Archives de Catégorie: Propreté

Plan anti-crise économique : unanimité pour Guérini

guerini-avec-une-mamieUn vote historique s’est tenu ce 12 décembre dans l’enceinte du « vaisseau bleu ». Le budget 2009 du Conseil général des Bouches-du-Rhône adopté à l’unanimité est un bel exemple de rassemblement des forces politiques. Fait unique depuis la libération. Certes, tous ces élus ne partagent pas les mêmes visions mais ils peuvent cependant, et ils le prouvent dans ce vote, trouver un consensus quand la crise frappe à leur porte. Au delà des convergences, la réalité s’impose avec force et brutalité.

Les indicateurs virent au rouge et les prévisions, accordées avec celles de la météo, n’indiquent pas le retour des éclaircies dans le ciel économique français. Ainsi, les mesures annoncées par le chef de l’Etat et la difficile entente avec nos voisins européens laissent planer le doute quant à l’efficacité des plans de relance et leur impact sur les territoires.

Dans cette folle course aux actions de soutien pour l’économie et l’emploi, le Département joue ici une carte majeure plébiscitée par l’ensemble de la classe politique marseillaise. Mais qui seront les grands bénéficiaires de ce plan anti-crise et comment s’articulent ses mesures inédites pour contrer cette onde de choc ? Lire la suite

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Marseille Provence Métropole s’organise dans un consensus gauche / droite

En avant première, Marseille, un autre regard diffuse la liste des délégations fonctionnelles des vices-présidences de la Communauté urbaine de Marseille (MPM) et celle des commissions de travail et d’études.

DÉLÉGATIONS FONCTIONNELLES – LES VICE-PRÉSIDENTS :

Finances et Budget : Jean-Pierre GIORGI (droite)
Ressources Humaines, Moyens Généraux, Juridique : Bernard MOREL (gauche)
Communication : Renaud MUSELIER (droite)
Evaluation des Politiques Publiques Communautaires, Prospective : Jean VIARD (gauche)
Relation avec le CDG : Georges ROSSO (gauche)
Emploi : Sabine BERNASCONI (droite)
Aménagement de l’Espace Communautaire : Patrick MAGRO (gauche)
Opérations d’Amélioration de l’Habitat : Eric LE DISSES (indépendant)
Logement social et d’intérêt Communautaire : Samia GHALI (gauche)
Dispositif de développement local, Prévention de la délinquance : Christian AMIRATY (gauche)
Politique de la Ville : Philippe SAN MARCO (droite)
Transports : Marie-Louise LOTA (droite)
Syndicat mixte des transports, Métropolisation et Financements européens : Patrick MENNUCCI (gauche)
Propreté Traitement des déchets, Eau et Assainissement : Antoine ROUZAUD (gauche)
Gestion des antennes de proximité : Eric DIARD (droite)
Voirie et Grandes Infrastructures Routières : Danièle MILON (droite)
Ports et Aéroport : Claude PICCIRILLO (droite)
Equipements d’intérêt Communautaire : Michel ILLAC (gauche)
Piétonisation et Qualité des espaces Publics : Jean-Louis TIXIER (droite)
Coordination des politiques d’accessibilité aux transports en commun, et des parcs de stationnements communautaires : Gérard CHENOZ (droite)
Incendie et secours, gestion des risques : Vincent BURRONI (gauche)
Cessions gratuites, Préemptions (délégation de signature) : André ESSAYAN (droite)
Relations internationales : Jean-Pierre BERTRAND (indépendant)
Tourisme et valorisation des espaces communautaires périurbains, agriculture périurbaine, sylviculture et viticulture : Christophe MADROLLE (gauche)
Rayonnement de MPM, Marseille capitale de la culture 2013 : Jean-Claude GAUDIN (droite)
Développement durable, Plan, Climat, Maîtrise de l’énergie, HQE : Pierre SEMERIVA (gauche)
Technopoles et Agglomération numérique, Université, Recherche : Francis GIRAUD (droite)

Présidence Commission CAO : François-Noël BERNARDI (gauche)

Lors de la réunion du prochain bureau en accord avec les groupes, le Président donnera une délégation à l’Economie à Guy TEISSIER (droite) et créera une délégation aux relations avec les collectivités locales et territoriales et les EPCI. La Vice-présidence de cette délégation sera donnée à André MOLINO (gauche). Lire la suite

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Municipales : une heure après l’Ifop, un sondage de la Sofrès donne Guérini futur maire de Marseille


Jean-Noël Guérini apprend le résultat des 2 sondages favorables. Il reste résolument dans l’action de sa campagne.


