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Sécu, retraites, emploi des seniors : un an pour décider

retraiteLors de son allocution devant le Congrès à Versailles, lundi dernier, le Président Sarkozy a été clair sur la question de la réforme des retraites. « Le temps de la décision » se situera « à la mi-2010″ intime-t-il, et  » toutes les options seront examinées, tout sera mis sur la table :  l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité ».

Dommage pour les participants du Forum régional pour l’emploi des plus de 45 ans, qui n’auront pas pu anticiper autant de volontarisme politique affiché. Organisé par la Cité des métiers de Marseille, les 17 et 18 juin derniers, le Forum rassemblait plus d’un millier de visiteurs et 22 entreprises autour de séance de « speed-dating » et d’ateliers afin d’informer, d’accompagner et de mettre en relation ces laissés pour compte du marché du travail. Au-delà du sentiment tenace d’un gâchis de compétences et d’expérience, ils se rongent les sangs à l’idée d’une bien hypothétique retraite…

Or, en Provence-Alpes-Côte d’Azur, le taux d’emploi des 55-64 ans ne dépasse pas les 36.7%, ce qui place la région à la 154ème place au niveau européen. Cette initiative unique en PACA répond donc à une demande croissante de cette population qui ne cesse de croître, le tout sur fond de débat sur un éventuel report de l’âge de départ à la retraite.

Le « continent gris » que l’Europe est en passe de devenir inquiète. Selon les projections de l’Insee, une personne sur trois devrait avoir 60 ans ou plus en 2050, soit une hausse de 80% en 45 ans. Le vieillissement de la population marque donc une accélération depuis 2006 avec l’arrivée des générations issues du baby-boom (à savoir les personnes nées entre 1946 et 1975) et pose le problème structurel de la sauvegarde de notre système de retraite que les gouvernements de droite comme de gauche n’ont pu résoudre à ce jour.

Déjà en 1989, Michel Rocard lançait une large consultation suite à la publication du Livre Blanc sur les retraites, rapidement enterré tant la patate chaude était impopulaire. En cela, le discours présidentiel de Versailles éclaire quelque peu l’enjeu et fait montre d’une volonté sans faille. Soit ! Le gouvernement devra pourtant savoir en imposer aux partenaires sociaux très arc-boutés sur la question avec, en toile de fond, la crise financière et l’augmentation exponentielle des déficits publics.

La loi Fillon de 2003, fixait déjà un rendez-vous pour 2010 avec les partenaires sociaux. L’annonce prématurée d’un possible report de l’âge de départ faite par le chef de l’Etat peut surprendre et n’a peut être d’autre but que de préparer un terrain par nature très glissant. Lire la suite

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Barack Obama investit résolument dans la recherche et l’innovation pendant que la France recule

obamaN’en déplaise au Vatican, le Président Obama a signé lundi 09 mars 2009 un décret autorisant le financement de la recherche sur les cellules souches embryonnaires. Interdite depuis 2001 par George W. Bush, le nouveau président américain veut désormais rompre avec la politique de son prédécesseur qui : «au lieu de promouvoir les découvertes, imposait (…) un faux choix, entre la science et les valeurs morales».

Cette promesse de campagne, aujourd’hui suivie des faits, se justifie autant par les perspectives qu’offre désormais l’utilisation de ces cellules dans le traitement de maladies dégénératives que par sa volonté stratégique de sortir les USA de la crise par « le haut » en s’appuyant sur la science. Ce désir de modernisation passe aussi pas le refinancement public d’action de recherches jusqu’alors financées par des fonds exclusivement privés, orientés vers un profit à court terme, tandis que les solutions pérennes font défaut.

Attendre que la tempête passe pour reprendre les mêmes modèles, n’est pas au programme du candidat du prometteur « Yes we can ! » qui ambitionne de modifier les liens entre science et morale, public et privé, industries gourmandes en ressources naturelles et recherches de nouvelles solutions moins coûteuses pour l’environnement.

Ce nouveau tournant pris par l’Administration Obama contraint les européens que nous sommes, à envisager l’avenir bien au delà de la sortie de crise et de nous projeter dans le monde de demain qui se décide dès maintenant.

