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Sarko mise tout sur l’Internet. Ségo dévisse par le web. Les dangers de la communication politique 2.0. Quid à Marseille ?

blogpolitiqueInternet, internet, internet ! L’Elysée mise tout, désormais, sur sa communication via le web. D’abord en annonçant l’ouverture, à l’occasion du sommet climat de Copenhague prévu en décembre, d’un compte sur le site de socialisation en direct Twitter où sera détaillée « la démarche » du président Nicolas Sarkozy durant cette négociation, en direct. Ensuite par le lancement du blog de la première dame, Carla Bruni-Sarkozy. Enfin, par toute une stratégie de communication thématique sur Facebook nonobstant des exclusivités en « off » sur ledit site.

En baisse dans les sondages, le chef de l’Etat veut maîtriser entièrement sa communication « descendante ». L’Élysée se doit d’être à la pointe de la modernité en matière d’Internet et d’équipements audiovisuels, surtout dans la perspective de 2012…

Le détail du budget 2010 de la présidence de la République montre que Nicolas Sarkozy n’a pas l’intention de lésiner sur ces dépenses. “Afin de conforter l’action de la Présidence, les moyens techniques, notamment dans le domaine de la communication, devront être modernisés”, souligne le “bleu” budgétaire de la mission “pouvoirs publics” du projet de loi de finances.

Le chantier de remise à niveau du site Internet entrepris en 2009 “sera poursuivi en 2010”. “L’amélioration des moyens au service de l’audiovisuel sera recherchée”, indique le document budgétaire. Des objectifs qui viennent gonfler légèrement le poste consacré aux “équipements et travaux”. Ce dernier va passer de 1,395 million d’euros à 2,49 millions entre 2009 et 2010, soit un bond de 79 %.

“Une volonté de modernisation et d’amélioration des équipements doit accompagner les actions entreprises par les équipes de l’Élysée, justifie le document. À ce titre, figurent parmi les priorités les matériels et équipements propres à la communication : audiovisuel, Internet, télécommunication et informatique.” Le renouvellement d’une partie du matériel est programmé ainsi que le “développement des services nomades” et la “modernisation du parc de terminaux sécurisés”.

Au passage, on apprend que la rénovation de la chaîne TV/vidéo-diffusion est aussi “envisagée pour 2010”. Une “expertise” est aussi en cours quant à l’amélioration du studio de télévision installé à la Présidence.

Échaudé par les derniers couacs qui ont entaché l’image présidentielle, Nicolas Sarkozy entend ainsi reprendre la main en instaurant une palette d’outils destinés à véhiculer une information plus contrôlée et à contrer l’impact négatif des récents dérapages entre le « pauv’con » présidentiel et les « blagues » auvergnates d’Hortefeux.

Ainsi, sur le terrain du Net, le site de l’Élysée présente quelques nouveautés comme la diffusion de reportages et plus récemment la diffusion du « making off » de l’interview du chef de l’État depuis New York dans les journaux de 20H00 de France 2 et TF1 qui, par ailleurs, obtient un nombre très satisfaisant de visionnages depuis sa mise en ligne sur Dailymotion. Lire la suite

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Hausse des impôts : Gaudin pioche à nouveau dans le porte-monnaie des Marseillais

impots-locauxIl ne s’agit pas d’un poisson d’avril avant l’heure et pourtant, nul doute que les Marseillais auraient mieux accueilli la nouvelle. Lundi 30 mars, la question tant redoutée de la hausse de la fiscalité communale (taxes d’habitation et foncière) s’invitera dans les débats d’un Conseil municipal, qui s’annonce d’ores et déjà mouvementé. En effet, le budget 2009 de la Mairie de Marseille prévoit une flambée des impôts locaux de +4,9% avec pour conséquence, un prélèvement supplémentaire de plus de 30€ par habitant.

