Archives de Catégorie: Municipales 2008

Mennucci, un fils de pub marseillais

Beaucoup de bruits pour rien. Chers lecteurs de « Marseille, un autre regard », notre blog amateur fait le buzz ces dernières 24 heures au sujet d’un article publié dimanche matin et enlevé de nos colonnes quelques heures plus tard. Il s’agissait d’un papier, sans méchanceté aucune, qui cherchait à dresser le portrait de Patrick Mennucci. Pour information, ledit article a été publié par erreur, c’était un premier « jet », non encore relu et corrigé. C’était sans compter sur la dextérité et l’appétit de ceux qui répercutent plus qu’ils ne cherchent à comprendre ou à  informer.

Ainsi donc, un blogueur bloguant plus vite que son clavier aurait commis un meurtre par procuration informatique !  A la manière d’un mauvais rapport de police, sous tendu par une vision éminemment populiste de la toile, l’article lâche en pâture un nom qui aurait cherché à transformer son clavier en arme du crime.

Cette vision de la réalité et cette lecture de « Marseille, un autre regard« , qui ne fonctionne pas avec la meute (est-ce une défaut?), nous rappelle une image du temps jadis, quand la télé n’avait pas fait du spectacle son pain quotidien. Un journaliste mettant face à face Jean Marie Le Pen et Bernard Tapie avait cru bon de dégainer de son bureau une paire de gants de boxe. « Mise en scène », affirma-t-il plus tard, penaud.

Ceux qui s’inventent ces guerres pichrocholines mettront-ils les mêmes mots en page demain. Ou feindront-ils de croire qu’aussitôt écrit, aussitôt effacé, pour le bonheur d’une mise en scène qu’ils réalisent besogneusement? Le web, Marseille et notre démocratie, méritent mieux que ces gants de boxe, ces vaines rumeurs.

Comme un fait entendu, Dominique Wolton, directeur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS, stigmatisait samedi dans Libération les dérives populistes du Net : « sans une séparation vigoureuse, y compris sur Internet, entre vie publique et privée, on risque d’aboutir à une logique de dénonciation, de corbeau. »

Car enfin, il n’a jamais été question pour nous de tuer qui que ce soit et encore moins Patrick Mennucci mais de rappeler des faits au moment où le directeur de campagne de Michel Vauzelle déclarait récemment à La Provence être candidat aux prochaines législatives. La politique est l’art du « coup d’après », mais nous trouvions cela prématuré et peu respectueux pour les électeurs. Ni plus, ni moins.

Alors voilà l’article en question, revu et (légèrement) corrigé :

« Y’a un problêême? Je ne vois pas de problêêmes, donc Y’a pas de problêêmes ! » Usant volontiers des syllogismes, Patrick Mennucci est un pur produit de la classe politique marseillaise. Il en connaît toutes les arcanes. De l’inextricable appareil socialiste national aussi. Volontiers gouailleur, charmeur, intelligent, provocant, fin à ses heures, c’est aussi un bulldozer qui passe souvent en force.

Pourtant, on perçoit la sensibilité sous la solide carapace et la voix de stentor. Un romantique qui sait ? C’est d’abord un homme politique qui aime le pouvoir. « J’ai fait l’école du vice » répète-t-il à l’envi, à savoir celle du Mouvement des Jeunes socialistes, sans se départir de son large sourire.

Rien d’irréprochable, bien des hommes politiques ont cette tare. On ne fait pas de la politique par hasard, le désir d’être aimé et reconnu en est sûrement l’un des moteurs communs. Les psychanalystes, les philosophes et tous les sages le discerneraient bien vite. Reste que certains élus sont plus humbles, plus pragmatiques aussi. Lire la suite

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Le quotidien « La Provence » engage à Marseille un partenariat cire-pompes avec Gaudin

la provence gaudiniste« Marseille, un autre regard » l’a dit, redit, re-redit. La collusion entre la mairie de Marseille et le Groupe Hersant Media, notamment détenteur de « La Provence », est un fait qui s’avère de jour en jour plus solide qu’un paradigme mathématique, loin du zéro, ce « néant absorbant ».

