille reçoit aussi la température parisienne » riposte-t-il en ajoutant, « Nous assistons à une montée, un peu, du Front national et une stabilité du Modem, ce qui grignote un peu mes positions pendant que M. Guérini reste stable », a-t-il affirmé pour (se?) rassurer.

Les jeux ne sont pas faits pour autant, d’une part parce qu’il reste encore deux semaines de campagne et le vieux briscard de Gaudin réservera encore des surprises, sans nul doute. Pas fait non plus parce que, d’autre part, le savant découpage électoral par secteurs à Marseille rend très difficile les projections possibles en sièges. Reste que la partie s’annonce difficile pour Jean-Claude Gaudin. Ce soir, Gaudin poursuit sa mue, celle d’un homme qui doute, lui qui ne voulais pas même faire campagne il y a encore quelques semaines, faisant trépigner d’impatience quelques-uns de ses lieutenants qui eux, sentaient le vent tourner. L’inquiétude n’était pas tue non plus à l’Élysée ou au siège national de l’UMP.

Pourtant, selon l’enquête TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le maire sortant de Marseille accuserait trois points de retard au premier tour sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, avec 37 % des suffrages contre 40 %. Au deuxième tour, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône serait en tête avec 51 % contre 49 % à son adversaire UMP.

 » la tendance est préoccupante » selon Claude Bertrand
Claude Bertrand, directeur de cabinet et principal conseiller politique de Jean-Claude Gaudin, reconnaît néanmoins que «la tendance est préoccupante». Selon lui, la majorité municipale est pénalisée par « la progression du vote-sanction à l’égard du président de la République ». La parade est donc consommée, c’est la faute à Paris.

«Sur le terrain, on n’utilise pas du tout l’argument anti-Sarko», martèle Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Jean-Noël Guérini. Lui-même candidat contre l’UMP Jean Roatta dans le 1er secteur (1er et 7ème arr.), qui l’avait battu de justesse aux législatives. L’ancien responsable de la campagne de Ségolène Royal veut plutôt voir dans la progression de son patron la conséquence «de sa crédibilité en matière de gestion, acquise au conseil général, de l’adhésion croissante de la population marseillaise à son projet et du besoin de renouvellement qu’elle exprime. »

Les scores du FN et du MoDem respectivement crédités de 9 % et de 7 % des voix, ce qui semble confirmer le retour d’une partie des électeurs sarkozystes de 2007 vers leur vote traditionnel. Marseille aura bien valeur de test national. L’ex-Vert Jean-Luc Bennahmias, chef de file des bayrouistes marseillais, se voit déjà en profiter, dans le sillage d’une victoire de Jean-Noël Guérini. «Il y aura une majorité nouvelle à Marseille, et nous en ferons partie», confie-il à nos confrères du Figaro. Officiellement, sa liste «démocrate et écologiste» est prête à négocier une fusion avec le «mieux-disant» des deux finalistes «en matière de transparence et de développement durable» . En fait, le MoDem et le PS sont déjà d’accord pour se battre ensemble contre le chantier de l’incinérateur de Fos-sur-Mer, que Jean-Claude Gaudin estime indispensable.

De quoi durcir encore le matelas de sécurité du candidat de la « gauche ouverte ». Celui que n’a jamais trouvé crédible le maire sortant lorqu’il pronostiquait un essouflement de la campagne de son adversaire dès le mois de novembre fort d’un sondage qui donnait M. Gaudin en avance de 10 points sur M. Guérini au deuxième tour. Mais l’écart a fondu comme neige au soleil marseillais au fil des mois, passant à 3 points dans une enquête mi-février avant que les candidats ne soient mis à égalité, toujours au 2e tour, selon un sondage OpinionWay du 21 février. Désormais, le challenger Guérini est devenu le possible futur maire de Marseille.