Jean-Claude Gaudin fébrile hier soir en apprenant les 2 sondages négatifs du jour décide, selon l’UMP, de « hausser le ton »

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Le rythme des sondages municipaux marseillais s’accélère considérablement ces dernières heures. Tous mettent en exergue une lame de fond qui donne Jean-Noël Guérini, le leader de gauche, qui mène une campagne effrénée depuis le début septembre 2007, gagnant dans tous les cas de figure contre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin. On apprenait ce soir vers 19h00 via Reuters que les listes de Guérini l’emporteraient par une solide avance de 4 points au 1er tour selon l’Ifop ( 36% pour Gaudin, 40% pour Guérini).

Moins d’une heure plus tard, selon un sondage TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône obtiendrait 51 % des voix contre 49 % à son adversaire UMP au second tour des municipales. Apprenant la nouvelle ce soir en direct sur le plateau de France 3 Méditerranée, la célèbre faconde provençale du maire sortant ne pouvait cacher l’embarras, « Marseille reçoit aussi la température parisienne » riposte-t-il en ajoutant, « Nous assistons à une montée, un peu, du Front national et une stabilité du Modem, ce qui grignote un peu mes positions pendant que M. Guérini reste stable », a-t-il affirmé pour (se?) rassurer.

Les jeux ne sont pas faits pour autant, d’une part parce qu’il reste encore deux semaines de campagne et le vieux briscard de Gaudin réservera encore des surprises, sans nul doute. Pas fait non plus parce que, d’autre part, le savant découpage électoral par secteurs à Marseille rend très difficile les projections possibles en sièges. Reste que la partie s’annonce difficile pour Jean-Claude Gaudin. Ce soir, Gaudin poursuit sa mue, celle d’un homme qui doute, lui qui ne voulais pas même faire campagne il y a encore quelques semaines, faisant trépigner d’impatience quelques-uns de ses lieutenants qui eux, sentaient le vent tourner. L’inquiétude n’était pas tue non plus à l’Élysée ou au siège national de l’UMP.

Pourtant, selon l’enquête TNS Sofres-Logica pour Le Figaro, le maire sortant de Marseille accuserait trois points de retard au premier tour sur son concurrent PS Jean-Noël Guérini, avec 37 % des suffrages contre 40 %. Au deuxième tour, le président du conseil général des Bouches-du-Rhône serait en tête avec 51 % contre 49 % à son adversaire UMP.

 » la tendance est préoccupante » selon Claude Bertrand
Claude Bertrand, directeur de cabinet et principal conseiller politique de Jean-Claude Gaudin, reconnaît néanmoins que «la tendance est préoccupante». Selon lui, la majorité municipale est pénalisée par « la progression du vote-sanction à l’égard du président de la République ». La parade est donc consommée, c’est la faute à Paris.

«Sur le terrain, on n’utilise pas du tout l’argument anti-Sarko», martèle Patrick Mennucci, le directeur de campagne de Jean-Noël Guérini. Lui-même candidat contre l’UMP Jean Roatta dans le 1er secteur (1er et 7ème arr.), qui l’avait battu de justesse aux législatives. L’ancien responsable de la campagne de Ségolène Royal veut plutôt voir dans la progression de son patron la conséquence «de sa crédibilité en matière de gestion, acquise au conseil général, de l’adhésion croissante de la population marseillaise à son projet et du besoin de renouvellement qu’elle exprime. »

Les scores du FN et du MoDem respectivement crédités de 9 % et de 7 % des voix, ce qui semble confirmer le retour d’une partie des électeurs sarkozystes de 2007 vers leur vote traditionnel. Marseille aura bien valeur de test national. L’ex-Vert Jean-Luc Bennahmias, chef de file des bayrouistes marseillais, se voit déjà en profiter, dans le sillage d’une victoire de Jean-Noël Guérini. «Il y aura une majorité nouvelle à Marseille, et nous en ferons partie», confie-il à nos confrères du Figaro. Officiellement, sa liste «démocrate et écologiste» est prête à négocier une fusion avec le «mieux-disant» des deux finalistes «en matière de transparence et de développement durable» . En fait, le MoDem et le PS sont déjà d’accord pour se battre ensemble contre le chantier de l’incinérateur de Fos-sur-Mer, que Jean-Claude Gaudin estime indispensable.

De quoi durcir encore le matelas de sécurité du candidat de la « gauche ouverte ». Celui que n’a jamais trouvé crédible le maire sortant lorqu’il pronostiquait un essouflement de la campagne de son adversaire dès le mois de novembre fort d’un sondage qui donnait M. Gaudin en avance de 10 points sur M. Guérini au deuxième tour. Mais l’écart a fondu comme neige au soleil marseillais au fil des mois, passant à 3 points dans une enquête mi-février avant que les candidats ne soient mis à égalité, toujours au 2e tour, selon un sondage OpinionWay du 21 février. Désormais, le challenger Guérini est devenu le possible futur maire de Marseille.