Barack Obama résolument innovant
Avec ses 21.5 milliards, la recherche fondamentale n’est pas la seule bénéficiaire de ce plan de relance largement orienté vers l’avenir. Sur les 787 milliards votés le 17 février dernier par le Congrès américain, 120 milliards seront alloués à la recherche et le développement technologique dont 24.6 milliards pour les technologies de l’information et 50 milliards supplémentaires pour doper l’innovation en faveur des mutations énergétiques (renforcement de l’efficacité énergétique des infrastructures, stimuler le développement des voitures hybrides…) avec comme objectif de favoriser la croissance verte.

Cet effort budgétaire tend à inverser la tendance de ces huit dernières années de conservatisme féroce et d’absence de la puissance publique pour insuffler une nouvelle dynamique à l’économie américaine. La crise a au moins cela de positif : elle bouscule les théories, fait bouger les lignes et conduit les différents pays à adopter des solutions novatrices pour lutter contre le mal qui ronge leurs économies. Lire la suite

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Crise financière. Les Français ne perdront pas un euro ? Tous, sauf les clients du Crédit Foncier… Entres autres !

On se souvient encore de ces images de familles américaines ruinées, assises hébétées autour de cartons de déménagement devant la porte d’entrée de ce qui fut leur maison, têtes dans les mains pleurant sur un rêve brisé. C’était l’été 2007. Éphémère rêve américain qu’elles crûrent caresser, elles n’étaient que les premières victimes d’un système prônant le surendettement comme un art de vivre.

En France, le réflexe fut immédiat, nous avions l’Atlantique comme rempart, protégés par nos spécificités gauloises de bon sens, de saine gestion, de régulation maîtrisée. Un an plus tard, la réalité est toute autre et l’imbrication française dans le cynique système financier mondial apparaît désormais au grand jour avec les ravages que l’on sait.

Même l’écureuil (les caisses d’épargne), d’habitude si prudent, n’a pas échappé aux sirènes de l’argent virtuel facile. Résultat : 695 millions d’euros brûlés par des apprentis traders. Et que dire du Crédit Foncier de France, dont les prêts n’ont rien à envier aux subprimes américains, dont on découvre, sans que personne ne s’en alerte, les milliers de victimes françaises ?

On est bien loin des propos du président Sarkozy dans ce discours éclatant de Toulon, le 25 septembre dernier, superbe et cynique (sachant qu’il était jusqu’ici le chantre de ses amis les plus proches, les plus brillants banquiers et assureurs français) où il déclarait  » L’autorégulation pour régler tous les problèmes, c’est fini. Le laissez-faire, c’est fini. Le marché qui a toujours raison, c’est fini ». Dans une diatribe convaincue il surenchérissait : « Les banques françaises paraissent en mesure de surmonter les difficultés actuelles, mais si elles devaient êtres mises en difficulté par la spéculation, je n’accepterais pas qu’un seul déposant perde un seul euro parce qu’un établissement financier se révèlerait dans l’incapacité de faire face à ses engagements. C’est un engagement solennel que je prends ce soir : quoi qu’il arrive, l’Etat garantira la sécurité et la continuité du système bancaire et financier français. » Les déposants certes, mais les emprunteurs abusés ? Car là est le hic… Du pur subprime en somme… La source, la cause et, désormais, la conséquence….

Souvent les hommes d’Etat se révèlent à l’aune des pires crises. Gageons que ce soit le cas pour le nôtre. Au fond, ce serait heureux. Pourtant, Paul Krugman, auteur de nombreuses critiques sur l’administration Bush dans les colonnes du New York Times, introduisait très tôt dans la crise, dès l’automne 2007, le caractère mondial de la crise des subprimes… Lire la suite

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Municipales à Marseille : Lors du débat avec Guérini, Gaudin dégaine la lettre de soutien de Sarkozy


Gaudin fulmine, furaxe il attaque en off à la fin du débat

A quelques encablures du second tour de l’élection municipale de Marseille (4 jours), voilà que le maire sortant, Jean-Claude Gaudin, pourtant si sûr de lui, délivre ce soir, lors d’un débat décousu et sauvé, enfin, par un maître du jeu, M.Elkabbach, tout l’inverse ce ce qu’il souhaitait taire il y a quelques jours. Bref, une lettre du président de la république qui propose quelque 50 millions d’euros pour Marseille.

Plusieurs choses doivent être notées. Il y a peine quelques heures, ledit Gaudin refusait absolument la présence de Sarkozy sur les rives du Lacydon pour cause de mauvais sondages, il disait même à qui voulait l’entendre que son dernier round serait pour et par lui-même. En réponse aux alertes élyséennes qui trouvaient l’ultime combat marseillais du vieux cacique un peu poussif. Vengeance ? réaction a rebours, les patrons de l’UMP, dont Devedjian, pensaient aussi la même chose, le vieux était cuit, occis !