« L’intelligence » entre une institution politique et un organe de presse, détenant un quasi monopole informatif à Marseille, n’est pas de nature à faire remonter la France dans le palmarès mondial de la liberté de la Presse récemment publié par Reporters Sans Frontières (RSF). L’Hexagone est le grand perdant du nouveau classement qui, après avoir déjà perdu quatre places en 2008, en a perdu huit autres en 2009 pour s’afficher à la 43ème position cette année. Coincé entre le Surinam et Le Cap-Vert…

L’article du Canard Enchaîné, paru dans son dernier numéro du 21 octobre, largement passé sous silence sur les rives du Lacydon (pas de réponse dans La Provence, étonnant non ?) vient jeter un peu plus d’huile d’olive provençale sur le feu du marigot journalistique régional. Il relate en effet les pratiques d’une presse locale qui ne se cache désormais plus de « jouer de la proximité politique »… Nous ne résistons pas au fait de vous le faire partager in extenso.

Le groupe Hersant lance la presse de proximité politique

Partenariats en Provence entre les sites Internet des quotidiens et des municipalités UMP, articles cire-pompes en échanges d’achats de journaux… De Marseille à Nice, la liberté de la presse est à la fête.

Grande première journalistique à Marseille. Le maire UMP Jean-Claude Gaudin et le pédégé du quotidien régional « La Provence », Didier Pillet, s’apprêtent à conclure un émouvant « accord de partenariat » : une alliance entre… le site Web de la ville et celui du journal. Le texte qui scelle ce mariage devrait faire date dans l’histoire de la presse. Joliment intitulé « Échanges de contenus des sites internet LaProvence.com et marseille.fr », il prévoit rien de moins qu’une signalétique commune et le partage de certaines informations.

Bientôt, le supporter de l’OM pourra, par exemple, retrouver les articles de « La Provence » qui parlent de son club préféré dans les pages Web de la cité. Dans celle du journal, le lecteur visionnera les vidéomagazines que les communicants de Gaudin réalisent sur la douce vie locale.

Des tchates télévisés organisés conjointement par la mairie et des interviouveurs de « La Provence » seront mis en ligne sur les deux sites. Et, d’un simple clic, l’internaute pourra joyeusement surfer de l’un à l’autre. Objectif de ce magnifique projet pour le journal : doper la fréquentation de son site et, du même coup, ses rentrées publicitaires. Après ça, aucun doute, « La Provence » aura toute latitude pour cirer les mocassins de Gaudin.

Les complices de l’UMP
Il y a bien longtemps que ce genre de considérations n’embarrasse plus Hersant Médias. Depuis que le groupe a racheté à Lagardère les quotidiens du Sud (« La Provence », « Nice-Matin/Var-Matin », « Corse-Matin »), le bateau prend l’eau. Endetté jusqu’au cou (150 millions d’euros), plombé par les gratuites et la chute des recettes de pub dont il dépend majoritairement, Hersant a commencé par larguer, en début d’année, son « Journal de l’île de la Réunion ». Puis ses télés locales, la francilienne Cap 24 et Citizen TV, à Caen. Et, au mois d’août, son pauvre président du directoire, Frédéric Aurand. Histoire d’éteindre le feu dans la maison, l’héritier Philippe Hersant, résident fiscal en Suisse, a même fait rapatrier d’urgence depuis Londres son frangin Mick.

Résultat : après avoir réalisé de belles affaires avec la grande distribution, le salon des antiquaires du coin ou la foire au boudin, Hersant n’hésite plus à passer à l’étape supérieure : le partenariat politique. Quitte à laisser au vestiaire, la liberté d’écrire de ses journalistes. Sur la Côte d’Azur, pas de surprise, les relations se resserrent plutôt avec les amis UMP, dont les meneurs – Gaudin à Marseille, Falco à Toulon, Estrosi à Nice – ont tant œuvré pour favoriser l’arrivée d’Hersant dans leur région. Et toutes les idées sont les bienvenues pour aller à la soupe ! Lire la suite

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Coup de coeur : flash back en images sur la campagne des municipales à Marseille


Une campagne électorale est un moment à part dans la vie des citoyens.
Il en va des acteurs politiques aux électeurs en passant par les observateurs plus ou moins éclairés.