Déjà détentrice du triste record de la pus forte augmentation des impôts entre 2001 et 2007 (+22% pour la taxe d’habitation et +23,3% pour la taxe foncière), la cité phocéenne, l’une des plus endettées de France, souhaite visiblement maintenir un fort taux d’investissements. Pourtant, en période de vaches maigres, n’est-il pas temps de songer à faire des économies ?

A l’Hôtel de Ville, Jean-Claude Gaudin justifie son choix politique. Entre pragmatisme et prudence de circonstance, le Maire de Marseille explique que la révision à la hausse de la fiscalité locale est la seule issue envisageable pour contrer les conséquences néfastes de la crise économique, se traduisant par une chute des recettes fiscales de la municipalité et une baisse prévisible des droits de mutation de 9 millions d’euros.

La crise économique : un prétexte
Il oublie pourtant de préciser que cette chute des ressources touche l’ensemble des collectivités territoriales. Si l’on suit l’argument de l’édile marseillais, le Département aurait dû son tour, augmenter ses prélèvements obligatoires.

Or, dans le budget adopté à l’unanimité cette semaine par les conseillers généraux, aucune hausse n’est à déplorer. De même pour le Président de la Communauté urbaine marseillaise, Eugène Caselli, qui vient de réussir le tour de force de boucler son budget sans toutefois augmenter la fiscalité des ménages et la taxe des ordures ménagères. L’aide du plan anti-crise de Jean-Noël Guérini, président du Conseil général des Bouches-du-Rhône (250 millions d’euros sur 5 ans) y aide grandement il est vrai.

Mais le vrai sujet n’est pas là. La hausse des impôts à Marseille cache en réalité les résultats de la gestion calamiteuse des équipes de Gaudin pendant des années, laissant courir au fil de l’eau, sans anticiper, une dette invraisemblable tant à la Mairie qu’à la Communauté urbaine (1,1 milliards d’euros de dette selon l’audit réalisé par la nouvelle équipe de Caselli).

Ainsi, si la crise n’épargne certes aucune collectivité locale, le patron phocéen omet cependant de préciser que le cas marseillais n’a pas attendu la propagation de la récession pour montrer des signes évidents d’asphyxie. Après 14 années de mandat, la Ville est étouffée par une dette colossale de 2250€ par habitant, l’équipe Gaudin n’ayant jamais réussi à mettre en place une gestion saine et un mode de fonctionnement économiquement vertueux. Plus de 48% des emprunts réalisés par la Mairie l’ont été à taux variables pour 17% au Département. On connaît la suite…

Plusieurs fois épinglé par la Cour des comptes, à la tête d’une ville qu’il a lui-même laissée exsangue, Jean-Claude Gaudin n’avait plus d’autre choix que de jouer sur la marge fiscale pour bénéficier d’une relative autonomie pendant que son adversaire des municipales est aujourd’hui à la tête de tous les projets structurants de l’aire métropolitaine marseillaise.

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Au moment ou les violences sexuelles explosent, les Plannings familiaux se meurent faute de financements. Celui de Marseille cumule les inconvénients.

logoplanningfamilialDeux dates, deux réalités diamétralement opposées. Sorti le 5 novembre 2008 et présenté à la Quinzaine des réalisateurs dans le cadre du Festival de Cannes, le film « Les bureaux de Dieu », réalisé par Claire Simon, décrit avec réalisme l’indispensable mission d’utilité publique des conseillères d’un planning familial. Le 23 décembre 2008, lassé et usé par des conditions de travail et de logement indignes, le personnel du Planning familial de Marseille, ferme ses locaux du 13 boulevard d’Athènes mais ne jette pas l’éponge pour autant….

La trêve des confiseurs digérée, le 7 janvier 2009, malgré une journée d’enneigement exceptionnel, l’association décide d’alerter les pouvoirs publics sur l’urgence de sa situation en installant des bureaux de fortune et salons d’entretien improvisés sur le trottoir du 13 du Boulevard d’Athènes.