Téléchargez le sondage TNT Sofres-Le Figaro complet

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Thierry Noir, journaliste à La Provence, réagit vivement à notre article sur le musellement de la presse locale par Jean-Claude Gaudin

http://img295.imageshack.us/img295/8603/sarkozyrsfkf5.jpgChers lecteurs,

Nous avons reçu, le 8 février dernier, un commentaire de Thierry Noir, qui recommence à traiter la politique dans La Provence depuis que le quotidien a été racheté par le groupe Hersant. Dans ce billet, le journaliste attaque avec rancœur ses anciens confrères, le Conseil général, Jean-Noël Guérini… Sa réaction fait suite à nos deux derniers articles, celui que Stéphane Menu (ancien rédacteur en chef du Pavé de Marseille) nous a autorisé à publier, il en prend aussi pour son grade au passage, et le nôtre naturellement. Nous tenons à rappeler que le texte de Stéphane Menu est extrait de son blog personnel.

Nous n’aurions pas publié ce commentaire tant il est violent, mais il nous met au défi de le faire et, puisque nous assumons tout à fait ce que nous avons écrit, il est normal que M. Noir puisse avoir son droit de réponse. Il va de soi néanmoins que les propos relevant de la diffamation ont été coupés ainsi que ses coordonnées personnelles.

Extraits :

« Une connaissance m’a indiqué ce texte, puisqu’il qui parle de moi. Je réponds, même si je sais que le “modérateur” ne publiera pas ma réaction. Et d’ailleurs, c’est plus à lui que je m’adresse qu’aux lecteurs, s’il y en a, de ce site. J’ai beaucoup ri, à lire ce fatras, présenté comme un article de journaliste, sans en respecter les règles déontologiques. Ce mot est fondamental pour moi et je ferai (au futur et non au conditionnel) rendre gorge à qui affirmerait le contraire […].

Encore faudrait-il que les auteurs de ce site aient le courage de signer de leur nom. Mais le courage n’est pas de nos jours, la chose la mieux partagée, à l’heure ou internet garanti l’anonymat. Je n’aurai pas aimé être le voisin juif de l’auteur de cet “article” pendant la guerre.

Je passe sur ce “déjeuner avec des journalistes” (première ligne) qui dure “plusieurs heures” (dernier paragraphe)… Doivent pas traiter de la campagne électorale à Marseille, ceux-là, moi qui ai à peine le temps de m’enfiler un sandwich entre midi et 2 ! […]

Que répondre d’autre à ce tissu de conneries?
C’est un ami à moi qui a écrit le papier dans le Canard. Il m’avait appelé avant. Je l’avais prévenu, mais il a voulu croire que Gaudin, sachant que Duhamel était débarqué, lui aurait quand même confié des secrets qui pouvaient être contraires à ses intérêts. On croit rêver ! C’est trop drôle. Encore, encore ! (sur l’air des cotillons).

Je pourrai continuer des heures sur ce qui m’est reproché. J’ai écrit, à peu près, “une seule idée neuve dans le discours de Guérini”. Quelqu’un peut-il aller sur le site du candidat de la gauche et m’en trouver une seconde (je ne dis même pas une deuxième)? Je suis preneur.

Moi qui ai été recruté au Provençal, dans le “Quotidien des patriotes socialistes et républicains”, on va m’accuser, sans autre forme de procès, d’être “de droite”? Qu’est-ce que cela veut dire? Et si je l’étais devenu, l’essentiel n’est-il pas d’être dans la République? Et ça n’a rien à voir avec Hersant ou je ne sais qui… Le premier qui me fera signer un papier avec lequel je ne suis pas d’accord n’est pas encore né.

Toute la rédaction de La Provence a soupiré d’aise quand Duhamel a été débarqué, parce qu’il était nul (il a acheté pour 30 Millions d’euros des rotatives “Ferrari” quand on avait besoin de 4X4) , et elle était aussi soulagée quand Dauxerre a été jeté. Il m’a retenu par les cheveux quand je voulais démissionner pour aller au chômage et je lui en sais gré, je l’en remercie, encore aujourd’hui, mais il n’avait pas la carrure d’un directeur de la rédaction d’un journal ausi revêche que La Provence.

