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Gaudin préfèrera-t-il Guérini à Muselier ou Teissier pour les prochaines élections municipales de Marseille? A moins qu’il ne rempile pour un ultime mandat…

guerini-gaudin-caselli-conventionLes événements historiques s’enchaînent ! Si la presse a largement relayé, dans son ensemble, la signature, « historique » donc, du plan-cadre de 250 millions d’euros (sur 500 millions au total en réponse à la crise qui touche le département) signé entre le Conseil général des Bouches-du-Rhône et la Communauté urbaine Marseille Provence métropole, en présence de la grande majorité des maires des 18 communes de MPM, peu ont en revanche commenté un autre événement : la présence de Jean-Claude Gaudin au sein du Vaisseau bleu, « chez » son adversaire d’hier Jean-Noël Guérini.

Car la venue du sénateur-maire de Marseille n’avait rien d’anodin. En politique, tout n’est que signes et messages subliminaux. Que fallait-il lire et comprendre alors dans l’attitude d’un Jean-Claude Gaudin certes diminué par un problème à l’œil, mais visiblement ravi d’être là, remerciant dans son discours éclair, avec une insistance non feinte ( 5 fois en moins de 3 minutes…) le président du Conseil général ?

Bien sûr, les tractations d’avant-signature entre les cabinets des deux leaders ont été tendues et âpres. Mais s’ils sont finalement parvenus à tomber d’accord, il faut aussi voir la visite de Gaudin comme le signe de son agacement grandissant à l’égard des amis de son propre camp.

Car aujourd’hui, même si les dés ne sont pas encore lancés pour 2014 et les municipales, les observateurs ont compris que M. Gaudin ne laissera pas son fauteuil à un Renaud Muselier aussi gaffeur et mal inspiré (Marseille-Provence 2013 en est le dernier exemple flagrant) ou à Guy Teissier, son plus vieil ennemi local qui semble s’épanouir (un peu trop ?) à la présidence d’Euromed. D’aucuns, dans l’entourage du maire et dans l’anonymat le plus total, confient même : « Gaudin préfèrera voir Guérini gagner en 2014 plutôt que Muselier. » Lire la suite

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Jean-Claude Gaudin, la rumeur parle de sa candidature en 2014 à un 4e mandat à la mairie de Marseille !

gaudin-bulletin-de-voteLes élections municipales auront lieu dans 5 ans, et déjà, Marseille bruisse de mille rumeurs. Dont l’une, insistante, depuis le début de l’année, secoue à droite. Jean-Claude Gaudin aurait commandé un sondage, dont le résultat a dû le faire frémir d’aise : s’il était candidat pour un 4e mandat successif à la mairie de Marseille en 2014, il serait le mieux placé pour la victoire finale.

Qui peut encore croire que Jean-Claude Gaudin pense à sa retraite ? Pardon, à sa succession. Simplement ceux qui n’en peuvent plus d’attendre, à force de piétiner aux portes de l’Hôtel de Ville et de se contenter des (jolies) miettes du Parlement. A savoir, Renaud Muselier, l’ex-Premier adjoint aujourd’hui seul conseiller municipal de la majorité sans délégation, et Bruno Gilles, le maire du 3e secteur-clé (4e et 5e arr.). Deux ex-bébés RPR. Muselier est aujourd’hui un (jeune) grand-père et Bruno Gilles piaffe de voir son « grand frère » prendre enfin les clés de la Ville. Lui, l’ancien VRP, se verrait bien Premier adjoint de « Renaud ».

Dans l’entourage du sénateur-maire UMP de Marseille en revanche, on s’accroche aux branches et on dépasse allègrement l’âge légal de la retraite. Le directeur général adjoint des services, Henri Sugliozzo, que les employés municipaux annoncent retraité tous les six mois, va vers ses 70 ans. Et Claude Bertrand, le directeur de cabinet, l’âme noire du maire de Marseille, a dépassé les 65 ans. Le « Dark Vador » de la mairie n’est pas près de faire ses cartons. Les hommes du maire n’ont pas à l’esprit de céder leurs places à une génération qui prend, elle aussi, de l’âge et de l’embonpoint.