L’adrénaline du pouvoir, la force des convictions, les rapports de force, la puissance d’une idée, l’argument qui porte, le symbole qui fait la différence, la quête du scoop, l’intérêt bien compris de chacun. Mais aussi les dazibaos antisémites, les permanences électorales qui brulent, les tracts en arabe pour fusiller l’adversaire, l’interdiction de meetings en public pour l’opposant, la lettre présidentielle pour sauver Marseille brandie dans l’entre deux-tour et aussi une web-campagne acharnée… Tout est porté à l’extrême.

A Marseille plus qu’ailleurs, les mottes du champ politique revêtent souvent les formes improbables et criardes des costumes de la commedia dell’arte. Pourtant, elles sont plus florentines que napolitaines, plus machiavéliques que bonapartistes. Fratricides et cruelles en public, poliment abrasives dans la coulisse.

Ce documentaire revient, comme un flash back lucide, sur ce moment historique de la campagne 2008 des municipales à Marseille où la plus vieille ville de France faillit basculer à gauche à quelque centaines de voix près dans un suspense intenable.

Rarement la cité phocéenne n’avait vu autant de journalistes internationaux. « Un défi certain pour le président Sarkozy », fraîchement élu, nous avait alors confié un journaliste de la NHK japonaise… Alors qu’un confrère américain de CNN affirmait, avec le ton affirmatif et non négociable du Texan sûr de lui : « si la 2e ville de France bascule, Sarkozy est mort ». Tel était l’enjeu…

Ce que « Marseille, un autre regard« , vous a rapporté, minute après minute, en dehors des canaux officiels provençaux de l’information dont certains furent assurément manipulatoires, transgressant les règles basiques du journalisme, engoncés de certitudes, fiers, suffisants et faussement objectifs, parfois condamnés par le CSA (mais trop tard, après la campagne, bien entendu) ; ces images vous le donne à voir, ou à revoir…

Nous, nous sommes fans et attendons avec impatience la suite ! Trois épisodes nous dit-on.

Quelques questions néanmoins. Pourquoi :

1°) Jean-Claude Gaudin n’a pas voulu être interviewé ?

2°) Les producteurs n’ont trouvé aucun diffuseurs locaux ou nationaux ?

3°) Internet est le seul lieu de diffusion libre en dehors des contingences publicitaires qui bride la presse jusqu’à la moelle, voire la corrompt ?

4°) Les chiffres de confiance de la presse traditionnelle auprès du grand public fondent comme neige au soleil. Nous, on a une idée…

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Sarko mise tout sur l’Internet. Ségo dévisse par le web. Les dangers de la communication politique 2.0. Quid à Marseille ?

blogpolitiqueInternet, internet, internet ! L’Elysée mise tout, désormais, sur sa communication via le web. D’abord en annonçant l’ouverture, à l’occasion du sommet climat de Copenhague prévu en décembre, d’un compte sur le site de socialisation en direct Twitter où sera détaillée « la démarche » du président Nicolas Sarkozy durant cette négociation, en direct. Ensuite par le lancement du blog de la première dame, Carla Bruni-Sarkozy. Enfin, par toute une stratégie de communication thématique sur Facebook nonobstant des exclusivités en « off » sur ledit site.

En baisse dans les sondages, le chef de l’Etat veut maîtriser entièrement sa communication « descendante ». L’Élysée se doit d’être à la pointe de la modernité en matière d’Internet et d’équipements audiovisuels, surtout dans la perspective de 2012…

Le détail du budget 2010 de la présidence de la République montre que Nicolas Sarkozy n’a pas l’intention de lésiner sur ces dépenses. “Afin de conforter l’action de la Présidence, les moyens techniques, notamment dans le domaine de la communication, devront être modernisés”, souligne le “bleu” budgétaire de la mission “pouvoirs publics” du projet de loi de finances.

Le chantier de remise à niveau du site Internet entrepris en 2009 “sera poursuivi en 2010”. “L’amélioration des moyens au service de l’audiovisuel sera recherchée”, indique le document budgétaire. Des objectifs qui viennent gonfler légèrement le poste consacré aux “équipements et travaux”. Ce dernier va passer de 1,395 million d’euros à 2,49 millions entre 2009 et 2010, soit un bond de 79 %.

