Archives de Catégorie: Législatives 2007

Mennucci, un fils de pub marseillais

Beaucoup de bruits pour rien. Chers lecteurs de « Marseille, un autre regard », notre blog amateur fait le buzz ces dernières 24 heures au sujet d’un article publié dimanche matin et enlevé de nos colonnes quelques heures plus tard. Il s’agissait d’un papier, sans méchanceté aucune, qui cherchait à dresser le portrait de Patrick Mennucci. Pour information, ledit article a été publié par erreur, c’était un premier « jet », non encore relu et corrigé. C’était sans compter sur la dextérité et l’appétit de ceux qui répercutent plus qu’ils ne cherchent à comprendre ou à  informer.

Ainsi donc, un blogueur bloguant plus vite que son clavier aurait commis un meurtre par procuration informatique !  A la manière d’un mauvais rapport de police, sous tendu par une vision éminemment populiste de la toile, l’article lâche en pâture un nom qui aurait cherché à transformer son clavier en arme du crime.

Cette vision de la réalité et cette lecture de « Marseille, un autre regard« , qui ne fonctionne pas avec la meute (est-ce une défaut?), nous rappelle une image du temps jadis, quand la télé n’avait pas fait du spectacle son pain quotidien. Un journaliste mettant face à face Jean Marie Le Pen et Bernard Tapie avait cru bon de dégainer de son bureau une paire de gants de boxe. « Mise en scène », affirma-t-il plus tard, penaud.

Ceux qui s’inventent ces guerres pichrocholines mettront-ils les mêmes mots en page demain. Ou feindront-ils de croire qu’aussitôt écrit, aussitôt effacé, pour le bonheur d’une mise en scène qu’ils réalisent besogneusement? Le web, Marseille et notre démocratie, méritent mieux que ces gants de boxe, ces vaines rumeurs.

Comme un fait entendu, Dominique Wolton, directeur de l’Institut des sciences de la communication du CNRS, stigmatisait samedi dans Libération les dérives populistes du Net : « sans une séparation vigoureuse, y compris sur Internet, entre vie publique et privée, on risque d’aboutir à une logique de dénonciation, de corbeau. »

Car enfin, il n’a jamais été question pour nous de tuer qui que ce soit et encore moins Patrick Mennucci mais de rappeler des faits au moment où le directeur de campagne de Michel Vauzelle déclarait récemment à La Provence être candidat aux prochaines législatives. La politique est l’art du « coup d’après », mais nous trouvions cela prématuré et peu respectueux pour les électeurs. Ni plus, ni moins.

Alors voilà l’article en question, revu et (légèrement) corrigé :

« Y’a un problêême? Je ne vois pas de problêêmes, donc Y’a pas de problêêmes ! » Usant volontiers des syllogismes, Patrick Mennucci est un pur produit de la classe politique marseillaise. Il en connaît toutes les arcanes. De l’inextricable appareil socialiste national aussi. Volontiers gouailleur, charmeur, intelligent, provocant, fin à ses heures, c’est aussi un bulldozer qui passe souvent en force.

Pourtant, on perçoit la sensibilité sous la solide carapace et la voix de stentor. Un romantique qui sait ? C’est d’abord un homme politique qui aime le pouvoir. « J’ai fait l’école du vice » répète-t-il à l’envi, à savoir celle du Mouvement des Jeunes socialistes, sans se départir de son large sourire.

Rien d’irréprochable, bien des hommes politiques ont cette tare. On ne fait pas de la politique par hasard, le désir d’être aimé et reconnu en est sûrement l’un des moteurs communs. Les psychanalystes, les philosophes et tous les sages le discerneraient bien vite. Reste que certains élus sont plus humbles, plus pragmatiques aussi. Lire la suite

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Régionales en Paca : le nationaliste Bompard fulmine mais reste dans la galaxie Sarkozyste via le MPF. Objectif : Tuer Le Pen!

J’y suis, j’y suis plus, mais j’y reste. Selon un communiqué, non repris par la presse mais publié sur son blog, Jacques Bompard, maire d’Orange (ex Front National) et candidat aux élections régionales en région Paca (Ligue du Sud) indique : « qu’il reprend sa liberté de réflexion et d’action » face au Parti de Philippe de Villiers (le Mouvement pour la France), fraîchement ré-intégré dans la galaxie Sarkozyste (UMP), sans que l’on comprenne vraiment ce que ces termes recouvrent.