C’est toute la différence entre moi, qui signe mes articles de mon nom et donne mes coordonnées, et vous qui vous abritez derrière l’ anonymat, douillet, de celui qui sait tout (sacrée ambition) et qui finalement, n’exécute qu’une sale besogne de mercenaire.

C’est ma première -et dernière- contribution à ce site que je vais continuer à lire -c’est pas si souvent qu’on rigole. Vous avez de la chance, ce soir je suis aux chiottes et comme je suis constipé, j’ai du temps à vous consacrer, mais dans deux secondes, je tire la chasse. »

Thierry Noir

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Dans la vie, sans doute, tout est question de style. Le vôtre, monsieur le journaliste, est à l’image de votre chute.

Vous êtes piqué au vif par une remarque somme toute logique. Vous écrivez avec un tel aplomb qu’il n’y a pas une idée neuve dans le programme du candidat de gauche, que l’on peut sincèrement s’en étonner, ou au moins, le remarquer. Mais là n’est pas la question.

Au moins sommes-nous heureux de vous compter parmi les nouveaux lecteurs de notre blog. Il a été créé il y a bientôt un an et dépassera demain les 40 000 lecteurs uniques. C’est un chiffre qui se rapproche, dit-on, des ventes de La Provence à Marseille…

Qu’un journaliste du Canard Enchaîné soit votre ami, la belle affaire ! A l’évidence, il ne vous a pas cru et il a eu raison. Mais quelle présomption ! Encore heureux, sans cela, il aurait peut-être écrit qu’enfin, le quotidien dans lequel vous travaillez est un exemple pour la presse libre !

Parlez nous plutôt du fond, ce qu’il écrit sur les connivences entre un dirigeant politique et un patron de presse, plutôt que de tirer à vue, et avec rage, sur ceux qui dénoncent l’évidence.

Car enfin, dire que le projet de Jean-Noël Guérini ne comporte qu’une seule idée neuve, n’est-ce pas déjà faire part d’un parti-pris inacceptable ? Nous attendons d’ailleurs avec impatience que vous nous dévoiliez les idées très neuves chez son concurrent…

Nous remarquons quand même que vos doctes commentaires laissent apparaître de manière évidente de quel côté vous penchez… Il suffit pour cela de parcourir votre article paru dans La Provence du 9 mars, où vous n’hésitez pas à écrire que le financement du programme de Jean-Claude Gaudin sera essentiellement assuré par Bruxelles, tandis que celui de son adversaire est soumis à caution, car une collectivité ne peut donner d’ordre à une autre collectivité. D’ou sortez vous cela? Quand donc le candidat de gauche a-t-il déclaré qu’il donnerait des ordres, son idée n’était-t-elle pas plus justement de mettre toutes les collectivités autour d’une table afin que chacune participe au nécessaire financement des projets structurants? Vous ajoutiez même que le projet de Gaudin était global quant celui de son adversaire n’était que local. Autre manière de discréditer l’un des candidats non ?

En revanche, Jean-Claude Gaudin, et ses amis, ne les oublions pas, ces braves gens, savent ce qu’un ordre veut dire. Surtout quand il s’agit de mettre des journalistes au pas. Vous le savez plus que quiconque. Le Canard Enchaîné est clair sur ce sujet pour la gazette où vous signez ce que vous voulez. C’est clair aussi à La Chaîne Marseille (LCM), où un vote de défiance a permis de maintenir le directeur à son poste, contrairement aux voeux de ceux que vous servez avec un zèle étrange qui nous laisse songeur. Nous savons aussi, depuis les déclarations de Jean-Claude Gaudin sur les journalistes de Libération, dans quelle estime ces gens là tiennent votre profession et ceux qui l’exercent réellement.