“Une volonté de modernisation et d’amélioration des équipements doit accompagner les actions entreprises par les équipes de l’Élysée, justifie le document. À ce titre, figurent parmi les priorités les matériels et équipements propres à la communication : audiovisuel, Internet, télécommunication et informatique.” Le renouvellement d’une partie du matériel est programmé ainsi que le “développement des services nomades” et la “modernisation du parc de terminaux sécurisés”.

Au passage, on apprend que la rénovation de la chaîne TV/vidéo-diffusion est aussi “envisagée pour 2010”. Une “expertise” est aussi en cours quant à l’amélioration du studio de télévision installé à la Présidence.

Échaudé par les derniers couacs qui ont entaché l’image présidentielle, Nicolas Sarkozy entend ainsi reprendre la main en instaurant une palette d’outils destinés à véhiculer une information plus contrôlée et à contrer l’impact négatif des récents dérapages entre le « pauv’con » présidentiel et les « blagues » auvergnates d’Hortefeux.

Ainsi, sur le terrain du Net, le site de l’Élysée présente quelques nouveautés comme la diffusion de reportages et plus récemment la diffusion du « making off » de l’interview du chef de l’État depuis New York dans les journaux de 20H00 de France 2 et TF1 qui, par ailleurs, obtient un nombre très satisfaisant de visionnages depuis sa mise en ligne sur Dailymotion. Lire la suite

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Le Zidane Sport Concept abandonne Marseille pour Aix-en-Provence

zidane marseilleDécidément rien n’arrête Maryse Joissains. Après avoir re-gagné in extremis la mairie d’Aix-en-Provence cet été, lorgné sur la candidature UMP aux prochaines régionales, voilà qu’elle emporte une belle victoire médiatique à la barbe de son « ami » Jean-Claude Gaudin : une photo avec Zinedine Zidane !

L’image a provoqué à Marseille comme un séisme digne d’un soir de coupe du monde. Le héros de la Castellane, Zizou, aux côtés de Maryse, a sonné le glas d’un projet de complexe sportif pourtant tant attendu sur les rives du Lacydon. Bataillant depuis plus de deux ans pour l’obtention d’un terrain en vue de construire 7 salles de foot dont un stade central, un centre de remise en forme et une zone de restauration, le champion du monde a finalement jeté son dévolu sur la zone industrielle d’Aix les Milles pour la coquette somme de 4 millions d’euros. Pourquoi a-t-il finalement décidé de s’éloigner d’un quartier qui l’a pourtant vu grandir et dont il ne cesse de rappeler son attachement ?

La mairie de Marseille tergiverse et échoue
Les langues commencent à se délier dans la cité phocéenne et personne ne semble dupe de l’extrême lenteur municipale quant à l’instruction d’un dossier ô combien médiatique. Depuis l’officialisation de l’implantation du Zidane Sport Concept à Aix-en-Provence, les réactions d’indignation ne se sont pas fait attendre tant une occasion comme celle-ci ne se rate pas. On pouvait lire dans La Provence : « A Aix on a compris que quand on a la chance d’avoir Zizou au bout de la ligne, il est bien dommage de raccrocher ».

En effet, initialement prévu aux abords du Centre commercial Grand Littoral, près du quartier qui l’a vu naître, le Zidane Sport Concept risquait de voir le jour sur de véritables sables mouvants. Il faut dire que ce terrain est instable car argileux et a déjà entraîné la fermeture du complexe cinématographique UGC en 1999 en raison de risque d’effondrement. Plus récemment, le festival Marsatac avait décliné l’offre d’utiliser ces 2.2 hectares pour des motifs identiques.

Rien d’étonnant donc à ce que les surcoûts liés à l’instabilité de la zone et les réticences des assureurs aient fait fuir les investisseurs. L’occasion était trop bonne pour que Maryse Joissains ne récupère la balle au bond et fasse preuve d’une réactivité faisant défaut à Marseille. Elle a immédiatement proposé un terrain privé à Aix les Milles. Le malheur des uns fait décidément le bonheur des autres… Car, bien au-delà d’un problème foncier, c’est toute une stratégie de développement économique qui s’effondre dans un arrondissement marseillais, le 15e, manquant cruellement d’équipements et d’infrastructures.