Face à l’incapacité des acteurs locaux à trouver une solution coordonnée adéquate, le planning familial réitérera demain, à 14h, son action symbolique dans le 1er arrondissement de la cité phocéenne. Pourtant, cette fois-ci, la manifestation dépassera le seul cadre local, mais participera d’un mouvement contestataire national, et pour cause.

La journée du 27 janvier 2009 sera ainsi l’occasion pour l’association phocéenne, et plus généralement, le secteur médico-social tout entier, de mettre en avant deux revendications majeures : d’abord l’amélioration spécifique à Marseille de ses conditions de travail et, d’autre part, le refus d’une diminution du montant annuel des subventions consenties par L’Etat à l’ensemble des Plannings familiaux de France.

Le casse-tête du relogement du Planning familial de Marseille
Inondations, coupures d’électricité, arrêt du chauffage en pleine saison hivernale, locaux vétustes, délabrés, exigus et inadaptés à l’accueil du public en situation de handicap ou à mobilité réduite… Voilà, de manière non exhaustive, les difficultés supportées par la trentaine de salariées dans leurs bureaux du Boulevard d’Athènes.

Ce constat est d’autant plus préoccupant que le Planning familial marseillais représente la troisième plus grande structure associative après Paris et Grenoble. Chaque année, ce sont plus de 5.000 personnes qui viennent y trouver une écoute, un conseil, un accompagnement sur les questions liées à la vie affective et sexuelle. Il en va de la prévention contre les infections sexuellement transmissibles, de la contraception, de la lutte contre les violences conjugales et l’homophobie, de l’expérimentation d’une vie sexuelle et sentimentale épanouie… Lire la suite

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Les collectivités territoriales sont touchées de plein fouet par la crise financière. La gestion hasardeuse de la ville de Marseille n’y échappe pas. Exemple : l’immobilier de la rue de la République

De L’Elysée à Matignon, en passant par Bercy, le même refrain rythmait, il y a peu, la sérénité feinte, rassurante et trompeuse, qui sied en période de crise. Celle-là même dont l’objet, salutaire, ne fait que nourrir les interstices du doute, début et fin d’un système économique fondé sur la confiance. Pourtant, en dépit de l’optimisme affiché, il n’aura fallu que quelques semaines pour que les pouvoirs publics dévoilent leur embarras face à la vitesse de propagation de la « Big depression » qui touche désormais les collectivités territoriales et leurs besoins exponentiels en matière d’emprunts.

Pour parer à cette énorme secousse budgétaire publique, le 21 octobre dernier, au terme d’une réunion de suivi du plan de refinancement des établissements en difficulté, le gouvernement décide discrètement de débloquer une enveloppe de 5 milliards d’euros pour garantir les prêts aux collectivités locales et couvrir leur gestion très souvent hasardeuse. Claude Bartolone, fraîchement élu à la tête du Département de Seine-Saint-Denis fustige la gestion de son prédécesseur communiste en découvrant un passif de 808 millions d’euros, généré par les seuls produits financiers toxiques. Dans les Bouches-du-Rhône, le bilan est moins morose grâce à la prudence budgétaire, prônée par le Président du Conseil général, Jean-Noël Guérini, et à un recours à l’emprunt composé à 83% de taux fixes. L’exemple est si rare qu’il convient de le saluer.

Néanmoins, nombre d’économistes prédisent désormais que les collectivités locales succomberont toutes à l’effet boule de neige de la crise selon le volume des montages bancaires « exotiques » réalisés. Problème : au jeu des disparités territoriales, la ville de Marseille ne s’en sort pas avec les honneurs (48% d’emprunts à taux variables), à l’image de la préoccupation grandissante entourant le projet de réhabilitation du centre ville, et plus particulièrement de la rue de la République, laissée entre les mains d’investisseurs privés, en proie à la spirale faillitaire. Lire la suite

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Crise financière mondiale : Sarkozy veut sanctionner les coupables d’un capitalisme moribond

Un peu comme le nuage nucléaire de Tchernobyl qui avait miraculeusement freiné sa course sur les sommets alpins helvétiques, aux frontières françaises, la sévère crise financière que traverse les Etats-Unis, à l’ère du village planétaire, n’aura donc pas évité l’Europe ni l’exception française. Les mots rassurants de nos dirigeants ont fait long feu et le système bancaire mondial est en train d’exploser sous nos yeux de citoyens inquiets.