Téléchargez le sondage TNT Sofres-Le Figaro complet

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Sondage : une dynamique en faveur de la gauche se dessine aux municipales de Marseille selon l’Ifop (26 février 2008)

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Les listes soutenues par le socialiste Jean-Noël Guérini arriveraient en tête au premier tour des municipales à Marseille, devant celles du maire sortant UMP Jean-Claude Gaudin, selon un sondage Ifop-Fiducial, publié il y a quelques minutes par l’agence de presse Reuters.

D’après cette enquête pour Paris Match, les listes de gauche obtiennent 40% des intentions de vote et celles soutenues par la droite 36%. Pour la 1ère fois depuis le début de la campagne, l’Institut de sondage confirme la lame de fond perceptible en faveur des listes « Faire gagner Marseille » de Jean-Noël Guérini qui, en quelques mois, est passé du statut de challenger à celui de possible vainqueur.

Compte tenu de la spécificité du scrutin marseillais, où le maire est élu au suffrage universel indirect, l’Ifop n’a sondé son échantillon qu’en vue du premier tour.

Le rapport de force électoral révèle cependant « une dynamique indéniable en faveur de la gauche, laquelle 25 ans après la dernière élection de Gaston Defferre, serait potentiellement en mesure de reconquérir cette ville symbole », souligne-t-il.

Pour l’institut de sondage, Jean-Claude Gaudin « pâtit sans doute de l’impopularité actuelle du chef de l’Etat et plus localement de la polarisation des Marseillais, quelle que soit leur sensibilité politique, sur la propreté de leur ville (thème prioritaire pour 52% d’entre eux devant l’insécurité) ».

L’autre enseignement de cette enquête concerne le Front national, indique l’Ifop. Avec 11% des intentions de vote, les listes conduites par Stéphane Ravier s’approchent de l’étiage présidentiel de Jean-Marie Le Pen (13,5% le 22 avril 2007 à Marseille) et, surtout, seraient en mesure de se maintenir dans plusieurs secteurs au second tour le 16 mars.

Cette question constitue sans doute l’inconnue majeure de ce scrutin municipal.

Ce sondage a été effectué les 22 et 23 février auprès d’un échantillon de 803 personnes, représentatif de la population de Marseille âgée de 18 ans et plus. (Avec Reuters)

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Municipales 2008 à Marseille : les titans Guérini et Gaudin s’empoignent lors de leur première confrontation

http://www.lepoint.frAujourd’hui, en fin d’après midi, sur les ondes de France Bleue, a eu lieu le premier débat entre le maire sortant UMP, Jean-Claude Gaudin et son opposant de Gauche, Jean-Noël Guérini, par ailleurs patron du puissant Département des Bouches-du-Rhône. Au-delà d’une cacophonie radiophonique entre deux tempéraments méditerranéens bien trempés due à une quasi absence de médiation, d’arbitrage et de direction journalistique, deux lectures peuvent s’apprécier au sortir de cette confrontation in vivo.

Gaudin a compris qu’il peut perdre
Ceux qui attendaient le laminage en règle de Guérini par la célèbre faconde de Gaudin en sont pour leur frais, non seulement il a tenu tête mais il a fait montre d’un répondant qui, sans nul doute, doit augmenter la puissance de la lame de fond perçue ces dernières semaines à Marseille du côté de la Ruche, QG de campagne du patron de la gauche. On apprenait en effet, la veille du débat, dans un sondage LCM-Opinionway réalisé entre le 15 et le 19 février auprès de 1307 Marseillais, une parfaite égalité entre les deux principaux concurrents, égalité remarquable aussi dans les secteurs qui vont faire le futur maire de la Cité phocéenne. Autant dire aussi la perte de 10 point pour l’équipe sortante UMP en quelques semaines.