L’héritier, surnommé ainsi par les journalistes, a eu peine à se remettre de son humiliante et paralysante défaite à la présidence de la Communauté urbaine, en avril dernier. Renaud Muselier a même été à deux doigts d’abandonner la politique cet été. Une aubaine pour Jean-Claude Gaudin. Les deux hommes sont restés en froid durant de longues semaines, avant, publiquement au moins, de se rabibocher. Lire la suite

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Une grimace Sarkozyste : le nouveau centre

nouveau-centreIl y a dans la vie politique française, des moments légers, qui font sourire. De ceux dont on sait qu’ils sont tellement manipulatoires qu’ils font glousser l’improbable plombier polonais aux meilleurs experts des cabinets ministériels en passant par les profs les plus érudits de nos universités. Une unité symbiotique tant la chose est communément admise. Une sorte de mauvaise blague si évidente que tout le monde s’y reconnaît et en rit, frontalement, sans risque. Un clown au nez rouge si gros qu’il fait partie de nous sans le vouloir. Tel est le cas de cette mauvaise grimace qu’est le Nouveau centre. Au moment où le parti socialiste s’entre-déchire et aura du mal à retrouver son unité, disons, son rassemblement, parlons enfin d’un épiphénomène politique, plutôt léger, qui fait sourire à peu près tout le monde : le nouveau-centre.

Il y a quelque-chose d’anachronique que de vouloir intégrer ce que fût le centre français, avec ses heures de gloire, plutôt rares, parfois inspirées, et le « nouveau centre », création opportuniste de Nicolas Sarkozy pour tuer le seul qui soit à même de dire sans crainte et avec force arguments : non ! François Bayrou, le bien nommé. Seul danger prégnant au regard du président de la République, l’homme répond aux multiples basses œuvres politiciennes élyséennes par une force hors du commun, inspiré, en bon catholique.

Avant d’analyser, de creuser les faits, deux choses retiennent l’attention. La première, le show créatif de l’UMP. On refuse le micro au béarnais, on lui dit que non il n’aura pas de temps de parole. Il vient quand même envers et contre tous, volant le micro interdit, les gardes du corps bandant les muscles, il pousse comme un rugbyman et accède à la scène pour dire cette superbe sentence : « je suis venu vous dire, comme il sied entre amis, que je m’oppose à cette parodie démocratique dont l’unique objet et de tuer le centre ». Les huées ragaillardissent le fin lettré, quoi que bègue. Il aime le contact, sans nul doute. Des choses à se prouver probablement. Un courage puisé dans les tréfonds de son identité. Lire la suite

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Présidence du Sénat : le grand bluff de Jean-Claude Gaudin

Demain, nous connaîtrons le nom du successeur de Christian Poncelet à la présidence du Sénat. Sauf immense surprise, puisque l’UMP, parti éternellement majoritaire à la Haute assemblée, a déjà élu son candidat, Gérard Larcher montera au « plateau ». Ce dernier ayant défait la semaine dernière l’ancien premier ministre Raffarin, lui aussi candidat lors de primaires internes au parti sarkozyste.

La fonction est loin d’être honorifique, la constitution place même le président de la chambre haute au deuxième rang de l’Etat. Plus encore, c’est lui qui doit assurer les fonctions suprêmes « en cas de vacance de la présidence de la République pour quelque cause que ce soit, ou d’empêchement constaté par le Conseil constitutionnel saisi par le Gouvernement et statuant à la majorité absolue de ses membres » (Art. 7).

A Marseille, cette élection sur fond de moquette épaisse a agité le marigot politico-médiatique local. Émotions, rebondissements et suspense furent au programme. Il ne s’agissait pourtant pas d’un nouveau concept d’émission dont France Télévision raffole, mais de l’éventuelle, (im)probable, (im)possible, putative… candidature de son édile, Jean-Claude Gaudin. Saga estivale, savamment nourrie durant la campagne des sénatoriales.

Au lever de rideau, un seul homme sur l’estrade, avec l’ambition ultime d’alpaguer les hautes sphères politiques en guise de remerciements pour service rendu à la nation. Mais la vie politique est souvent cruelle, elle a la mémoire courte et les comportements injustes. La trahison fait souvent règle. Celui qui, pendant des décennies, avait présidé aux choix subtils et périlleux des investitures de son parti, fut lâché avant même de faire campagne. Il n’y a pas de pires ennemis que ceux qui vous sont redevables non ? Machiavel, Platon, Hobbes, Kant et Bodin en ont écrit de lourdes pages, si sèches, si réelles. Des références pour les étudiants en sc-po.

Bref, n’atteint pas la présidence qui veut, entrer dans l’histoire institutionnelle est une rude violence. Voir inscrire son nom en lettres d’or sur les murs de la République n’a pas de prix. Il tient d’une précise alchimie, celle de la conjonction du temps, des lieux et des personnes.