Homme de cœur et businessman
Que Zidane soit un homme de cœur, c’est probable, il n’en reste pas moins un businessman avisé et parfaitement conseillé. Sur ce point, le décryptage défensif de Richard Miron, adjoint aux sports de la ville de Marseille s’entend : « le projet d’Aix est davantage dans une optique économique. Sur ce créneau, il y a déjà de la concurrence à Marseille, notamment à la Valentine. Ils ont fait une approche marketing et ils ont estimé qu’il valait mieux aller à  Aix ».

On est donc loin du modèle d’économie solidaire prônée par le clan Zidane qui désormais réfléchi sur une autre stratégie et tente malgré tout de sauver le volet social du projet en promettant de signer des conventions avec les écoles d’Aix et de Marseille.

Cependant, après avoir décroché le portrait de l’enfant prodige, l’un des marseillais les plus connus au monde, plébiscité par les Phocéens eux-mêmes, après avoir fait capoter ce projet si porteur et tant attendu par les minots des cités, Marseille aurait-elle peur de gagner ? Cela ne laisse rien présager de bon pour les échéances auxquelles la ville sera bien vite confrontées. Gageons qu’avant l’horizon 2013 d’autres initiatives de ce type puissent voir le jour…

Pour l’heure, les Marseillais peuvent toujours se consoler : ils vont avoir un Casino flambant neuf !

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La bérézina de la presse marseillaise : LCM et la Tribune du Sud se meurent !

liberté de la presse« Rien ne va plus », « c’est catastrophique », « lamentable », « quel gâchis » , voilà quelques-unes des réactions de journalistes marseillais en apprenant la situation de la Chaîne télé locale, LCM, mais aussi de « La Tribune du Sud » dont, en exclusivité, nous vous révélons que le numéro de demain (mardi 30 juin) sera le dernier.

Après quelques semaines d’existence, l’aventure du quotidien la Tribune du Sud s’achève, telle une comète, aussi vite qu’elle est apparue. Tous les journalistes embauchés seront à la rue dès la fin de la semaine. Ceux, embauchés en Cdi ne seront pas mieux lotis que les Cdd, ils étaient toujours en période d’essai. Plus encore, les salaires de Juin ne seront pas versés aux salariés.

La Banque, le Crédit Mutuel, pourtant en guerre contre le groupe Hersant (La Provence), les lâche en cours de route (nous reviendrons très précisément ultérieurement sur ce que nous savions de l’engagement de cette banque dans cette invraisemblable aventure…).

Triste situation pour la presse écrite et la liberté d’information à Marseille… Tout sera désormais concentré dans les mains du groupe Hersant, dont on connaît la ligne éditoriale… Et de La Marseillaise qui, tel le dernier village d’irréductibles gaulois face à l’empire romain, résiste avec son faible, très faible, lectorat…

Il en va de la presse écrite comme de l’audiovisuel. Et, comme nous vous l’annoncions, là aussi en exclusivité ce matin dans nos « off », les salariés de La Chaîne Marseille s’apprêtent demain à tenir leur premier piquet de grève. Guère plus tard nous recevions ce communiqué :

 » LCM va-t-elle fermer ?

La chaîne de télévision présidée par Jean-Pierre Foucault ne passera peut-être pas l’été 2009. Le dernier conseil d’administration a été repoussé à fin juillet sans projet pour la rentrée, sans grille validée, sans avenir élaboré, et surtout sans explication aux équipes de LCM.

Nous, salariés de La Chaine Marseille, voulons savoir si le premier actionnaire de la chaîne, la Caisse d’Epargne, veut continuer l’aventure de la 3ème télévision locale de France*. D’après le président du conseil d’administration, des négociations sont en cours avec un grand groupe de médias.

La Chaîne Marseille est-elle à vendre ?
Si c’est le cas, quelle télévision et quels programmes envisage le nouvel arrivant ? Avec combien de salariés ? Y a-t-il des projets concurrents ? La chaîne va-t-elle fermer en septembre ? A toutes ces questions et face aux craintes que la situation suscite, ni la direction ni le conseil d’administration ne donnent d’explication. Le dialogue social c’est le silence?

Quelques éléments pour comprendre la situation :

Mauvaises nouvelles pour l’emploi :
Un tiers des postes supprimé en un an (salariés partis et non remplacés). Plus aucun cdd à partir du 1er juillet.

Mauvaises nouvelles pour les finances :
Pas de budget en 2009, juste une ligne de crédit à la Caisse d’Epargne.
Aucun projet de budget pour 2010.