Dehors ou dedans ? Quitte ou reste ? Ledit de Villiers marchant lui-même sur des œufs, bafouillant un : « Jacques Bompard est un ami. Il a une fermeté de convictions alliée à une vraie réussite locale. Mais je soutiens la liste de la majorité présidentielle en Provence-Alpes-Côte d’Azur et sa tête de liste, Thierry Mariani. »

Gaudin, le maître d’œuvre ?

Un rendez-vous avec jean-Claude Gaudin, maire de Marseille et patron des investitures nationales pour l’UMP, a eu lieu, dit-on. Tous les acteurs démentent, au premier rang duquel Jacques Bompard lui-même. Tous ont intérêt à nier, c’est un fait. La cible étant Jean-marie Le Pen et son dernier baroud électoral d’honneur. D’autant qu’il est donné à 19% par le dernier sondage iSama (commandé par l’équipe Vauzelle). Chiffre gonflé mais dangereux. Soit.

Si le vieux cacique frontiste fait plus de 10% au 1er tour des régionales, c’est la victoire assurée pour Michel Vauzelle (PS) et la déconfiture pour l’improbable Thierry Mariani (candidat UMP choisi, non par les militants, fait unique en France, mais par l’Élysée pour sa haine, entre autre, de… Jacques Bompard… tous deux élus sur les mêmes terres : Valréas-Orange dans le Vaucluse).

Les UMP 13 n’y croient pas

Un calcul trop parisianiste, trop politicien pour les militants Ump marseillais : « Sarko offre une bataille à Mariani pour des affaires hyper locales dans le Vaucluse. »

« Thierry est un mec bien, mais il n’est pas connu à Marseille, confie Ahmed qui a adhéré à l’UMP durant la présidentielle, ses positions sur les tests ADN pour les étrangers candidats au regroupement familial sont difficiles à défendre ici ». Autant dire dans les Bouches-du-Rhône, soit 50% de l’électorat régional… Même s’il précise qu’à « Nice, il va emballer ! ». « Thierry est un warrior, un fighter, mais il n’a aucune prise sur la réalité de nos vies. Personne ne le connait. L’opposé de Bernard Tapie. »

Entendre çà à Marseille est un drame pour n’importe quel candidat… Surtout lorsque les commentaires proviennent de son propre camp…. Ville rebelle, il faut l’aimer pour la comprendre ! Voilà bien une erreur de débutant. Tous s’y sont cassé les dents. Tous n’étaient pas marseillais cela dit… Mais tous avait compris l’enjeu avant de se présenter. Le Cévennol Gaston Defferre en premier.

Le discours militaire, intransigeant, sécuritaire, blanc, catholique, à Marseille, même à l’Ump, à des limites. Il fonctionne dans quelques quartiers du sud de la ville. Bien loin des supposés 400 000 musulmans marseillais, même de droite… Erreur de casting ?

Le projet de Sarkozy lui échappe…

Quoi qu’il en soit voilà bien une impossible configuration pour l’hyper-président… Sarkozy devait tenir deux meetings (Nice et Marseille) pour soutenir son candidat et haranguer ses troupes mais, semble-t-il, l’idée de lui re-configurer une posture présidentielle, après son intervention télévisuelle sur TF1, aurait calmé ses ardeurs. Il se replace désormais au-dessus des partis. Nous restons vigilants sur l’info néanmoins… Viendra ou viendra pas ? On a plusieurs dates et lieux à vous fournir… L’Élysée cafouille pour sûr…

Reste que Jacques Bompard, qui fût un penseur de la première heure du Front national, du temps où il faisait 1%, viscéralement nationaliste, auteur de quelques ouvrages nostalgiques (« France, ton agriculture doit vivre » ed C.E.R.C.E. – 1987, bradé 7 € sur primeminister), paillard à ses heures, qui aime montrer ses fesses aux copains, surtout en Camargue autour de balades à cheval, s’est trouvé de nouveaux copains niçois pour soutenir l’ identité provençale : « les Identitaires », ses principaux soutiens azuréens, dont Philippe Vardon, président de « Nissa Rebela », propulsé directeur et porte-parole de la campagne dans le 06 : « C’est une fierté d’accueillir les identitaires, une force jeune qui s’intéresse à la chose publique avec talent, dynamisme et entrain », souligne-t-il.

