Archives mensuelles : août 2008

Le Parti socialiste, combien de divisions ?

Bon, une petite dose de socialisme en guise de rentrée. L’université d’été du parti socialiste de La Rochelle oblige. Voilà que Jean-Noël Guérini, le patron progressiste des Bouches-du-Rhône, le presque malheureux candidat aux élections municipales de Marseille (non sans avoir gagné la Communauté urbaine… et avoir obtenu sa meilleure majorité au Département), celui qui était allé trop loin sur son blog en affirmant que Pierre Moscovici rejoignait sa motion : « la ligne claire », conjointe avec le maire de Lyon, les présidents de la communauté urbaine de Bordeaux et de la région Bretagne, le député-maire d’Evry, Manuel Valls… Se rend à L’université d’été du Parti socialiste pour la première fois. Y aurait-il un enjeu ?

Ledit Valls avait fait tourner de l’œil Vauzelle, toujours fabusien, version récente, opportunément gauchisante et anti-fédéraliste pour l’Europe, alors qu’il avait pourtant signé l’affaire. Il y a des limites, précaires, à ne pas dépasser. Alors bon ! Explications pour les non initiés : Valls est un réformiste centre-gauche, qui n’aime pas la langue de bois, réfute les dogmes, aime les mots sans les mâcher, exactement donc ce qu’était Vauzelle 20 ans plus tôt… Impardonnable ! On maintient : les deux ont des analogies qui aveuglent le seul fait d’avoir la carte du parti socialiste.

Mais voilà aussi que Moscovici préférait convaincre Martine Aubry avec qui il avait obtenu un accord de principe sur le fond, jamais sur la tête. Elle-même étant en concurrence pour le premier secrétariat du parti avec lui. Pas simple ! Lire la suite

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On va tous mourir ! Est-ce une excuse ?

L’idée de la mort est-elle la cave indicible de nos existences? Lorsqu’on devient adulte elle devrait pouvoir s’estomper, s’assagir et se nourrir de l’humanité qu’il nous reste pour le meilleur, le carpe diem, la délectation du moment présent, des plaisirs offerts par la vie et ses rapports aux autres.

Lutter contre cette réalité est le gage d’affreuses pérégrinations intérieures, du mensonge à soi-même et d’un hédonisme aux plaisirs fugaces et souvent douloureux. La fuite en avant… Cette distance axiologique avec l’idée que l’on se fait de la finitude, qui a pourtant fondé la sociologie à travers le « Suicide » d’Émile Durkheim est encore très prégnante aujourd’hui.

Pour preuve, le dernier numéro de Paris-Match, livrant sans distance toutes les photos de ces soldats français morts aux confins d’un désert montagneux, d’un pays superbe, magiquement décrit, en leur temps, par Joseph Kessel (Les cavaliers) ou Jean-Christophe Rufin (Sauver Ispahan).

Ces gamins, certains avaient 19 ans, sont offerts en guise d’information avec leur sourire de vivants, lovés dans les bras de leurs femmes et enfants, heureux dans leurs uniformes propres de jeunes engagés ignorant tout du pays dans lequel ils allaient perdre leur vie.

Soyons clairs, ce sang livré, cet engagement pour des valeurs qui nous protègent, ce désir de dépassement, est pour nous plus qu’admirable. Il est le fondement même de la paix. Il n’y a pas de paix sans force, il n’y a pas de démocratie sans opposition, il n’y a pas de plénitude collective sans règles a respecter, pas non plus de diplomatie sans armées. Lire la suite

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Jack Lang vient chercher à Marseille l’absolution du chef Guérini

Jack, Pierre, Jean-Noël, Patrick… Tous les socialistes qui comptent étaient entre Marseille et la Corse ces derniers jours. Ne comptez pas sur La Provence pour vous donnez l’info. Le quotidien régional prend désormais quasi officiellement son info dans le bureau de Jean-Claude Gaudin, le maire de Marseille qui, au fil des semaines, verrouille l’information locale. Non sans créer de vraies tensions dans les rédactions locales.

Moyennant quoi, dans la torpeur estivale, nous gardons l’oeil et, si l’info l’oblige, la publions.

C’est ainsi qu’un certain Jack Lang était à Marseille avant-hier. Très humain, le « quel bel homme ! » croisait les coursives du bateau bleu, le siège du Conseil général des Bouches-du-Rhône à la tête duquel Jean-Noël Guérini trône sans partage depuis 10 ans.

Jack Lang, brillant, est grillé au PS surtout depuis qu’il a voulu peser de tout son poids, léger, sur ses amis socialistes pour le suivre dans l’acceptation de la réforme constitutionnelle voulue par le président Sarkozy et dans laquelle il fut bien nommé pour calibrer les débats. Une tête de Turc pour ses amis de la rue de Solférino. Une voix d’écart… (ce qui n’est pas exact, 2 en réalité). Le voilà voué aux gémonies ! C’est injuste mais à gauche on aime souvent couper les têtes à défaut de réfléchir… Lire la suite

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