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Les collectivités territoriales sont touchées de plein fouet par la crise financière. La gestion hasardeuse de la ville de Marseille n’y échappe pas. Exemple : l’immobilier de la rue de la République

De L’Elysée à Matignon, en passant par Bercy, le même refrain rythmait, il y a peu, la sérénité feinte, rassurante et trompeuse, qui sied en période de crise. Celle-là même dont l’objet, salutaire, ne fait que nourrir les interstices du doute, début et fin d’un système économique fondé sur la confiance. Pourtant, en dépit de l’optimisme affiché, il n’aura fallu que quelques semaines pour que les pouvoirs publics dévoilent leur embarras face à la vitesse de propagation de la « Big depression » qui touche désormais les collectivités territoriales et leurs besoins exponentiels en matière d’emprunts.

Pour parer à cette énorme secousse budgétaire publique, le 21 octobre dernier, au terme d’une réunion de suivi du plan de refinancement des établissements en difficulté, le gouvernement décide discrètement de débloquer une enveloppe de 5 milliards d’euros pour garantir les prêts aux collectivités locales et couvrir leur gestion très souvent hasardeuse. Claude Bartolone, fraîchement élu à la tête du Département de Seine-Saint-Denis fustige la gestion de son prédécesseur communiste en découvrant un passif de 808 millions d’euros, généré par les seuls produits financiers toxiques. Dans les Bouches-du-Rhône, le bilan est moins morose grâce à la prudence budgétaire, prônée par le Président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, et à un recours à l’emprunt composé à 83% de taux fixes. L’exemple est si rare qu’il convient de le saluer.

Néanmoins, nombre d’économistes prédisent désormais que les collectivités locales succomberont toutes à l’effet boule de neige de la crise selon le volume des montages bancaires « exotiques » réalisés. Problème : au jeu des disparités territoriales, la ville de Marseille ne s’en sort pas avec les honneurs (48% d’emprunts à taux variables), à l’image de la préoccupation grandissante entourant le projet de réhabilitation du centre ville, et plus particulièrement de la rue de la République, laissée entre les mains d’investisseurs privés, en proie à la spirale faillitaire. Lire la suite

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Municipales de Marseille : Gaudin prend des douches… froides !

AFP/LibérationAprès les propos peu amènes de Jean-Claude Gaudin, maire sortant et candidat aux prochaines municipales de Marseille, sur la saleté supposée des journalistes de Libération, on pouvait lire aujourd’hui sur le site du quotidien :

« N’écoutant que son courage, et parfaitement grimé pour l’occasion (cheveux coupés de frais, ongles nettoyés à la javel, costume six-pièces), un reporter de Libération est allé, ce matin, demander au maire de Marseille (ville propre), ce qu’il entendait par sa description donnée lundi des « journalistes de Libération que nous reniflons dans les avions avec leur pull-over serpillière, leurs cheveux longs et leurs ongles sales!»

Jean-Claude Gaudin a d’abord été catégorique en nous voyant si bien mis, pour une fois : «Vous n’étiez pas visé.» Ouf ! Nous n’avions pas passé la nuit à brûler nos pulls serpillières pour rien. Puis le numéro deux de l’UMP a indiqué : «C’était une forme de boutade.» Cette excellente blague a été tenue «dans une réunion privée où je ne savais pas que mes propos étaient enregistrés». Invité à retirer ses propos, Jean-Claude Gaudin ne s’est pas exécuté, ajoutant : «Mon jugement définitif, je le réserve.» Retour sous la douche. »

Devedjian décrète l’état d’urgence pour Marseille
Douche pour douche, l’édile marseillais a été contraint d’en prendre une autre, froide celle-là, en apprenant dans Le Point que son patron de l’UMP, Patrick Devedjian, décrétait l’état d’urgence à Marseille, au regard des résultats de sondages réalisés par le parti sarkozyste. Gaudin serait menacé par son challenger Jean-Noël Guérini : « Le secrétaire général de l’UMP a décrété l’état d’urgence après avoir eu connaissance, la semaine dernière, des résultats de sondages réalisés pour le compte du parti à Marseille, Toulouse et Bordeaux, à trois mois des municipales. L’écart entre les maires UMP sortants et leurs rivaux se resserrerait dans ces trois grandes villes. A Marseille, Jean-Claude Gaudin recueillerait 52 % des voix au second tour, Alain Juppé, à Bordeaux, et Jean-Luc Moudenc, à Toulouse, totaliseraient, eux, 53 %.  »

Enfin nous apprenions hier que contrairement à sa vision désuète d’Internet, sorte de jeu pour adolescents, et devant l’activisme de l’équipe Multimédias de Jean-Noël Guérini, la Pl@netMarseille, le maire de Marseille avait finalement décidé d’appeler François Guillet de La Brosse à la rescousse. Frère du directeur général de L’Olympique de Marseille, dont le grand-père a inventé le carambar, François de la Brosse a été l’un des responsables de la net-campagne de Nicolas Sarkozy pendant la dernière présidentielle. Jean-Claude Gaudin, qui n’est pas encore officiellement candidat à la Mairie de Marseille, s’active donc à 3 mois des élections municipales…

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