Un vrai facho… bien utile

Lesdits « identitaires », curieux groupuscule nationaliste (où se côtoient les nostalgiques de l’antique romanité et de l’italianité naissante, post risorgimentale, très mussolinienne), invitent leurs aficionados à venir les rejoindre avec cet appel : « Face à la violence de la racaille et devant la démission des pouvoirs publics. Face à leurs responsabilités élémentaires ; les Identitaires organisent – en collaboration avec de nombreux jeunes niçois et des commerçants du centre-ville – une manifestation intitulée « MAITRES CHEZ NOUS » – n’abandonnons pas notre ville à la racaille. »

Rien que de très compréhensible en termes d’union… Les amis se retrouvent… Sauf que Le Pen les pensait fidèles à sa cause… Voilà pourquoi aussi, entre autres, Jacques Bompard se radicalise et indique dans son communiqué, passé inaperçu :

 » Lorsque Philippe de Villiers est entré dans le comité de la majorité présidentielle, j’ai fait part de mes doutes. Cependant, j’ai noté que le M.P.F. entrait dans ce comité pour ancrer la majorité à droite.

On juge un arbre à ses fruits et force est de constater qu’il n’existe aucun ancrage à droite de cette majorité. Bien au contraire, sur de nombreux points essentiels, on peut constater un ancrage à gauche, parfois même très à gauche. On pourrait en citer de nombreux exemples.

J’en retiendrai deux récents. L’un dans le domaine des idées, l’autre dans les faits.

Dans le domaine des idées, lorsque Eric Besson a déclaré à La Courneuve : «La France n’est ni un peuple, ni une langue, ni un territoire, ni une religion, c’est un conglomérat de peuples qui vivent ensemble. Il n’y a pas de Français de souche, il n’y a qu’une France du métissage». Le M.P.F. n’a émis aucune critique, aucune réserve. J’ai écrit à Philippe de Villiers pour lui demander de réagir. Sans résultat.

Dans le domaine des faits, voici quelques jours, 128 clandestins ont débarqué en Corse. Qu’a fait le gouvernement par la voix du ministre Eric Besson ? Il a demandé que ces clandestins soient remis en liberté. Là encore, le M.P.F. n’a rien dit.

Au regard de son évolution depuis 2007, il n’est pas exagéré de constater que le M.P.F. n’existe plus en tant que mouvement autonome, qu’il s’est dissous dans l’U.M.P. Dans ces conditions, j’ai plaisir à constater que j’ai eu raison de reprendre ma liberté de réflexion et d’action en créant en toute indépendance, avec mes amis, la Ligue du Sud. »

L’arme sarkozyste est plutôt bien élevée. L’Élysée ne souhaite que 2 ou 3 % pour cette liste non ? De quoi pouvoir faire gagner le copain Mariani… Le reste « on s’en fout! » aurait-il éructé  au sortir d’une réunion d’organisation électorale hier au palais présidentiel… Tout baigne !

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Valérie Boyer, (députée des Bouches-du-Rhône) : une ascension qui dérange. Surtout à l’UMP…

valerie boyerChoisie en 2001 par l’équipe Gaudin pour redonner un coup de jeune à la droite marseillaise, Valérie Boyer, ancien cadre hospitalier, a su profiter de cette belle opportunité pour devenir un personnage politique qui compte.

« Enthousiaste et  plutôt sympathique, elle faisait partie d’un vivier qu’on regardait d’un œil bienveillant. C’était bien pour notre camp. »  se souvient, entre nostalgie et paternalisme, Renaud Muselier. Sauf qu’aujourd’hui son ascension, quelque-fois comparée à Ségolène Royal pour ses prises de positions sociétales, fait grincer beaucoup de dents, à commencer par « celui qui l’a fait naître » en politique, Jean-Claude Gaudin.