Enfin, autre corde à notre arc, laissons la parole à Laurent Neumann, rédacteur en chef de Marianne qui écrivait il y a quelques jours : « La semaine dernière, le journal « La Provence » a refusé de diffuser dans ses colonnes une annonce publicitaire de Marianne concernant les élections municipales à Marseille. Motif invoqué par la régie publicitaire du quotidien régional : le titre de notre enquête, « Pourquoi Marseille mérite mieux que Gaudin », était « politiquement gênant ». Amis lecteurs de la région marseillaise, faites-le savoir autour de vous : La Provence ne veut pas déplaire à la mairie, quitte à censurer une pub qui, soit dit en passant, ne cassait pas trois pattes à un canard ! Même Le Figaro se demande si Jean-Claude Gaudin n’est pas en train de faire le combat de trop. Mais La Provence, elle, a renoncé depuis longtemps à se poser ce genre de questions […] En août 2007, Hachette a vendu La Provence au groupe Hersant (ainsi que Nice-Matin, Var-Matin, Corse-Matin et Marseille Plus]. Nous ne pouvions rêver meilleure démonstration des dangers que génère la mainmise totale d’un seul et même groupe sur la presse d’information de toute une région. »

Tous ces faits, ces propos, nous fondent à être légitimement inquiets pour la liberté de la presse régionale. Les semaines passent et tout devient de plus en plus limpide en vous lisant. Peut-être serait-il plus honnête de dire à vos lecteurs la nouvelle ligne éditoriale choisie par La Provence, celle d’une presse d’opinion. Il n’est pas indigne, comme vous le notez à propos, de choisir un camp, Le Figaro le fait très bien, Libération aussi. Quant à nous, nous avons ressenti l’impérieux besoin d’informer les nôtres et dire ce que les Marseillais ignorent.

Il va de soi que les critiques que nous pouvons formuler sur le contenu de certains articles ne remettent pas en cause le travail de la rédaction. Mais chacun sait qu’une ligne éditoriale d’un journal régional est très rarement déterminée par sa rédaction.

Dernier point, celui de l’anonymat. Nous le justifiions dès notre éditorial : « En ces temps de démocratie participative, le journalisme a mauvaise presse. On l’accuse, souvent injustement, de ne pas entrer dans le vif du sujet, de protéger ses effets. Cette critique vise surtout la presse quotidienne régionale, accusée d’être à l’intersection de toutes les subordinations, de ne pas bousculer les systèmes établis par peur de perdre sa puissance de compromis ». Nous y voilà donc avec plus de résonance encore un an plus tard. Sans cet anonymat, il y a belle lurette que les systèmes établis auraient eu raison de nous… C’est insupportable, mais c’est ainsi et ce n’est pas l’exemple donné par notre président de la République qui aidera à nous en affranchir.

Il n’est donc pas besoin de s’égarer, car tout ce qui est excessif est dérisoire et votre aigreur est, hélas, bien dérisoire. En vous souhaitant beaucoup de bonheur dans votre nouveau métier. Sans la chasse, mais en ouvrant les fenêtres, pour respirer le bleu du ciel.

Pour nous le débat est clos.

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Municipales 2008 – Marseille : la presse marseillaise muselée ? A l’heure du non-débat acrobatique selon Stéphane Menu

pressepaca.jpgAvec l’aimable autorisation de Stéphane Menu, ancien patron du Pavé de Marseille (publication indépendante qui fut, en son temps, très lue dans les sphères politiques et, plus généralement, de pouvoir), nous publions ses propos qui rejoignent en tous points les nôtres sur l’improbable indépendance éditoriale de la presse marseillaise. Le rachat de La Provence par le groupe Hersant, en pleine campagne électorale municipale, et le placement des plus proches de Jean-Claude GAUDIN aux postes stratégiques dans le nouvel organigramme du quotidien « phare » local, nous scandalise aussi. Vive Internet pour dire ce que l’on tait, pour faire émerger l’indicible puisque personne n’ose en parler, et pour cause… Alors faites-vous votre opinion, le papier de Stéphane Menu vous y aidera tant il est mesuré. Nous n’avons sûrement pas ce talent et cette distance pour crier l’insupportable !