Bref Sarkozy devait s’occuper des affaires de la nation et oublier les roches robustes qui supportent la Bonne-Mère. Loin des expressions pagnolesques qui font sa réputation, Gaudin se voyant noyé dans la lame de fond de son concurrent, a décidé de réagir, il devait donc mordre pour survivre. Il a, de fait, pris aux mollets le jeune candidat de gauche, Guérini, de loin son cadet, dont il dit tout et son inverse : prometteur invétéré et aussi expérimenté que lui puisque patron d’un budget dont il aurait rêvé, celui du riche Conseil général des Bouches-du-Rhône. Autre paradoxe. Il a usé sans nul doute de tous les arguments de la mauvaise foi avec force transpiration sur le front. Cet homme est donc devenu conscient que son pouvoir est précaire et que son projet de modernité ne vaut pas une cacahuète sérieuse, c’est à dire 74 ans à son sortir. 74 ans? oui, l’âge qu’il aura post-modernement à la fin de son dernier hypothétique mandat…

Poursuivons, le banni Sarkozy des affres particulières de Marseille, que ledit Gaudin a apprécié sur le tard sans jamais s’y reconnaître, sauf à se voir pourvu d’un perchoir sénatorial, beaucoup plus vif pour lui qu’une mairie épuisante qui lui échappe, tant les luttes intestines entre son directeur et son chef de cabinet sont de notoriété publique, décide, en désespoir de cause, sur son marché, une non décision électorale : tous seront là autour de moi et feront montre d’une unité de façade pour gagner. Tel est le leitmotiv.

L’étrange lettre de Sarkozy
Mais alors Sarkozy? Le nabot raillé si cruellement par Gaudin lui-même, qui ne croyait ni en son avenir ni en sa capacité à tenir les rênes du pouvoir, le sert opportunément. Le chiquet avide non de sens mais de photos dans « Paris -Match » selon Gaudin s’entend, devenu Président de la République, lui aurait écrit une lettre édifiante.

1er point, la date de ladite lettre laisse songeur, elle est datée du 6 mars, donc d’avant le 1er tour. Alors pourquoi Gaudin n’en a pas parlé avant ?

2ème point : si elle n’est pas anti-datée, pourquoi Gaudin, comme il l’a dit ce soir lors du debat avec Guérini sur LCM, l’a gardée sous le coude pour porter l’estocade à son adversaire dans l’entre deux-tour, alors pourquoi s’en servir à quelques jours du deuxième tour ? C’est pourtant lui-même qui pourfendait les méthodes incohérentes et violentes du Président de la République. C’est lui-même qui a refusé la venue de Sarkozy à Marseille, c’est lui-même qui l’a mouché en lui disant que sa baronnie marseillaise lui appartenait quand l’Elysée et le siège national de l’UMP pensaient que la dernière campagne électorale du vieux tardait à émerger ! Que de paradoxes opportunistes, presque essoufflant pour les électeurs qui doivent se sentir manipulés plus que jamais !

Mais, au fait , que dit cette lettre ? Mensonge, mensonge, pure invention.. Comme disait Giscard naguère à propos des avions renifleurs face à un parti socialiste impitoyable et menteur, revanchard et amoral. Disons un engagement personnel entre-amis, tout au plus, comme l’avait fait Fillon en pleine campagne pour soutenir son ami Gaudin, qui le conchiait pourtant, pensant qu’il n’avait pas besoin d’un tel navet pour fleurir ses lauriers locaux… Avant, évidemment, de s’apercevoir que ledit « navet » était devenu populaire…

Alors nous ne résistons pas au fait de vous présenter ladite lettre in extenso, sans rien enlever, juste pour l’information. « Monsieur le maire, cher Jean-Claude », Vous noterez évidemment les mensonges et la survente de Gaudin sur la LGV. Ce n’est pas parce qu’elle  » a sa préférence », selon les vœux présidentiels, que ce dernier s’engage, bien au contraire, alors que, comme son premier ministre, il aurait pu survendre pour soutenir Gaudin.