Ayant, contre toute attente, mis fin à la dynastie de la famille Masse dans la 8ème circonscription de Marseille, la candidate UMP s’offrait six ans plus tard une belle victoire politique qui allait la conduire directement sur les bancs de l’Assemblée Nationale. Le voyage initiatique en politique venait alors de commencer : Obésité infantile, lutte contre l’anorexie, proposition de loi sur les retouches photos dans la presse, allongement du congé maternité, l’achat des fruits et légumes avec les tickets repas, remboursement de la pilule contraceptive…

Autant de dossiers qui lui permettent d’occuper régulièrement le paysage médiatique. Plus rien ne semble devoir arrêter Valérie Boyer. Sauf, peut-être, les caciques UMP locaux…

Victime du redécoupage électoral ?
A l’entendre certainement. Tandis qu’un consensus méridional sur le redécoupage électoral se mettait en place entre le préfet Michel Sappin, le sénateur-maire Jean-Claude Gaudin et le Président du Conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël Guérini, la députée montait au créneau pour défendre sa circonscription.

Lors de la dernière réunion du groupe UMP, elle fit une entrée fort applaudie, en lançant : «Je suis spoliée de la moitié de ma circonscription, et ce sont les bons bureaux». Peut être parce que la dynamique députée ose dire tout haut ce que beaucoup pense tout bas dans les rangs silencieux de la Sarkozie.

Ne pouvant cacher sa colère après avoir découvert dans la presse le projet préfectoral de redécoupage, réalisé sans concertation avec les députés sortants, Valérie Boyer a vite fait les calculs et compris que ledit redécoupage se ferait au détriment de son avenir politique. Cette circonscription législative, arrachée de haute lutte en 2007, deviendra plus que compliquée à conserver en 2012 après les retouches du secrétaire d’État à l’Intérieur Alain Marleix.

Craignant que ce qui fut jadis son tremplin ne se transforme en un véritable guet-apens, la députée s’est alors largement épanchée, dans la presse notamment, sur son sort. Autant de confidences et de déclarations qui n’ont pas manqué d’envenimer des rapports déjà fort tendus avec le maire de Marseille, peu avare en menaces. Lire la suite

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Marseille : Bruno Gilles bétonne-t-il le 4e arrondissement ?

bruno-gilles-renaud-muselierSi vous posez cette question au sénateur-maire UMP du 3e secteur de Marseille, il vous répondra, de son air bonhomme, presque la main sur le cœur : « Allons, je suis né aux Chutes-Lavie, j’allais quand j’étais petit au parc Longchamp, j’y emmène mes enfants le dimanche. Allons. »

Si l’homme est sympathique, dynamique, il n’en reste pas moins qu’il défend deux projets de parkings dans le 4e arrondissement qui font jaser. Qui affolent même les riverains.

Le premier, d’abord, à Vallier, a débuté cette semaine. Un parking en silos de trois étages, évidemment moins cher en coût de construction qu’un parking souterrain mais esthétiquement comparable à une verrue digne des pires chantiers des années 60. Ce parking fait disparaître le terrain de basket très apprécié des jeunes. Des jeunes qui, pour accéder à ces rares terrains de sport en centre-ville, devaient jusqu’à présent escalader les grilles. Car à Marseille, faire du sport en centre-ville relève du parcours du combattant.

Deuxième exemple, le parking Longchamp, qui voit une opposition grandissante devenir de plus en plus bruyante et déterminée. Le 6 août 2008, la Ville a accordé à une société privée l’autorisation de construire un parking géant de plus de 500 places dans le site classé du jardin Longchamp. Là où Bruno Gilles jouait quand il était minot.

Si ce projet se réalise, c’est presque un quart du jardin couvert d’arbres centenaires en parfaite santé qui va disparaître et être remplacé par une dalle et des plantes en pot. « Usagers et riverains respireront le bon air des bouches d’aération en surface. » Une manifestation aura lieu le 14 février, pour dénoncer ce que SOS Longchamp, l’association créée pour contrer le projet, qualifie « de massacre. »

Lors de l’inauguration du parking de la gare de la Blancarde en janvier 2008, celui-là incontesté, Bruno Gilles affirmait : « Jean-Claude Gaudin, Renaud Muselier et moi même travaillons au désengorgement automobile et à la diminution des difficultés de stationnement dans notre secteur. » Tout le monde alors applaudissait dans un quartier transformé par l’arrivée des deux lignes de tramway mais asphyxié par le nombre de voitures stationnées en surface.

Un an après, le magnifique parking de la Blancarde est loin de faire le plein. Il faut dire que dans le quartier, les riverains préfèrent scier les potelets et se garer sur les trottoirs.