Ainsi, au terme d’un suspense que seul le protagoniste avait alimenté, à coup de petites informations quotidiennes reprises avec une déférence non feinte par La Provence, Jean-Claude Gaudin a préféré jeter l’éponge devant la rude réalité : peu, très peu de soutiens.

La fin d’un rêve
Réaliste, cette décision fut bien inspirée au regard des résultats de la primaire. Alors que les couloirs du Palais du Luxembourg bruissaient des chuchotements d’une bataille serrée entre les trois prétendants au « plateau » (Gérard Larcher, Jean-Pierre Raffarin et Philippe Marini), le scrutin fut sans appel. Elu dès le premier tour, avec 78 voix contre 56 pour Raffarin et 17 pour l’outsider Marini, Gérard Larcher peut afficher le sourire des jours triomphants. Bon gré mal gré, les sénateurs ont félicité le vainqueur. Et Jean-Claude Gaudin, fort prudent quant au soutien de son camarade centriste Raffarin, s’est plié aux convenances, avec un sens indéniable de la rhétorique : « Au moins, c’est clair ! ».

Il va sans dire que les collègues du vice-président du Sénat n’ont jamais pris très au sérieux ses atermoiements, ni même sa candidature. L’homme est usé et sa victoire à l’arraché aux dernières municipales a encore plus écorné son blason. Ses petites ou grandes combines électorales ont abouti à l’élection du socialiste Eugène Caselli à la Communauté urbaine de Marseille, là où il avait pourtant une forte majorité sur le papier. Les sénatoriales où sa liste décroche 3 sièges seulement pour 5 à son redoutable concurrent socialiste, Jean-Noël Guérini, a fini d’achever ses derniers soutiens fidèles du Palais du Luxembourg.

Certes le vieux loup a su donner le change. A chaque occasion, il transforme avec un art consommé, pour la galerie médiatique, ses échecs en succès mais, de Paris à Marseille, personne n’est vraiment dupe. Les sourires deviennent plus cireux et l’on compte les derniers spasmes de l’animal politique qu’il est indubitablement. Personne sauf son Journal, La Provence qui, au fil des colonnes du quotidien régional, continue à maintenir l’aura comme le faisait, en son temps, Le Provençal pour Gaston Defferre. L’oxygénation par l’encre…

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Sénatoriales 2008 dans les Bouches-du-Rhône : duel sans merci entre Gaudin et Guérini

La campagne des sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône aura animé le marigot politico-médiatique plus que de mesure. Loin du rythme d’un sénateur. Remake des municipales oblige. Dimanche, le verdict des 3061 (ou 62 selon les sources) grands électeurs du département tombera et nous saurons qui, de la droite ou de la gauche, emportera la majorité des 8 sièges de sénateurs.

Après un imbroglio dont seuls les Verts ont le secret, six listes seront finalement en lice (voir en fin d’article), dont les deux principales, conduites respectivement par Jean-Claude GAUDIN (U.M.P.), «Réussir nos villes et nos villages dans les Bouches-du-Rhône» et par Jean-Noël GUERINI (PS-PCF), « Faire gagner les Bouches-du-Rhône ». Lire la suite

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Gaudin – Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat

Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s’opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.

Avec un scrutin au suffrage indirect, l’intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.

Pour le maire de Marseille, l’élection au « plateau », c’est à dire à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L’enjeu n’est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.

Jamais en effet il n’aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l’avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.

Sitôt l’accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux « G » se sont donc mis au travail d’arrache-pied. Lire la suite

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Jean-Claude Gaudin n’aime pas les pull-overs serpillières, les cheveux longs et les ongles sales…

Reuters/Libération

Après toute une série d’écarts de langage et de grossièretés lancée à son opposition municipale, (lire notre article : Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?), Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille, s’en prend désormais aux journalistes de Libération. La critique ne manque pas de sel ! Une gaudinade supplémentaire en somme.

En toute légèreté, il a sévi lundi soir au siège du parti sarkozyste, rue La Boétie, à Paris, devant une soixantaine d’étudiants des grandes écoles encartés à l’UMP. Invité pour parler des prochaines municipales, Jean-Claude Gaudin a fait passer un message politique essentiel : on peut être un cancre pour peu que l’on soit «tiré à quatre épingles». Pour sa démonstration, il a cité Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer et candidat UMP «autodidacte» à Nice : «Il a beaucoup de talents, il est toujours tiré à quatre épingles ». Non sans égratigner, au passage, son ex-ami ultra-catholique, Charles Millon, ancien ministre de la Défense d’Alain Juppé, fondateur du parti de la Droite libérale-chrétienne, « qui ne sait pas parler français. »