Guérini a raison dans son intuition d’animal politique, cela en est presque navrant pour Marseille… C’est à dire sa chute acceptée… Ce qui pouvait faire émerger la Cité phocéenne économiquement n’aura pas lieu selon-nous pour cause de quelques minutes gagnées entre le Nord et le Sud de l’Europe, c’est à dire quelques millions économisés. Paris-Nice, Barcelone-Gènes, ne passera donc pas par Marseille. C’est ainsi…

On reconnait le bon sens du concurrent Guérini d’aller voir, au lendemain de son élection à la la mairie de Marseille, le Président pour réclamer les 52 millions promis à l’arrachée par le Président de la République à son pourtant ingrat candidat Gaudin, qui n’y croit pas plus que nous… Nous serons néanmoins très vigilants sur ces effets d’annonce dont l’ex-RPR fut friand et, devenu UMP, toujours dans la norme. Il nous avait semblé que les méthodes chiraquiennes avaient fait long feu. Il nous avait semblé que le candidat Sarkozy, l’avait compris au point de proposer une rupture. Rien de tel, sauf qu’il s’agit du président, de quoi être très, très attentif. Nous savons le résultat, nous saurons le réclamer, le cas échéant… bref sommes-nous heureux de ce mensonge perpétuel ? Non, assurément !

Notre seule entrée mondiale sera donc maritime, mais il se trouve que Gaudin la brade aux croisiéristes, sans structuration économique, là aussi, cause perdue… Pas de quoi attirer Microsoft ou le siège mondial de L’Oréal. On les comprends…

Lette du Président de la République

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Jean-Claude Gaudin n’aime pas les pull-overs serpillières, les cheveux longs et les ongles sales…

Reuters/Libération

Après toute une série d’écarts de langage et de grossièretés lancée à son opposition municipale, (lire notre article : Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?), Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille, s’en prend désormais aux journalistes de Libération. La critique ne manque pas de sel ! Une gaudinade supplémentaire en somme.

En toute légèreté, il a sévi lundi soir au siège du parti sarkozyste, rue La Boétie, à Paris, devant une soixantaine d’étudiants des grandes écoles encartés à l’UMP. Invité pour parler des prochaines municipales, Jean-Claude Gaudin a fait passer un message politique essentiel : on peut être un cancre pour peu que l’on soit «tiré à quatre épingles». Pour sa démonstration, il a cité Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer et candidat UMP «autodidacte» à Nice : «Il a beaucoup de talents, il est toujours tiré à quatre épingles ». Non sans égratigner, au passage, son ex-ami ultra-catholique, Charles Millon, ancien ministre de la Défense d’Alain Juppé, fondateur du parti de la Droite libérale-chrétienne, « qui ne sait pas parler français. »

Au milieu de tant de jeunesse, M. Gaudin aura eu l’esprit émoustillé… Il devait lui-même donner un spectacle ravissant… Et, pour se mettre les rieurs dans la poche, le sénateur-maire de Marseille et candidat à la présidence du Sénat a forcé son talent comique : «C’est mieux que les journalistes de Libération que nous reniflons dans les avions avec leur pull-over serpillière, leurs cheveux longs et leurs ongles sales !» Présent dans la salle, son collaborateur Jérôme Clément affirme ne rien avoir entendu de tel. Sans doute avait-il les oreilles bouchées. Toujours est-il que Libération a pu enregistrer les propos, ils ne prêtent à aucune confusion

Au regard de la couverture de ce qui n’est pas encore une campagne électorale, puisque le maire sortant de Marseille entrera officiellement dans la bataille, selon nos sources, le 7 janvier prochain, soit un mois avant ce qu’il avait prévu, les confrères de La Provence doivent être tous manucurés et habillés par les plus grands couturiers ! Pas un jour ne manque à l’appel d’une restitution objective des faits téléphonée de l’Hôtel de Ville…

Tout cela ne serait pas bien grave et même plutôt drôle si le jugement ne semblait être un moteur de décisions politiques importantes. « J’aime Marseille et les Marseillais » martèle-t-il sans cesse. On sait en quoi s’en tenir… Papy fait donc de la résistance pour les complets gris anthracite, les cravates à rayures et toute la panoplie d’une petite bourgeoisie bien pensante et naphtalineuse où l’autre est toujours sale. Nous sommes désormais au jus : courons tous à La Redoute pour être aimé de lui… Puisqu’il vous aime on vous dit !

Sollicité par l’AFP, M. Gaudin a fait savoir par son entourage qu’il ne souhaitait pas réagir. (19h31)

Lire les commentaires « croustillants » sur les sites de Libération, Arrêt sur image ou Rue 89

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