C’est Ronald Reagan qui doit aujourd’hui se retourner dans sa tombe, lui pour qui “ l’Etat n’est pas une solution mais un problème ”. Nationalisation, plan de sauvetage et interventions massives des pouvoirs publics ont ponctué l’actualité de la semaine aux Etats-Unis. Jamais pareille intervention d’Etat n’avait été mise en place pour venir au secours des marchés financiers, pas même dans les années 30 avec le « New deal », le plan de relance de Roosevelt qui devait lutter contre la grave dépression économique que traversait le monde. Là déjà, l’Etat devait soutenir les couches les plus pauvres de la population, réformer les marchés financiers et redynamiser une économie américaine meurtrie depuis le krach de 1929 par le chômage et les faillites en chaîne.

L’ampleur de cette crise a fait ressurgir des mécanismes de défense et un protectionnisme que l’on croyait morts aux pays de l’ultra-libéralisme. Les faits sont pourtant là. L’Etat américain et la banque centrale sont sortis de leur rôle d’observateur souvent, de régulateur quelque fois, pour une intervention musclée de sauvetage des marchés. Au-delà de cette remise en cause du rôle de l’Etat, c’est le refus d’une hémorragie planétaire qui apparaît. Il n’est point question ici de philanthropie, le risque de contamination est réel. Dans quelle mesure cette crise va donc affecter la santé du monde économique et quelles seront les réponses apportées par les exécutifs français et européens ? Lire la suite

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Marseille n’est pas encore prête à accueillir « son Atlantis »

Dubaï – Sous un soleil de plomb, avec pour seul décor un colosse de béton haut de 100 mètres, pose fièrement un homme de 73 ans face à un parterre de journalistes et de photographes (www.daylife.com/topic/sol_kerzner). Cependant, ne vous fiez pas aux apparences : sur cet oasis artificiel de 17 hectares, le géant n’est pas celui que l’on croit. Avec une fortune dépassant très largement le milliard de dollars (en ces temps de pessimisme économique et financier, épargnons-nous la désobligeante exactitude des chiffres…), et une chaîne d’hôtels de luxe allant des Bahamas à Sun City (Afrique du Sud) en passant par l’Ile Maurice, Sol Kerzner dirige une entreprise qui ne connaît pas la crise.

Inventeur de génie pour les uns, destructeur environnemental pour les autres, ce natif de Johannesburg est à l’origine des plus gros complexes hôteliers du monde et l’ouverture prochaine d’Atlantis The Palm, le 24 septembre à Dubaï, ne dérogera pas à la règle. Le terme « complexe » dénigrerait presque, par son manque d’éloquence, le travail titanesque réalisé depuis plus de trois ans : toboggans géants, espèces tropicales à profusion, plage de sable fin longue d’1,4 km, restaurants gastronomiques multi-étoilés, habitat marin abritant 65000 poissons, chambres dotées des technologies dernier cri. Tout ici n’est que luxe, calme et volupté…version XXL !

Retour à Marseille – L’atterrissage est plutôt brutal ; certes, le soleil est au rendez-vous mais nous sommes loin, très loin, de la démesure et de la débauche de luxe affichée sans complexe par le « Dubaï new look ». Pourtant, depuis quelques mois, la cité phocéenne est secouée par un véritable tremblement de terre médiatique, provoqué par des négociations à couteaux tirés entre opposants et défenseurs du projet de construction d’un hôtel quatre étoiles, en lieu et place de la Sucrerie Giraudon aux Catalans. Lire la suite

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