De quoi irriter Jean-Claude Gaudin qui pensait, il y a quelques jours encore, son élection acquise les doigts dans le nez, et projetait dès lors une campagne aussi courte que possible, fort de sa notoriété (il avait prévu son entrée en lice officielle vers le 9 février). Cette assurance, tentons la « suffisance », n’est plus de mise désormais. Ce faisant, il a entendu les alertes pilotées par le Président Sarkozy de l’Élysée et par ses collègues patrons de l’UMP (Devedjian entre autres), lui intimant l’ordre d’entrer dans la bataille immédiatement, défaits par les calamiteux sondages internes du parti présidentiel dont certaines hypothèses le donnaient perdant. Son avance sondagière officielle fondant comme neige au soleil, naturellement. Pas du tout préparé à cette accélération de calendrier, le site Internet de Gaudin buggait allègrement dans les premiers jours de sa mise en ligne en choisissant des têtes américaines pour illustrer ses administrés marseillais et, plus encore, ses tentes blanches disséminées dans la ville en guise de sièges de campagne par secteur ne sont pas encore toutes opérationnelles à 15 jours du premier tour…

Aux auditeurs que nous fûmes, l’agacement de Gaudin, souvent goguenard, distillant habituellement les formules grand-guignolesques version Pagnol, mais bien senties, pour ne pas répondre aux questions qui fâchent, s’est mué durant le débat, en agressif concurrent. C’est-là, nous semble-t-il, la plus grande victoire de Guérini. Le maire sortant a donc enfin pris conscience qu’il était en train de perdre sa mairie, il est assurément redescendu de son Olympe. C’est heureux pour la confrontation d’idées et, par conséquent, pour la démocratie locale, d’autant que sa main-mise sur la presse régionale est devenue si officielle qu’elle est insupportable aux démocrates que nous sommes, parfois il faut dire stop aux abus et, comme personne ne le fait, Internet est le bon médium, jugez-en par vous même !

Gaudin ce soir a été fébrile, et la voix ne trahit pas, elle a tremblé, s’est muée parfois en celle d’un preux chevalier, alors qu’il était le maître de céans, le baron de sa baronnie, devant défendre avec force son propre territoire, voire même son autorité, désormais contestée… Fait rare, voire unique de mémoire d’observateur. Pas un mot sur son projet ! Pas un ! Il n’a fait que défendre, coûte que coûte, au prix d’une obstruction verbale et d’une volonté de monopolisation de l’échange, nonobstant quelques saillies mordantes, son bilan. Est-ce suffisant ? Vraiment ?

Un premier corps à corps, pas encore un débat
Pour ceux qui attendaient sagement une confrontation d’idées, de projets, la déception est de mise aussi, sans nul doute. Nous avons entendu le combat de deux chefs, une sorte de premier round entre deux hommes qui se côtoient depuis des années, sans se connaître vraiment. Guérini n’ayant de cesse de clamer le respect, la bienséance, la dignité, le rappel au calme. Voilà que les deux fils de Defferre, l’un plus légitime que l’autre selon l’épouse du feu-patriarche de la ville, Edmonde Charles-Roux, ont pris conscience ce soir en offrant à nos oreilles attentives qu’il fallait tourner une page de l’histoire de Marseille.

L’échange a ceci d’incroyable que les deux hommes se sont testés, jaugés et se sont affranchis du père. Ce soir, les deux principaux candidats sont, sans qu’ils s’en s’aperçoivent, devenus adultes, politiquement s’entend, l’un sur le (trop?) tard, à l’âge d’un patriarche, l’autre ayant pris conscience durant sa campagne de ce qu’il était vraiment, un leader. Ils ont joué le rôle d’Abel et Caïn de l’ancien testament ou de la Torah. Devenus libres, ils sont en quête de la reconnaissance de leur nouveau maître, le peuple marseillais. Le propos de leurs échanges décousus s’est centralisé presque exclusivement sur l’histoire, le passé et donc sur les bilans Defferre, Vigouroux, Gaudin. Embarrassés tous deux, qui de le défendre, qui de le stigmatiser pour mieux le récupérer. Personne n’a proposé, les deux forces s’annihilant.

La grande frustration de l’auditeur provient du fait qu’il était curieux d’entendre les deux patrons entrer dans le vif de leur projet. Rien de tel, nous avons assisté à la pesée de deux poids-lourds avant le combat à venir. Ce débat radiophonique n’a été qu’un premier reniflage. Là aussi, selon-nous, l’exercice dans une vision objective mais pessimiste est presque un succès de Guérini qui, de facto, change de braquet dans sa campagne : il n’est plus challenger, c’est le vainqueur potentiel de l’élection municipale de mars prochain et, donc, le possible futur maire de Marseille. D’un autre côté Gaudin, ayant pris conscience de sa possible défaite va sûrement se déchaîner pour sauvegarder son pouvoir, dans le dernier round de son histoire.

Au fond, ce soir, nous venons d’entrer réellement en campagne entre deux rivaux d’égale stature. Par pitié sur quels projets ?