Au milieu de tant de jeunesse, M. Gaudin aura eu l’esprit émoustillé… Il devait lui-même donner un spectacle ravissant… Et, pour se mettre les rieurs dans la poche, le sénateur-maire de Marseille et candidat à la présidence du Sénat a forcé son talent comique : «C’est mieux que les journalistes de Libération que nous reniflons dans les avions avec leur pull-over serpillière, leurs cheveux longs et leurs ongles sales !» Présent dans la salle, son collaborateur Jérôme Clément affirme ne rien avoir entendu de tel. Sans doute avait-il les oreilles bouchées. Toujours est-il que Libération a pu enregistrer les propos, ils ne prêtent à aucune confusion

Au regard de la couverture de ce qui n’est pas encore une campagne électorale, puisque le maire sortant de Marseille entrera officiellement dans la bataille, selon nos sources, le 7 janvier prochain, soit un mois avant ce qu’il avait prévu, les confrères de La Provence doivent être tous manucurés et habillés par les plus grands couturiers ! Pas un jour ne manque à l’appel d’une restitution objective des faits téléphonée de l’Hôtel de Ville…

Tout cela ne serait pas bien grave et même plutôt drôle si le jugement ne semblait être un moteur de décisions politiques importantes. « J’aime Marseille et les Marseillais » martèle-t-il sans cesse. On sait en quoi s’en tenir… Papy fait donc de la résistance pour les complets gris anthracite, les cravates à rayures et toute la panoplie d’une petite bourgeoisie bien pensante et naphtalineuse où l’autre est toujours sale. Nous sommes désormais au jus : courons tous à La Redoute pour être aimé de lui… Puisqu’il vous aime on vous dit !

Sollicité par l’AFP, M. Gaudin a fait savoir par son entourage qu’il ne souhaitait pas réagir. (19h31)

Lire les commentaires « croustillants » sur les sites de Libération, Arrêt sur image ou Rue 89

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Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?

La guerre des nerfs est engagée. Depuis plusieurs semaines, chacune des interventions publiques du maire Ump de Marseille, Jean-Claude Gaudin, devient de plus en plus agressive. Lors du dernier Conseil municipal, il s’en prenait à son opposition en lui demandant de « mettre beaucoup de vaseline ». L’édile réitérait, quelques jours plus tard, en séance de la Communauté urbaine jugeant « stupide » la proposition de Patrick Mennucci, directeur de campagne du candidat PS Jean-Noël Guérini, d’élargir le périmètre de Marseille Provence Métropole, et s’est même montré menaçant à l’encontre des élus de la Communauté d’Aubagne-Garlaban, « Qu’ils soient prudents eux aussi car leurs déchets ménagers sont traités à La Ciotat « , autant dire sur le territoire de la Cum. Après s’être imposé devant les caméras de LCM lors d’une interview de Patrick Mennucci, le dernier coup de sang a pris la forme d’un échange musclé avec le patron de la région Paca, Michel Vauzelle, sur le plateau de France 3 Méditerranée, le 24 novembre dernier (voir les deux vidéos en ligne).

Cette attitude mordante est d’autant plus étonnante de la part de Jean-Claude Gaudin qu’en réponse au sondage BVA (commandé par le Ps) le donnant à égalité avec son challenger socialiste (40% chacun), il publiait le sien une semaine plus tard dans les colonnes de La Provence qui l’estime à 10 points d’avance : 45/55.

Le sondage « secret » de Gaudin
Selon nos sources, le maire avait en réalité commandé deux sondages, dont le plus récent datait du 11 novembre, soit un mois après celui qu’il a finalement décidé de diffuser à la presse. Cette dernière enquête, nettement moins favorable à J.-C. Gaudin, devait rester secrète… Mais l’information a fuité, sans que la presse locale ne s’en empare, étonnemment. Toutefois, l’équipe de Guérini n’en démord pas et a porté l’affaire devant la commission nationale des sondages. De cette lutte sondagière publique, plus ou moins crédible, on peut néanmoins tirer plusieurs enseignements objectifs.

En fin stratège, Patrick Mennucci a réussi à faire « sortir du bois » Jean-Claude Gaudin. Ce dernier a été forcé de réagir et de publier son sondage, donc d’intégrer les 30 à 40 000 euros versés à l’institut de sondage TNS Sofres dans ses comptes de campagne, ce qui n’est pas la moindre des ses victoires. Le maire de Marseille, quant à lui, souhaitait attendre le plus tard possible avant d’officialiser sa candidature et entrer en campagne, fin janvier au plus tard, pour ne pas risquer de fissurer sa majorité en annonçant la liste de ses candidats, avec son lot de mauvaises surprises. L’ouverture promise ayant un prix, celui de remercier certains sortants…

Deuxième enseignement, le 1er secteur (1er/7ème arr.), celui qui risque de faire basculer Marseille, à droite ou a gauche, et dans lequel s’affronte deux grosses pointures locales, Patrick Mennucci (Ps) et Jean Roatta (Ump), est beaucoup plus disputé que l’Hôtel de Ville ne le pensait (52 % pour l’Ump contre 48 pour le Ps).