A l’heure du non-débat acrobatique

« L’ennui, avec le Canard Enchaîné, c’est que c’est tellement gros qu’on a parfois du mal à le croire. Ainsi, lorsque l’hebdo satirique décrit avec force et détail le contenu du repas d’adieu de Stéphane Duhamel, ex-pédégé de La Provence, viré avec Gilles Dauxerre, ancien directeur de la publication, par le nouveau propriétaire du journal, Philippe Hersant, repas organisé à la mairie par Jean-Claude Gaudin. Ce dernier lui a d’abord assuré qu’il n’était pour rien dans son départ. Le maire de Marseille, aidé en cela par Christian Estrosi, avait beaucoup milité pour le retrait de Lagardère de ses journaux du Sud (Nice Matin, La Provence, Corse Matin…) ne se traduise pas par l’arrivée du groupe britannique Mecom mais plutôt par celle de Philippe Hersant.

Et, en effet, le Hersant en question a tout de suite rassuré Gaudin sur sa docilité : il a ainsi embauché Bruno Genzana dans une de ses filiales, le gratuit ParuVendu. Genzana n’est autre que le chef de file de l’UMP au Conseil général présidé par Jean-Noël Guérini, opposant socialiste à la mairie de Marseille. Dans la foulée, le décidément très compréhensif Hersant a recruté Guy Philip, ancien directeur de la communication de Gaudin, pour diriger le Groupe Hersant Médias (GHM), structure qui chapeautera les journaux rachetés à Lagardère. Bien entendu, que les esprits mal placés soient châtiés, l’homme en question n’aura aucun regard sur le contenu éditorial puisqu’il sera en charge du développement. Mais là, tout de même, la coïncidence est troublante.

A Marseille, il existait avant une presse d’opinion, un peu balourde, dont je vous conseille la lecture, histoire de balayer cette catin de nostalgie qui veut nous faire croire qu’avant c’était mieux. Pas une Une du Provençal sans que le Lion Defferre n’y jette un œil (maire de Marseille et, occasionnellement, ministre de l’Intérieur). On évoque le souvenir parfois avec une pointe de larme au coin de l’œil, pour poser le personnage. Le Méridional a été un torchis raciste sous l’impulsion de sieur Domenech. Mais la droite gaudiniste donnait elle aussi ses petits coups de fil pour tancer des journalistes récalcitrants. Et les supérieurs descendaient des étages pour recadrer la « charte » rédactionnelle : lui, c’est un ami ; lui, non… Un petit mot sur La Marseillaise où, quand le PC est tonitruant sur Marseille, la moindre virgule était pesée à l’angström par le comité central local. La liberté de la presse locale, c’était déjà du pipeau. Et même Le Pavé, que j’eus l’immense honneur de mener vers sa fin annoncée, dut faire, soyons honnêtes, quelques petites acrobaties sémantiques pour que les pouvoirs industriels et politiques ne retirent pas leur pub.

Aujourd’hui, à l’heure des fusions, la mise sous tutelle est plus pernicieuse. Car la presse locale n’est plus lue. Elle tient essentiellement grâce aux pages de pub. Alors, en arrière-fond, l’information est sous-pesée, les dossiers de fond expédiés aux oubliettes, les évidences contournées, etc. On regarde ailleurs. On évoque autour du café entre journalistes la chimère d’une presse courageuse qui ne serait qu’une presse normale. C’est ainsi.

Les bons journalistes font autre chose, se convertissent à d’autres pratiques. Le champ est libre pour Hersant et compagnie. Le plus triste avec ce type d’infos publiés dans le Canard Enchaîné, c’est sa manière de couler, de passer, de ne rien accrocher au débat sur Marseille, comme si nous vivions dans une contrée profonde de la Sibérie et que le Canard Enchaîné avait du mal à y être acheminé. Comme si cet article intitulé « Gaudin joue déjà à la belote avec Hersant » dans l’édition du 30 janvier, posant un regard inquiétant sur l’état de la démocratie à Marseille, ne nous concernait pas.