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Municipales- Marseille : pour Gaudin, tout va bien !

www.lefigaro.frL’évidence saute aux yeux : Gaudin et les siens ne pensent pas une seule seconde qu’ils vont perdre… Claude Bertrand, l’omnipotent directeur de cabinet du maire sortant, considère ce dernier « dans une situation optimale ». Quant au principal concerné, dans un entretien cire-pompes de La Provence, il se dit serein. C’est vrai, nous sommes trop chagrins sur ce site. Marseille explose de vitalité. Les preuves pullulent ? Le métro ferme à 21h le soir ! Les rues sont d’une grande saleté ! Le chômage est à 12,5 % ! 28 % des Marseillais sont sous le seuil de pauvreté ! En comptant les déficits de la mairie et de la communauté urbaine, chaque Marseillais est endetté à hauteur de 3 500 euros contre 1 000 euros en moyenne dans les autres grandes villes !
D’où provient ce masochisme de la mairie actuelle ? Où puise-t-elle cette grande sérénité ? Peut-être de la méthode Coué : face à un candidat de la gauche enfin unie, déroulant un programme ambitieux, réaliste et chiffré (à tel point que le maire actuel en pompe quelques idées dare-dare, telle l’ouverture du métro à 23 heures en février ou la piétonisation du Vieux-Port qu’il considérait comme infaisable il y a encore quelques semaines), il faut bien faire mine de décrédibiliser l’adversaire avec les moyens du bord : l’énergie du désespoir.

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Jean-Claude Gaudin n’aime pas les pull-overs serpillières, les cheveux longs et les ongles sales…

Reuters/Libération

Après toute une série d’écarts de langage et de grossièretés lancée à son opposition municipale, (lire notre article : Municipales à Marseille : Pourquoi Gaudin perd-il son sang froid?), Jean-Claude Gaudin, maire sortant UMP de Marseille, s’en prend désormais aux journalistes de Libération. La critique ne manque pas de sel ! Une gaudinade supplémentaire en somme.

En toute légèreté, il a sévi lundi soir au siège du parti sarkozyste, rue La Boétie, à Paris, devant une soixantaine d’étudiants des grandes écoles encartés à l’UMP. Invité pour parler des prochaines municipales, Jean-Claude Gaudin a fait passer un message politique essentiel : on peut être un cancre pour peu que l’on soit «tiré à quatre épingles». Pour sa démonstration, il a cité Christian Estrosi, secrétaire d’Etat à l’Outre-Mer et candidat UMP «autodidacte» à Nice : «Il a beaucoup de talents, il est toujours tiré à quatre épingles ». Non sans égratigner, au passage, son ex-ami ultra-catholique, Charles Millon, ancien ministre de la Défense d’Alain Juppé, fondateur du parti de la Droite libérale-chrétienne, « qui ne sait pas parler français. »

Au milieu de tant de jeunesse, M. Gaudin aura eu l’esprit émoustillé… Il devait lui-même donner un spectacle ravissant… Et, pour se mettre les rieurs dans la poche, le sénateur-maire de Marseille et candidat à la présidence du Sénat a forcé son talent comique : «C’est mieux que les journalistes de Libération que nous reniflons dans les avions avec leur pull-over serpillière, leurs cheveux longs et leurs ongles sales !» Présent dans la salle, son collaborateur Jérôme Clément affirme ne rien avoir entendu de tel. Sans doute avait-il les oreilles bouchées. Toujours est-il que Libération a pu enregistrer les propos, ils ne prêtent à aucune confusion

Au regard de la couverture de ce qui n’est pas encore une campagne électorale, puisque le maire sortant de Marseille entrera officiellement dans la bataille, selon nos sources, le 7 janvier prochain, soit un mois avant ce qu’il avait prévu, les confrères de La Provence doivent être tous manucurés et habillés par les plus grands couturiers ! Pas un jour ne manque à l’appel d’une restitution objective des faits téléphonée de l’Hôtel de Ville…

Tout cela ne serait pas bien grave et même plutôt drôle si le jugement ne semblait être un moteur de décisions politiques importantes. « J’aime Marseille et les Marseillais » martèle-t-il sans cesse. On sait en quoi s’en tenir… Papy fait donc de la résistance pour les complets gris anthracite, les cravates à rayures et toute la panoplie d’une petite bourgeoisie bien pensante et naphtalineuse où l’autre est toujours sale. Nous sommes désormais au jus : courons tous à La Redoute pour être aimé de lui… Puisqu’il vous aime on vous dit !

Sollicité par l’AFP, M. Gaudin a fait savoir par son entourage qu’il ne souhaitait pas réagir. (19h31)

Lire les commentaires « croustillants » sur les sites de Libération, Arrêt sur image ou Rue 89

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