Michel Pezet de retour à Marseille… dans l’équipe de Gaudin ?
Enfin, la curieuse présence de Michel Pezet, ancien leader socialiste à la Mairie de Marseille, dans le sondage de l’Ump comme item de notoriété des candidats en lice dans la cité phocéenne. En quoi Jean-Claude Gaudin est-il intéressé par la popularité de M. Pezet, par ailleurs candidat à la mairie d’Aix-en-Provence ? Ce dernier, asphyxié entre Alexandre Medvedowsky (Ps) et François-Xavier de Peretti (MoDem ayant rallié à sa cause plusieurs adjoints Ump comme Bruno Genzana et Stéphane Salord ainsi que les Verts), n’a plus aucune chance de déboulonner la tonitruante Maryse Joissains à Aix. Le maire de Marseille aurait-il pour intention de le ramener sur les rives du Lacydon, qui plus est dans sa besace, en guise d’ouverture, pour faire la nique à Guérini, son concurrent socialiste ?

Affaires à suivre, donc…

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Municipales 2008 – Marseille: La Provence roule-t-elle pour Jean-Claude Gaudin ?

laprovence.jpgA chaque jour suffit sa peine… La Provence est-elle devenu le journal de campagne de Jean-Claude Gaudin? La question mérite d’être posée… Le maire de Marseille, tout le prouve, n’est pas encore entré en campagne, que La Provence diffuse depuis ces derniers jours des infographies mirifiques, des plans merveilleux sur la comète d’une ville sans argent, perdue à l’aune d’un leader encore en mode pianissimo…

On sait le jeu des achats d’espaces publicitaires qui contrôle un média devenu propriété d’un grand groupe financier français, Lagardère pour ne pas le nommer. Ledit groupe, souhaite certes se désengager du titre, pas assez productif selon lui, mais toute la presse régionale lui appartient encore (La Provence, Nice Matin, Var Matin et Corse Matin), et l’on connait sa proximité avec le Président de la République et le baron local, vice-président en charge des investitures nationales du parti présidentiel, l’Ump, maire de Marseille – quelques heures par semaine – et en campagne pour la Présidence du Sénat : Jean-Claude Gaudin.

Plus localement, l’engagement favorable de La Provence pour l’édile Marseillais est aussi le résultat de l’improbable fusion de deux titres incompatibles de l’après Defferre, Le Provençal et Le Mériodional, avec tous les soupçons de gauche et de droite que ce clivage continue de perpétrer entre les journalistes, la rédaction et les propriétaires du titre. Peu à peu, les anciens du Provençal disparaissent et la ligne éditoriale s’en ressent.

Comme lecteur, il est insupportable de laisser croire et de laisser faire croire, à 4 mois des élections que le Port de Marseille deviendra la plate-forme des croisières mondiales et, qu’aujourd’hui même dans les colonnes de La Provence, 100 000 m² de surfaces commerciales vont être ouvertes, alors que 27 % des Marseillais vivent en dessous du seuil de pauvreté, que 49% des marseillais ne payent pas l’impôt sur le revenu et que Marseille compte toujours 5 % de chômage supplémentaire par rapport à la moyenne nationale. Mensonges par omission, par faiblesse, par oubli du métier?

Là, me vient en mémoire ce célèbre vers de Corneille : « il faut bonne mémoire après qu’on a menti… » Quelle est la responsabilité journalistique, la vérité ou la soupe?

Que La Provence relaye l’info des projets du maire, c’est naturel et bien normal. Mais où est l’analyse? La mise en garde, celle qui aide à penser? celle qui permet à chacun de se forger sa propre opinion ? Celle qui met en perspective, relativise, argumente ? Dieu que la Presse quotidienne est pauvre de sens avec autant de talents…

Ainsi, La Provence continue à diffuser, quotidiennement désormais, les projets « titanesques » de J.-C. Gaudin, alors qu’il ne s’agit que de fonds de dossiers, souvent usés et sans financements, comme le ferait un sanglier avant la terrine… L’oie avant d’être gavée…

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