Nous sommes là face à une schizophrénie du maire de secteur : une trop grande tolérance en surface qui autorise tout le monde à utiliser l’espace public comme il l’entend, face au bétonnage de lieux nécessaires pour que les habitants du 4e touche du doigt une certaine qualité de vie. On ne peut effectivement pas faire plaisir aux sociétés de parking et aux simples riverains.

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Redécoupage des circonscriptions législatives : une difficile arithmétique

decoupage-electoral2012, c’est déjà demain. Dans la perspective des prochaines élections législatives, le chantier du redécoupage des 577 circonscriptions est définitivement lancé. Le code électoral prévoit en effet une redéfinition obligatoire après deux recensements de la population afin de garantir une représentativité équitable des circonscriptions.

Or, depuis le dernier en date réalisé par Charles Pasqua en 1987, aucun ajustement n’a été pratiqué en dépit des évolutions démographiques faisant passer la France de 55 à 63 millions d’habitants.

Désormais, il devrait y avoir un député pour 125.000 habitants, contre un pour 108.000 actuellement.  Le gouvernement à confié à Alain Marleix, secrétaire d’État à l’Intérieur et aux Collectivités territoriales, le soin de remédier à cette situation en limitant les disparités territoriales.

Un tiers des départements devrait rester inchangé, l’autre tiers devrait être simplement remodelé, et le dernier tiers devrait connaître un véritable redécoupage électoral. La nouvelle carte électorale devrait être adoptée définitivement avant le début de l’été 2009. Tour d’horizon. Lire la suite

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Congrès du PS : la ligne est claire, du moins dans les Bouches-du-Rhône

Moi, combien de divisions ? C’est à peu près ce qu’ont dû se dire les éléphants du Parti socialiste ces dernières semaines en vue de peser sur le prochain congrès de Reims à la mi novembre. Par un rituel immuable, chaque courant, chaque leader, doit pouvoir gonfler ses rangs afin de déposer sans rougir une contribution générale (c’est à dire exclusive) ou thématique.

La seconde étape est plus subtile. Selon le nombre de signataires de chacune des contributions générales, les chefs de clans décident de négocier un ralliement avec une autre contribution ou de se lancer seuls dans la bataille. C’est là qu’intervient le dépôt des motions. Lesdites motions étant soumises aux suffrages des adhérents socialistes pour faire émerger une majorité de gouvernement interne et, à son sommet, un premier secrétaire, présidentiable ou non. Pour beaucoup, c’est l’enjeu.

Aujourd’hui donc, le Parti socialiste est en effervescence. C’est le dernier jour de la 1ère étape, celle de l’enregistrement des contributions. Et tous les dépositaires de contributions n’ont pas ménagé leur peine pour créer du buzz et amener les adhérents à signer leur texte en ligne : Laurent Fabius souhaite « reconstruire la gauche », Martine Aubry tente « une vision pour espérer, une volonté pour transformer », Ségolène Royal veut « combattre et proposer », Bertrand Delanoë aspire à la « clarté, courage et créativité », quant aux reconstructeurs, courant mené par Pierre Moscovici, ils ont « besoin de gauche », pas moins que les « reconquêtes » d’Henri Emmanuelli et Benoît Hamon. Lire la suite

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Gaudin – Guérini : le duel se poursuit pour le Sénat

Discrètement mais sûrement, les élections sénatoriales battent leur plein. Le vote, prévu le 21 septembre prochain, verra s’opposer les deux ténors de la dernière municipale de Marseille, Jean-Claude Gaudin pour la liste UMP et Jean-Noël Guérini pour la liste socialiste unie, probablement, au parti communiste.

Avec un scrutin au suffrage indirect, l’intérêt du grand public paraît faible. Pourtant, cette élection cache des enjeux importants et différents pour les deux rivaux.

Pour le maire de Marseille, l’élection au « plateau », c’est à dire à la présidence du Sénat, est un rêve de longue date, souvent déçu. L’enjeu n’est pas moindre pour le président socialiste du Conseil général.

Jamais en effet il n’aura été si bien placé pour emporter un ou deux sièges supplémentaires dans les Bouches-du-Rhône. Une revanche ? De quoi poursuivre assurément sa montée en puissance pour l’avenir et se positionner en incontournable faiseur de roi lors du congrès socialiste de Reims, en novembre prochain.

Sitôt l’accord de cogestion entre la droite et la gauche signé à la Communauté urbaine de Marseille (MPM), les deux « G » se sont donc mis au travail d’arrache-pied. Lire la suite

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