Comme si nous avions admis qu’il ne servait plus à rien de se battre pour s’occuper de cette petite proximité d’en bas de chez soi. Comme si nous avions admis que, du Canard Enchaîné ou de Jean-Claude Gaudin, le menteur, l’excessif, c’était le premier. A ce rythme, face à notre passivité, à notre pusillanimité, nous basculons progressivement, sournoisement, dans le non-débat, dans une presse camomille qui sert à endormir tout le monde, qui sert à anesthésier les antagonismes, qui sert à se convaincre qu’il ne sert à rien de s’exciter pour quelques arpents de dignité humaine gagnés sur les puissances de l’argent et des réseaux qu’elles alimentent. Les journalistes de La Provence font ce qu’ils peuvent.

Le Syndicat national des journalistes s’est ému de l’article, a réclamé des garanties sur l’indépendance des journalistes. Ils font ce qu’ils peuvent, le minimum syndical (les journalistes de La Tribune s’étaient mis en grève). »

Stéphane Menu

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Municipales 2008 – Marseille: La Provence roule-t-elle pour Jean-Claude Gaudin ?

laprovence.jpgA chaque jour suffit sa peine… La Provence est-elle devenu le journal de campagne de Jean-Claude Gaudin? La question mérite d’être posée… Le maire de Marseille, tout le prouve, n’est pas encore entré en campagne, que La Provence diffuse depuis ces derniers jours des infographies mirifiques, des plans merveilleux sur la comète d’une ville sans argent, perdue à l’aune d’un leader encore en mode pianissimo…

On sait le jeu des achats d’espaces publicitaires qui contrôle un média devenu propriété d’un grand groupe financier français, Lagardère pour ne pas le nommer. Ledit groupe, souhaite certes se désengager du titre, pas assez productif selon lui, mais toute la presse régionale lui appartient encore (La Provence, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin), et l’on connait sa proximité avec le Président de la République et le baron local, vice-président en charge des investitures nationales du parti présidentiel, l’Ump, maire de Marseille – quelques heures par semaine – et en campagne pour la Présidence du Sénat : Jean-Claude Gaudin.

Plus localement, l’engagement favorable de La Provence pour l’édile Marseillais est aussi le résultat de l’improbable fusion de deux titres incompatibles de l’après Defferre, Le Provençal et Le Mériodional, avec tous les soupçons de gauche et de droite que ce clivage continue de perpétrer entre les journalistes, la rédaction et les propriétaires du titre. Peu à peu, les anciens du Provençal disparaissent et la ligne éditoriale s’en ressent.

Comme lecteur, il est insupportable de laisser croire et de laisser faire croire, à 4 mois des élections que le Port de Marseille deviendra la plate-forme des croisières mondiales et, qu’aujourd’hui même dans les colonnes de La Provence, 100 000 m² de surfaces commerciales vont être ouvertes, alors que 27 % des Marseillais vivent en dessous du seuil de pauvreté, que 49% des marseillais ne payent pas l’impôt sur le revenu et que Marseille compte toujours 5 % de chômage supplémentaire par rapport à la moyenne nationale. Mensonges par omission, par faiblesse, par oubli du métier?

Là, me vient en mémoire ce célèbre vers de Corneille : « il faut bonne mémoire après qu’on a menti… » Quelle est la responsabilité journalistique, la vérité ou la soupe?

Que La Provence relaye l’info des projets du maire, c’est naturel et bien normal. Mais où est l’analyse? La mise en garde, celle qui aide à penser? celle qui permet à chacun de se forger sa propre opinion ? Celle qui met en perspective, relativise, argumente ? Dieu que la Presse quotidienne est pauvre de sens avec autant de talents…

Ainsi, La Provence continue à diffuser, quotidiennement désormais, les projets « titanesques » de J.-C. Gaudin, alors qu’il ne s’agit que de fonds de dossiers, souvent usés et sans financements, comme le ferait un sanglier avant la terrine… L’oie avant d’être gavée…

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