Mauvaises nouvelles pour les téléspectateurs :
Pas de grille prête pour septembre. Pour la 1ère fois, fermeture de l’antenne pendant 4 semaines en août.

Mauvaises nouvelles pour l’avenir :
Le conseil d?administration a gelé toute décision. La dernière réunion du CA a été repoussée à fin juillet sans aucune explication.

Et pourtant,
LCM , c’est  87500 téléspectateurs chaque jour*, plus de 750 heures de direct par an, trois heures d’infos par jour, un média devenu incontournable à Marseille en 4 ans seulement !

(*source Médiamétrie janvier 2009)  »

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Voilà dans quelle piteuse et triste situation se trouve notre télé locale.Voulue par Jean-Claude Gaudin en prévision des élections municipales, l’édile avait appelé ses amis banquiers, groupes de presse et star de la télé, nationale celle-là, à la rescousse pour former le tour de table financier de la chaîne et assurer une belle promotion de lancement. Gaudin avait lancé sa chaîne du temps de sa splendeur…

Mais voilà que ladite chaîne avait été trop indépendante, à ses yeux, durant la campagne électorale. Depuis, ses p.d-g avaient valsé aussi vite que les rotations à trois temps des  jeunes filles endimanchées lors du bal des débutantes. Lire la suite

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Municipales à Aix-en-Provence : Guérini met de l’ordre dans le marigot socialiste

Le téléphone de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône et homme fort du PS, doit chauffer depuis l’annulation, par le Conseil d’État, de l’élection municipale d’Aix-en-Provence (lire notre article). Maryse Joissains (UMP) ne sera plus officiellement maire de la cité du Roy René dès ce soir minuit.

Voilà donc que le marigot politique aixois s’agite à nouveau avec son lot de complots, de réactions égotiques, de déclarations de candidatures, de réorganisation des états-majors, de petits et grands calculs… Tout le monde souhaite être sur l’affiche de la campagne électorale qui s’ouvre.

Le Parti socialiste n’échappe pas, bien entendu, à la règle. Au contraire, déjà deux candidats sont sortis du bois cette semaine, Alexandre Medvedowsky et André Guinde quand d’autres caressent encore discrètement l’espoir de se lancer.

Une litanie d’ambitions qui a de quoi énerver le patron Guérini :  » les responsables socialistes aixois ont atteint un niveau de stupidité extrême. Je siffle la fin de la récréation », déclarait-il à La Provence en marge de la pose d’une première pierre d’un collège… à Aix.

Comme si ces élus n’avaient pas retenus la gifle infligée au PS par les électeurs aux européennes, Guérini prévient, menaçant  » s’ils ne sont pas à la hauteur de l’événement politique, ce sera leur dernier combat, on fera le ménage et il y aura des parachutages. Ils n’ont pas intérêt à décevoir, ni la fédération, ni ma modeste personne ! ». En d’autres termes : ce n’est pas tout de vouloir tous se présenter sans jouer collectif, encore faut-il gagner. A bon entendeur…

Le Président du Conseil général avait déjà tiré la leçon de l’échec socialiste aux municipales de l’an dernier. Pour éviter à nouveau la division (la candidature de Michel Pezet contre le candidat officiel, Medvedowski), il avait imposé la réunification des trois sections du PS aixois, au forceps.

Hier, il martelait encore, à l’Hôtel du Département, en des termes certes plus diplomatiques, le même message et le postait sur son blog, manière d’imposer sa règle du jeu. Si Guérini fait désormais  » confiance aux socialistes aixois », il les met sévèrement en garde, « attention ! », quel que soit le candidat désigné, « il n’aura pas droit à l’erreur ! ». Entendez : l’union, l’ouverture au centre et la victoire sinon la disgrâce…

Les visites ont dû s’enchaîner aujourd’hui au 9e étage du bateau bleu, siège du Conseil général des Bouches-du-Rhône, pour faire allégeance et se présenter comme le meilleur socialiste d’entre tous.

Officiellement, la fumée blanche sortira de ce conclave ce soir à Aix les mille lors d’une assemblée générale exceptionnelle de la section socialiste locale, à moins que la décision ne soit déjà prise.  » A conditions exceptionnelles, décision exceptionnelle  » lâchait-il récemment…

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